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Très bon
4 février 2026
La formule de Witch Watch oscille entre comique (beaucoup) et action (un peu). Le récit débute lorsque Nico, jeune sorcière, déménage en ville pour se placer sous la protection de son ami d’enfance, Morihito, un familier de la race des ogres, qui se distingue du lycéen ordinaire par sa force surhumaine. Une cohabitation complétée d’autres protecteurs qui donne lieu à un gag manga, où les histoires comiques autour de sortilèges douteux ou ratés s’enchaînent.
Mais il y a un autre versant : La sombre prophétie qui a amené Nico à être mise sous la protection de Morihito et des trois autres garçons. Il y a eu plusieurs prémices à cette menace, sous forme d’attaques ou d’altercations avec des mages noirs, dont la dernière en date remonte au tome 10. Et inutile de faire durer le suspense, surtout qu’ils sont sur la couverture : le grand affrontement démarre dans ce tome.
Celui-ci, comme souvent est divisé en deux parties. Dans la première nous avons la suite du quotidien de nos héros, avec tout de même un développement sur la romance principale : Morihito prend enfin conscience de ses sentiments pour Nico, mais les garde pour lui pour le moment. Ensuite, le mangaka reprend ses classiques comiques avec un jeu vidéo amateur qui passionne le quatuor : un meurtre en huis clos dans une cabane en montagne. Presque un poème, s’achevant sur une chute astucieuse.
Ensuite Miharu et Jekyll, avec leur nouvelle amie Fran, une scientifique qui contrôle à distance un robot à l’image d’elle-même, donnent un coup de main à un spectacle de super-héros, tendance Kamen Rider. Une belle démarche, mais qui dérape complètement en raison d’un équipement de pointe au concept plus que douteux. Puis c’est Kanshi qui se trouve victime d’un sort de Nico aux effets inverses de ceux prévus : il est censé faire rire les autres à ses blagues, mais c’est lui qui devient victime du rire des autres !
C’est toujours aussi drôle, mais l’ambiance change radicalement dans la seconde partie avec les hostilités attendues depuis longtemps. Le récit bascule vers le shônen d’action avec une série de duels parallèles. On débute la phase des combats avec une attention apportée à Keigo, le loup-garou, face à un mage qui l’empêche de se transformer, tandis que Miharu, le vampire, est tenu à distance par une épéiste qui tranche l’air.
Donc, nous y voici : si Kenta Shinohara est un maître de la comédie et du gag, avec un passage par l’aventure remarqué avec Astra - Lost in space, il reste maintenant à voir si les combats sérieux, et dramatiques, à base de pouvoirs vont bien s’intégrer à Witch Watch. En ce sens, il suit le modèle de son mentor Hideaki Sorachi, auteur de Gintama, dont on espère la même réussite — et les premiers essais sont encourageants.
Par Guillaume BOUTET
Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.
Witch Watch T.13. Par Kenta Shinohara. Traduction : Sophie Piauger. Soleil Manga, collection "Shonen". Sortie le 5 février 2026. 192 pages. 7,29 euros.
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