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Pas mal
27 mai 2026
Après la trahison d’Akio, la famille Kagemori l’interroge, mais la situation dérape quand ses Tsugai (spectres surnaturels liés aux personnages) semblent avoir été piégés et provoquent une terrible explosion qui permet à Akio de s’échapper.
Hiromu Arakawa revient sur les conséquences immédiates de cet événement : la possible implication du village de Nishino, soi‑disant détruit depuis longtemps, soulève des questions anciennes et relance les soupçons entre factions rivales.
Parallèlement, dans le monde inférieur, les factions du village de Higashi complotent pour s’emparer de Yuru, tandis que Hana, jouant l’innocence, se retrouve mêlée à des manœuvres ambiguës ; une nouvelle explosion marque la fin du volume et laisse l’intrigue en forte attente.
Tout ce qui fait le sel (et la signature) de l’auteure Hiromu Arakawa se retrouve dans ce volume : sa capacité à mêler action et mystère, un tempo nerveux, des révélations arrivant au compte‑gouttes et des ellipses permettant de maintenir une attention constante.
La construction de ses personnages demeure aussi le point fort de notre mangaka ; même les seconds rôles gagnent en densité psychologique, tandis que les rapports fraternels, ambivalents et conflictuels, donnent au manga une profondeur émotionnelle bienvenue.
Ainsi, la scène d’interrogatoire qui se transforme en chaos offre un bon exemple du mélange de réalisme social et de fantastique propre à la série : Arakawa installe d’abord la tension humaine, puis laisse le surnaturel intervenir de façon brutale, déstabilisante, ce qui réinvente la portée dramatique de ce chapitre.
Côté esthétique, le dessin est toujours aussi précis et expressif, avec des scènes d’explosion et d’émotion bien rendues.
(12 tomes sont parus actuellement au Japon ; la sortie du #10 chez nous est annoncée par Kurokawa pour début juillet 2026).
Par Milan MORALES
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