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Mickey au Couvent

Par Kelian NGUYEN 26 novembre 2025 
Le couvent Sainte Cécile à Grenoble héberge depuis quelques années les éditions Jacques Glénat, ainsi que le Fonds Glénat pour le patrimoine et la création. Il accueille jusqu’au 18 avril 2026 une exposition dédiée à Mickey Mouse. Un événement en résonance avec la grande célébration de la bande dessinée," Epopées graphiques", une exposition de 450 planches iconiques organisée en ce moment au Musée de Grenoble. Une bonne raison pour faire un saut, le temps d'un week-end, dans la capitale du Dauphiné.

Découpée en trois parties, l’exposition Mickey, Tout à commencé par une souris célèbre, trois ans en avance, le centenaire (1928) de la souris la plus célèbre du monde dans le cadre prestigieux du siège social grenoblois de son éditeur français.

Mickey au Couvent
L’impressionnante bibliothèque (uniquement de bandes dessinées) qui surplombe le couvent.
Bruno Griveau (Commissaire général à g.), Pierre Lambert (Co-Commissaire expert en animation) et Jacques Glénat (Editeur et collectionneur) inaugurent l’exposition

Tout à commencé par l’animation

Dans le chœur de l’ancienne chapelle, une silhouette familière se découpe dans le porche qui mène la bâtisse. Nous aboutissons à une haute salle décorée par les splendides vitraux dessinés par Joost Swarte qui éclairent une monumentale bibliothèque. À ses pieds, un îlot noir et rouge intitulé Mickey de Pellicule. Une section qui revient sur les inspirations graphiques de l’emblème de la compagnie Disney, mais aussi et surtout sur ses premiers dans le dessin animé. Story-boards, model sheets, celluloïds -tous originaux et rares- en grand nombre, car ils sont souvent exposés ici pour la première fois au public.

Celluloïd de "L’Apprenti sorcier", extrait du film Fantasia (1940)
Story-Board du court-métrage une "partie de pêche" de Walt Disney Production.

La suite de la visite se poursuit dans le couvent attenant. Les deux ailes habituellement consacrées aux expositions temporaires délimitent ici les deux derniers espaces de la visite. Le premier de ceux-ci est intitulé Mickey de papier et s’intéresse aux Mickey en BD passés et présents déployés dans les premières publications de l’univers de Disney avec notamment, en vis-à-vis, le tout premier numéro du Journal de Mickey en France et la planche originale de l’un de ses strips figurant en couverture représentant Grognedur l’Ogre dessiné par le premier grand dessinateur caché derrière la signature de Disney : Floyd Gottfredson.

Les très beaux strips de "Grognedur l’Ogre" dessinés par Floyd Gottfredson publiés en couverture du premier numéro du Journal de Mickey en France en 1934.
Le tout premier Journal de Mickey publié par Paul Winkler en France (1934)

Les strips originaux américains des années 1930-40, aux dimensions impressionnantes et à l’encrage impeccable font face à l’une des plus « grande fierté » de la carrière d’éditeur de Jacques Glénat : les créations européennes contemporaines estampillées « Glénat/Disney ». Le natif de la Capitale des Alpes est heureux d’inaugurer ce parcours, lui qui été « abonné » aux illustrés de la firme de Burbank.

Un impressionnant strip de Loisel pour Café Zombo
Les différents albums des années 1930 à l’effigie de la célèbre souris.

Ainsi Loisel, Cosey, Nesme, ou encore le régional de l’étape Keramidas s’inscrivent sur ces cimaises dans la longue continuité de l’un des personnages les plus emblématiques de la pop culture d’aujourd’hui.

Contraste : une niche votive de la façade est occupée par un "Poulet-Pouet" à l’effigie de Mickey.

Une mascotte de la Walt Disney Compagny qui a suscité, dès sa naissance, une montagne de produits dérivés. Ils composent la troisième et dernière partie de l’exposition, intitulée Mickey 3D. Service à thé, peluche au sourire cauchemardesque, Lego ou « petit Pouet-Pouet » comme les surnomme affectueusement Jacques Glénat, madeleine de Proust de bons nombre d’enfants devenus pour certains des artistes contemporains dont les œuvres sont présentes dans l’exposition.

Les objets dérivés de Mickey ont une physionomie changeante qui reflète chaque âge de l’évolution du héros.
Un "collector" un peu particulier : le trophée remis par la firme Disney aux éditions Glénat en 2017 pour honorer ses créations Disney.

Si les trois espaces sont peuplés uniquement d’originaux pour la plupart d’une rareté sans égale, l’exposition Mickey, Tout a commencé par une souris est néanmoins trop courte. Dès lors, pour prolonger le plaisir de voir de belles choses il est possible , avec le même billet, de visiter le cabinet Rembrandt et ses centaines de gravures remarquables.

Par Kelian NGUYEN

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