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Découpée en trois parties, l’exposition Mickey, Tout à commencé par une souris célèbre, trois ans en avance, le centenaire (1928) de la souris la plus célèbre du monde dans le cadre prestigieux du siège social grenoblois de son éditeur français.
Tout à commencé par l’animation
Dans le chœur de l’ancienne chapelle, une silhouette familière se découpe dans le porche qui mène la bâtisse. Nous aboutissons à une haute salle décorée par les splendides vitraux dessinés par Joost Swarte qui éclairent une monumentale bibliothèque. À ses pieds, un îlot noir et rouge intitulé Mickey de Pellicule. Une section qui revient sur les inspirations graphiques de l’emblème de la compagnie Disney, mais aussi et surtout sur ses premiers dans le dessin animé. Story-boards, model sheets, celluloïds -tous originaux et rares- en grand nombre, car ils sont souvent exposés ici pour la première fois au public.
La suite de la visite se poursuit dans le couvent attenant. Les deux ailes habituellement consacrées aux expositions temporaires délimitent ici les deux derniers espaces de la visite. Le premier de ceux-ci est intitulé Mickey de papier et s’intéresse aux Mickey en BD passés et présents déployés dans les premières publications de l’univers de Disney avec notamment, en vis-à-vis, le tout premier numéro du Journal de Mickey en France et la planche originale de l’un de ses strips figurant en couverture représentant Grognedur l’Ogre dessiné par le premier grand dessinateur caché derrière la signature de Disney : Floyd Gottfredson.
Les strips originaux américains des années 1930-40, aux dimensions impressionnantes et à l’encrage impeccable font face à l’une des plus « grande fierté » de la carrière d’éditeur de Jacques Glénat : les créations européennes contemporaines estampillées « Glénat/Disney ». Le natif de la Capitale des Alpes est heureux d’inaugurer ce parcours, lui qui été « abonné » aux illustrés de la firme de Burbank.
Ainsi Loisel, Cosey, Nesme, ou encore le régional de l’étape Keramidas s’inscrivent sur ces cimaises dans la longue continuité de l’un des personnages les plus emblématiques de la pop culture d’aujourd’hui.
Une mascotte de la Walt Disney Compagny qui a suscité, dès sa naissance, une montagne de produits dérivés. Ils composent la troisième et dernière partie de l’exposition, intitulée Mickey 3D. Service à thé, peluche au sourire cauchemardesque, Lego ou « petit Pouet-Pouet » comme les surnomme affectueusement Jacques Glénat, madeleine de Proust de bons nombre d’enfants devenus pour certains des artistes contemporains dont les œuvres sont présentes dans l’exposition.
Si les trois espaces sont peuplés uniquement d’originaux pour la plupart d’une rareté sans égale, l’exposition Mickey, Tout a commencé par une souris est néanmoins trop courte. Dès lors, pour prolonger le plaisir de voir de belles choses il est possible , avec le même billet, de visiter le cabinet Rembrandt et ses centaines de gravures remarquables.
Par Kelian NGUYEN
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