Bon
20 mai 2025
Rien ne semblait destiner les deux protagonistes de cette histoire à se rencontrer. Leurs caractères sont diamétralement opposés : lui est rayonnant, optimiste, calme et discret, quand elle est une bourreau de travail, râleuse et caractérielle. Pourtant, le hasard – ou plutôt l’ironie de la vie – les a unis par une étrange coïncidence : ils portent exactement le même nom. Tous deux s’appellent Andréa Martin. Un prénom mixte et un nom de famille parmi les plus répandus en France…
Il n’en fallait pas plus pour semer la pagaille dans les fichiers de la sécurité sociale, qui a échangé leurs courriers, provoquant leur improbable rencontre. Dans cette histoire, c’est comme si le jour et la nuit se côtoyaient, et peut-être apprenaient à s’éclairer mutuellement. Seulement, le jeune homme cache quelque chose qui pourrait bien tout changer.
Sur fond d’histoire typique de film de Noël romantique, un peu vue et revue, les étoiles ne brillent que dans le noir est un récit bouleversant à l’ambiance assez spéciale. Tout au long de l’album, une ambiance teintée de nuances rosées et violettes domine la palette chromatique, en harmonie avec le thème abordé. Ce qui est aussi intéressant graphiquement, c’est le contraste fait entre les deux personnages principaux : Andrea Martin – l’homme – est des plus lumineux, quand son homonyme féminin, elle, est plus sombre.
Ce qui colle d’entrée de jeu avec leur personnalité. Malgré le fait que l’originalité ne soit pas toujours au rendez-vous, cette histoire nous saisit par sa tendresse, sa légèreté et son mystère (bien qu’un peu prévisible), jusqu’à son final des plus poignants.
On ressent dans cette histoire le fait qu’elle soit inspirée de la vie de l’autrice. Un récit qui fait réfléchir à propos de nos relations, de la vie, de ce que nous en faisons, rappelant qu’il faut en profiter à chaque instant. Le tout à l’image de la pagination de l’album, pourtant assez généreuse, mais que l’on parcourt rapidement, rappelant à quel point la vie, elle aussi, file à toute allure (ambiance, ambiance). Malgré que le tout soit bien exécuté, on reste un peu sur notre faim, entre autres à cause de cette fin. À certains égards — y compris dans le choix du titre — cette lecture peut faire penser au film Nos étoiles contraires.
Par Rémi BARNAULT
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Les étoiles ne brillent que dans le ciel est en vente aux éditions Le Duc, à 19,90 €.