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Bon
25 juin 2026
À force de vivre à la cour intérieure, Karin découvre que tout le monde joue un rôle dans la politique, que ce soit volontairement ou non. Même les enfants sont des pions pour les adultes avides de pouvoir. C’est le cas du jeune prince Bo, fils de la grande concubine Ga, qui se voyait déjà fiancé à une petite fille de son âge, issue d’une famille influente.
Ce fut toutefois l’occasion d’en apprendre davantage sur sa mère O-Sin. En effet, Dame Koho, mère de la fiancée du prince Bo, a bien connu cette légende de la cour intérieure ; diabolisée par la majorité, comme la plupart des membres de sa famille qui sont des stratèges politiques et des assassins redoutables, mais indéniablement vouée au bien-être de ses enfants qui subissent les ordres des adultes sans pouvoir broncher. Un point commun avec sa fille d’autant plus décidée à créer un environnement serein et paisible au palais.
Elle doit également venir en aide à l’empereur expatrié dans un palais secondaire proche du délabrement alors que l’impératrice douairière organise un fastueux événement où son couturier attitré aura fort à faire... Et quel artiste ! Ni plus ni moins que le mouton noir de la famille O, un des grands frères de Karin, ayant délaissé la politique pour la couture dont il maîtrise l’art au-delà de la perfection, à l’instar de sa jeune sœur qui œuvre dans l’ombre.
Tabasa Iori jongle admirablement entre les codes politiques, stratégiques et émotionnels pour maintenir le lecteur en haleine. Karin est le témoin involontaire de bien des faits et gestes au palais. Mais ses retrouvailles avec son frère sont indéniablement le point d’orgue de ce tome, qui les met d’ailleurs tous les deux en valeur sur la couverture. Chacun est persuadé d’être détesté par l’autre suite à un malentendu survenu... 10 ans plus tôt !
Une façon de conforter l’image que la famille O dégage, de même que leur mainmise sur plusieurs niveaux de la société. Ils n’en restent pas moins des humains avec des bleus au cœur. Ensemble, permettront-ils à ce que le « banquet du parasol chinois » de l’impératrice douairière se déroule sans anicroche ? Ce n’est pas gagné, évidemment.
Par Marc VANDERMEER
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Le Palais des Assassins T.8. Auteur : Tabasa Iori. Editeur : Ki-oon. 160 pages. Sortie : le 2 avril 2026 Prix : 7,95 euros.
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