Pas mal
5 juin 2025
La jeune Aleona, 11 ans, se réfugie dans son journal intime. Bien moins drôle et joyeux que celui de Samuel ou que les Idées Noires de Franquin, Aleona s’en sert d’exutoire face à la dépression et à la folie de sa mère. Une oreille qui va protéger la jeune fille seulement un temps.
Cette première œuvre sensible aborde de lourds sujets, bien qu’observés à travers des yeux d’enfants. Dépression, démence, folie, harcèlement… la vie de la jeune Aleona est dominée par le noir. L’album aussi : la couleur y est quasiment absente. Souky fait preuve de beaucoup d’ingéniosité pour représenter tous ces sentiments oppressants. À l’instar de la démence dans The Riddler ou du harcèlement dans Ratures indélébiles, la Petite Fille oubliée joue des masses de noir et/ou de texte pour une mise en page imagée et sensorielle.
L’album s’inspire du vécu de l’auteur pour une plongée pesante dans sa psyché. Il est une expérience visuelle, mais surtout cathartique.
Par Kelian NGUYEN
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La Petite Fille oubliée - Par Souky - Ed. Bubble