Jamais la capitale n’avait vu autant de produits Ghibli réunis au même endroit. Plus de 3500 références, toutes sous licences officielles et validées par le maître Miyazaki lui-même, se côtoient sur les étagères : peluches, maquettes, objets de décoration, vaisselle, textiles et accessoires venus tout droit du Japon. Certains articles sont des exclusivités absolues, introuvables même sur le site officiel – autant dire que les fans les plus dévoués ont intérêt à ne pas tarder. Mais derrière cette profusion, les prix peuvent faire tousser : une simple figurine dépasse vite la trentaine d’euros, et certaines pièces d’artisanat – tableaux sur bois, poteries ou maquettes – flirtent avec des tarifs dignes de galeries. L’amour du studio a un prix, mais heureusement pour les vrais fans, l’amour est aussi aveugle !
L’atmosphère, apaisante et feutrée, évoque l’esprit des films : poteries japonaises, bois clair, compositions florales lumière douce composent un véritable cocon Arrietty« style ». Parmi les nouveautés de cette édition, on trouve une sélection raffinée de vinyles et partitions de piano, un hommage évident à l’univers musical de Joe Hisaishi, ainsi qu’une série d’artbooks et d’images board rares retraçant l’histoire du musée Ghibli. Les amateurs d’artisanat apprécieront aussi les tableaux imprimés et laminés en France, peints sur bois et conçus exclusivement pour l’Europe.
Ce pop-up s’inscrit dans un ensemble plus vaste de célébrations : l’exposition Takahata, qui se tient actuellement à Paris, prolonge ce dialogue entre deux des fondateurs du studio. Même Reporters sans frontières rend hommage à l’univers Ghibli avec un ouvrage illustré, saluant la liberté de création chère aux films du studio.
À raison d’un seul pop-up par an, la Maison Ghibli mijote ses apparitions comme un grand chef ses plats-signature. On y retrouve d’ailleurs la convivialité des fans de la maison, un public chaleureux toujours au rendez-vous. Une bulle de poésie au cœur de Paris, à découvrir avant qu’elle ne s’envole – même si, pour en ramener un morceau chez soi, il faudra parfois casser un peu sa tirelire Totoro.
Voir en ligne : Pour en savoir plus sur la Maison Ghibli
Par Jade MOUTI
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