Erreur d’exécution squelettes/sqtc/inc-head.html
Bon
14 août 2026
Être la risée de sa famille ? Check. Être accusée d’avoir empoisonnée sa sœur ? Check. Se faire exécuter ? Check. Se réincarner en bébé dans la famille impériale du royaume adverse ? Check aussi. Tel est le destin d’Alyssa, jeune princesse méprisée par sa famille, dont la seule faute semble d’être née avec des cheveux « noirs corbeaux ».
Après son exécution, et à son plus grand étonnement, elle rouvre les yeux et découvre qu’elle s’est réincarnée. Désormais Aïsha, seule princesse du royaume d’Elmir, elle grandit entourée de parents aimants, l’empereur Tirion et l’impératrice Iris, et de son grand frère protecteur, le prince héritier Isis.
En plus de cette nouvelle vie pleine de tendresse, elle apprend qu’elle est une élémentaliste, une personne capable de voir et d’utiliser le pouvoir des esprits. À partir de cette découvert, Aïsha se pose la question : doit-elle vivre comme si sa première vie n’avait jamais existé ou découvrir la vérité derrière son exécution et se venger ?
Le trope de l’exécution injuste, de la maltraitance durant l’enfance et de la réincarnation dans une famille aimante est probablement l’un des plus vus dans les webtoons ; honnêtement : le scénario sent un peu le réchauffé.
Mais pour les amateurs du genre, Into the Light, Once Again reste néanmoins une lecture agréable. La raison principale tient de la famille impériale d’Elmir, qui apporte beaucoup de douceur au récit. Contrairement aux autres histoires du même genre, Aïsha ne devient pas l’unique centre d’attention de la famille : les enfants ont une véritable relation fraternelle et les parents ne font pas de favoritisme, ce qui est un vrai vent de fraîcheur. Si pour les non-amateurs de webtoons, ce point peut vous sembler anecdotique, ce favoritisme constant dans certaines œuvres devient vite insupportable. La dynamique familiale devient alors un des points forts du récit.
Un des autres points forts du récit : le rythme. Le récit est fluide et ne s’attarde pas sur la période où Aïsha est encore bébé, permettant à l’intrigue d’avancer sans trainer en longueurs.
Graphiquement parlant, nous passerons outre les problèmes de proportions d’Aïsha bébé. Dans l’ensemble, le trait est agréable, avec une mention spéciale pour le détail des tenues. Il faut également souligner le travail éditorial de Kbooks qui a apporté une attention soignée, notamment au niveau de la mise en page. Chaque intervalle entre les chapitres est le témoin d’une identité graphique propre qui apporte un plus.
Malgré un certain manque d’originalité, ce tout premier tome reste plaisant. Les mystères autour de l’exécution d’Alyssa et ses pouvoirs d’élémentaliste donnent suffisamment envie de poursuivre la lecture et découvrir ainsi ce que cette nouvelle vie lui réserve.
Par Lyne GEYNET
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