Erreur d’exécution squelettes/sqtc/inc-head.html
Pas mal
1er octobre 2024
Très jeune pourtant, il s’est identifié à un garçon, trompant même ses camarades qui le punissent violemment quand ils découvraient son secret. Enfant d’une mère alcoolique et d’un père violent, il a dû très tôt trouver ses moyens de subsistance, la plupart du temps en s’engageant dans toutes sortes de pratiques illégales : proxénétisme, trafic d’alcool frelatée devenue de véritables poisons, combat de boxe plus ou moins légaux.
À une époque pendant laquelle ce genre d’individus se faisait très discret, Harry attire autant l’attention des journaux qui lui consacrent une cinquantaine d’articles, que celle des policiers qui le traquent, l’enferment régulièrement et alimentent son casier judiciaire de plus en plus épais.
Mais rien n’arrête la fougue de ce cow-boy original, qui tente de s’évader de ce monde en partageant le calumet d’un vieux chaman ou en tirant sur une pipe à opium. Attirant par son physique hors norme, Harry entretient des relations amoureuses régulières avec des maitresses qui trompent leur mari et certainement aussi la triste réalité de leur vie avec cet être exceptionnel. D’ailleurs quand il les quitte, elle sont si désespérées qu’elles préfèrent toutes se donner la mort plutôt que de vivre sans lui. Un véritable mystère irrésolu pour les shérifs, n’ayant jamais pu imputer ces décès au hors-la-loi transgenre.
Le traitement graphique légèrement caricatural proposé par Priscilla Horviller est adapté à ce drôle de personnage, qu’on aurait peut-être voulu connaitre plus en profondeur et autrement que par l’image qu’en ont fait les journaux de l’époque. Mais peut-être que les sources ont manqué à Stéphane Tamaillon. Ensemble, ils signent ainsi leur troisième collaboration, chacune consacrée à une personnalité forte et trop méconnue de l’histoire.
Par Romain BLANDRE
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