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Scandale au Japon : Shogakukan accusé d’employer un prédateur sexuel

Par Colin BESNIER 5 mars 2026 
L'information ébranle tout le monde de l'édition japonaise. Le 27 février dernier, le journal LiveDoorNews révélait que la maison d'édition Shogakukan employait le mangaka Shoichi Yamamoto (Operation Fallen Angel), sous le pseudonyme de Hajime Ichiro, pour le manga Ordinary Person's Mask. Shoichi Yamamoto avait été condamné pour agressions sexuelles sur mineurs.

C’est l’une des maisons d’édition les plus importantes du Japon, donc du monde, qui est touchée par cette polémique. Le 27 février dernier, LiveDoorNews révèle que cette dernière a employé Shoichi Yamamoto sous pseudonyme pour le manga Ordinary Person’s Mask, prépublié sur Manga ONE, la principale plate-forme numérique manga de Shogakukan. Le journal révèle que non seulement les deux noms appartiennent à la même personne, mais que ce dernier avait été condamné pour agressions sexuelles sur mineurs.

Scandale au Japon : Shogakukan accusé d'employer un prédateur sexuel
Ordinary Person’s Mask, le manga en question

Une fois l’information révélée, Shogakukan a réagi en retirant dès le lendemain le manga de Manga ONE, et en cessant sa publication sur la plate-forme. Ils ajoutent à ça un communiqué sur les réseaux sociaux, où ils expliquent la situation et déclarent condamner fermement : « Les agressions sexuelles, l’exploitation sexuelle et toute violation des droits de l’homme ». Ils ajoutent : « Pour éviter que cela ne se reproduise jamais, nous mettrons en place une commission d’enquête, comprenant des avocats, afin de clarifier rapidement les faits et les causes, notamment les circonstances du début de la série et l’implication du rédacteur en chef... »

La réaction de plusieurs mangakas ne s’est pas faite attendre non plus. C’est, parmi les plus connus, tour à tour ONE (One Punch Man), Rumiko Takahashi (Ranma 1/2) ou encore Kanehito Yamada (Frieren) qui ont fait retirer leur manga de Manga ONE, pour marquer leur distance. Ces auteurs sont publiés dans d’autres magazines de Shogakukan, mais leurs œuvres sont également diffusées sur Manga ONE, qui, outre des publications inédites, propose l’intégralité du catalogue manga de Shogakukan. ONE (dont le pseudo n’a aucun lien avec le nom de la plate-forme numérique de Shogakukan) s’est même exprimé publiquement à ce sujet : « Nous ne pouvons pas nous associer à des personnes qui ne condamnent pas fermement les agressions sexuelles sur mineurs. Bien entendu, nous attendrons que les parties concernées rendent les détails publics. J’aimerais également que Shogakukan soutienne [les victimes] si elles entreprennent de telles démarches. »

À noter que Shogakukan a révélé lundi dernier, suite à un audit interne de Manga ONE, que la plateforme avait également engagé Tatsuya Matsuki, sous un autre nom. En 2020 celui-ci, alors scénariste sur un manga en vue chez Shueisha, avait été arrêté suite à des attouchements sur mineures et l’éditeur du Jump avait immédiatement mis fin à son contrat.

Affaire à suivre…

Par Colin BESNIER

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