Très bon
7 décembre 2025
Après une escapade salutaire, le temps d’un one-shot BDSM intitulé Héritage pervers-, Erich Hartmann revient plus en forme que jamais, avec la suite de sa série fétiche qui l’a fait connaître au grand public : Orgies barbares !
Si vous n’avez pas encore lu l’un des ces albums (la série a débuté il y a 12 ans, il est plus que temps de combler votre retard !), sachez qu’Hartmann a développé un univers d’Heroïc Fantasy peuplé de femmes courageuses et volontaires, ce qui n’est pas peu dire dans un genre généralement très masculin et plein de testostérone.
Chaque album reprend plusieurs histoires de longueurs variables, mettant en scène des héroïnes souvent récurrentes. On retrouve ainsi Ianara et Yasmine ; cette dernière est mandatée pour voler le grimoire chez une sorcière, sans savoir que celle-ci a conclu un contrat avec un démon afin de pervertir sa princesse de belle-fille. Bref une sordide affaire de famille qu’elle va devoir démêler à son avantage.
Quant à Eririka, la mercenaire qui n’a pas froid aux yeux, elle cumule boires et déboires ! En effet, quand elle ne tente pas de voler un pervers porté sur la soumission de ses esclaves (féminines bien entendu !) ou doit sauver Azusa qui est captive, elle tombe sur une source magique dont chaque personne qui en boit devient immédiatement fou de désir pour la première personne qu’elle voit.
En tout honnêteté, nous n’avons jamais été très fan des couvertures d’Orgies barbares, les postures sont parfois tellement clichées qu’elles pourraient erronément indiquer un contenu parodique. Elles ont pourtant l’avantage d’être très explicites, ce qui reflète parfaitement les histoires qu’Hartmann nous conte... où il est compliqué de trouver une page sans un contenu sexuel !
À côté de cela, et comme nous l’indiquions dans la chronique du tome précédent, la série ne cesse de se bonifier au gré des albums. La grande qualité d’Hartmann est de pouvoir inventer de réelles histoires d’Heroïc Fantasy sans tomber dans le pastiche ni le simplement grivois. Les histoires se tiennent, notamment grâce aux excellents dialogues où l’on ressent la patte de Master Tabou. L’ensemble donne un vrai pendant à l’érotisme débridé des saynètes, ce qui permet de disposer d’une véritable heure de lecture : on en redemande ! De plus, les quelques pépites humoristiques rajoutent une savoureuse couche complémentaire, difficile d’en demander plus.
Côté graphique, Hartmann nous comble avec des personnages magnifiquement réalisés. On aimerait parfois profiter de plus de décors, histoire d’ancrer les récits dans une réalité plus affirmée, mais lorsque l’auteur fait cet effort, on remarque alors que ce n’est pas vraiment son point fort. Qu’importe, son talent pour ses héroïnes compensent largement ce petit bémol, surtout que les dialogues sont suffisamment évocateurs pour apporter le contexte nécessaire.
Sans conteste, Orgies barbares s’est taillée une place de choix au sein de la bande dessinée érotique actuelle, devenant certainement l’une des meilleures séries du genre. Si vous n’avez pas encore succombé, il est plus que temps de vous laisser tenter. Et pourquoi pas par ce tome 8 ? Car même si l’on fait référence à des précédents volumes, vous comprendrez aisément le déroulé des histoires, croyez-moi sur parole !
Et si vous cherchez un cadeau de Noël chez Tabou, l’éditeur propose une offre spéciale pour les fêtes : un coffret qui regroupe l’intégrale des 4 volumes de la série Les Aphrodites accompagné du dernier album d’Emmanuel Murzeau, L’Académie des Dames en cadeau. Découvrez ou redécouvrez cette série en lisant notre précédent article qui présentait cette belle adaptation historique.
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Bande dessinée érotique réservée à un public adulte et averti.
Acheter :
– Orgies barbares tome 8
– le coffret des 5 volumes d’Emmanuel Murzeau
Lire de précédentes chroniques du même auteur :
– Héritage pervers - Par Erich Hartmann - Tabou
– Orgies Barbares T. 7 - Par E. Hartmann - Tabou
– Orgies Barbares vol. 3 - Par E. Hartmann - Tabou