Né en 1973 à Rasht, en Iran, il fait ses débuts dans le dessin en 1990, collaborant à divers journaux et magazines iraniens. Mais le dessin, la caricature, a peu droit de cité en Iran, sauf si l’on célèbre la religion et le régime des mollahs. Ce qui n’est pas trop le goût de Kianoush Ramezani, qui se définit comme un Républicain laïque. Les ennuis arrivent assez vite et il est contraint de s’exiler en 2009. La France l’accueille.
Il a été membre de l’Association Cartooning For Peace puis fonde avec le Mémorial de Caen en 2015, suite aux attentats contre Charlie Hebdo, l’association "United Sketches for Freedom", une organisation internationale qui soutient les dessinateurs de presse en exil et promeut la caricature comme outil de défense des droits humains.
Il reçoit le Prix international du dessin de presse de la ville de Genève en 2012 et le Prix « Couille au cul » du courage artistique en 2018.
Son beau dessin poétique et très fin est percutant mais pas trash comme dans Charlie Hebdo. Il est plutôt dans la tradition graphique et philosophique d’un Topor, avec son trait gravé rehaussé, d’aquarelle. En 2025, une collaboration avec la chaîne TV Arte se profile. On vous tiendra informé.
Voici quelques semaines, il avait fait une exposition à la Galerie Art-Maniak à Paris. Certains de ses dessins y sont toujours en vente.Nous l’avons rencontré à cette occasion. Dans ce podcast, il annonce préparer une bande dessinée racontant son exil iranien. S’il y a un éditeur que cela intéresse...
Par Didier PASAMONIK
Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.
© Kianoush Ramezani