Très bon
25 juin 2025
Comme le désigne son titre argotique, la BD se déroule dans une cantine scolaire d’école primaire. Un contexte et une localisation de prime abord limitée, mais qui s’octroient de temps à autre un changement de cadre. Mais au final, on en revient toujours au réfectoire.
Dans cet univers, rôde un multitude d’élèves venant casser la croûte, servis par un unique et anonyme cantinier qui pourrait presque passer pour le frère de Dad, le héros de la BD éponyme du même auteur.
Ce moment du milieu scolaire qu’est la cantine est traité avec beaucoup de dérision, à travers des gags courts - mais efficaces - sous forme de strips de quatre cases. Bruno Chevrier, dit Nob, ne manque pas d’idées et on veut bien croire sur parole le fait qu’il y ait du vécu derrière ces gags.
La sauce Nob prend toujours
On reconnaît bien la patte graphique de l’auteur, qui a fait ses marques dans le magazine Tchô. Les couleurs, qu’il réalise avec son épouse Laurence Chevrier, sont agréables et douces, traduisant avec justesse la tendresse propre à l’enfance. Il faut dire que le duo est aussi coloriste, notamment pour Titeuf.
Cerise sur le gâteau, Le Meilleur de la cantoche ne se contente pas de réunir les meilleures planches, puisqu’il propose également une entrevue illustrée de l’auteur face à une classe de CE2 (inspirée de faits réels). Reprenant la recette des codes du succès de sa série, Nob propose ainsi huit pages inédites de complicité et de réparties.
Un album de bonne facture à croquer à pleines dents.
Par Rémi BARNAULT
Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.
Le Meilleur de la cantoche est à retrouver en librairie, au prix de 12,50 €.