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Excellent
11 mai 2026
Le grand final de la série s’est joué à quatre, et en trois temps, impliquant Jeanne d’Arc, Sieg, Shakespeare et Amakusa Shirou. Le Servant lettré a utilisé son Noble Phantasm, basé sur les souvenirs de sa cible, contre la Sainte, ce qui a donné lieu à une séquence aussi intense que touchante. Mais le petit plus, la surprise, a été l’intervention de Gilles de Rais. Si dans un premier temps le but de sa présence est de briser Jeanne par rapport à la déchéance de ses idéaux, la suite va proposer un retournement fort intéressant.
Dans le dernier acte, Amakusa Shirou révèle son projet : matérialiser toutes les âmes de l’humanité afin qu’elles puissent exister sans corps physique, éliminant ainsi tous les conflits. Jeanne et Sieg pensent qu’imposer une telle chose priverait l’humanité de son potentiel en la rendant incapable d’évoluer. Jeanne décide donc d’utiliser son second Noble Phantasm pour détruire le Graal et réussit à convaincre Gilles de se battre à nouveau pour elle. La séquence est très réussie, avec différents niveaux de symbolisme bien pensés.
Bien évidemment, et malheureusement, ce n’est pas suffisant, bien que Shirou perde un bras en protégeant le Graal. Jeanne disparaît, en rassurant Sieg qu’ils se reverront. Sieg demeure donc le dernier debout, faisant de son duel contre Shirou le dernier de cette guerre, celui qui décidera de son dénouement. Privé du pouvoir de Siegfried, le jeune Homoncule révèle une ultime une carte secrète, à la fois bien pensée et forte émotionnellement, offrant un final de toute beauté.
Nous n’allons pas dévoiler tous les détails du dénouement et de l’épilogue, bien que l’adaptation en animé date d’il y a presque dix ans maintenant. Les derniers moments de Shirou sont relativement touchants, mettant de nouveau en évidence le fait qu’il était un antagoniste porté par un idéal. Les différents survivants ont droit à des épilogues qui leur apportent enfin la paix, relativement satisfaisants, tandis que le couple Jeanne et Sieg referme l’œuvre avec une très belle scène de retrouvailles, bien qu’il s’agisse d’une reprise de l’épilogue de Saber dans Realta Nua.
Dans l’ensemble, ce fut une excellente série bien que le récit ai connu une baisse de régime après la révélation de l’identité de Shirou. Mais la bataille finale et les derniers tomes ont largement rattrapé ce « creux ». Les différents parcours des personnages ont été passionnants à suivre, mêlant parfaitement combats épiques et moments d’émotion. Bref, Fate/Apocrypha est un bel enfant de la franchise Fate/ et a su étendre son univers de façon astucieuse avec une identité propre.
Par Guillaume BOUTET
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Fate/Apocrypha T.16. Par Akira Ishida (dessin) & Yuichiro Higashide (histoire originale). Traduction : Nicolas Pujol. Ototo, collection "Seinen". Sortie le 24 avril 2026. 164 pages. 8,35 euros.
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