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Moyen
12 février 2025
L’arbre millénaire, doyen de la forêt, se meurt. Avant de trépasser, il envoie une petite étincelle, sa dernière chance trouver l’élu : Goup, un renard. De primes abords, cette idée fait beaucoup penser au jeu d’aventure Zelda, avec L’Arbre Mojo, la fée Navi et le jeune héros Link.
Cette “étincelle” de l’album éponyme se trouve être une fée. Celle-ci finit par rencontrer le valeureux Goup. Ils vont bientôt faire la rencontre de Zeggura, un raton laveur pickpocket qui tente de voler le renard. Voyant une fée aux côtés de Goup, il décide de les suivre. Sans même vraiment faire connaissance en profondeur avec eux, il s’attache finalement à eux et les accompagne finalement dans leurs quêtes. L’histoire se lit plutôt vite, mais démontre une certaine douceur et poésie par moments.
Comme le dit l’adage, « Ce qui compte, c’est le voyage et non la destination ». L’album ne nous en convainc pas tellement. Outre la grande beauté des dessins qui n’ont rien à prouver, l’aventure est plutôt maladroite. La menace n’est pas vraiment existante pour les protagonistes, qui ignorent tout de leur but pendant un moment. Plusieurs personnages se révèlent être d’une certaine inutilité pour l’intrigue. On a même le droit à plusieurs facilités scénaristiques, qu’un scénario édulcoré pour un jeune public n’excuse pas tant. Malgré tout, le dessin et le message écologique que transmet l’album sauvent ce dernier. Ajoutez à cela les quelques bons traits d’humour. On aurait aimé en voir plus, que les personnages soient davantage développés.
Au final, nous avons là un album qui revendique un message écologique sur la préservation des forêts, de sa faune et de sa flore, mais qui ne fait que survoler le sujet au début et à la fin du récit. De toute façon, tout se résout à coup de baguette magique, quand la fée décide de s’y mettre.
En outre, Étincelle est une aventure qui a du potentiel, mais qui est servie plutôt tiède. Le résultat n’est pas pour autant amer, même s’il laisse un drôle d’arrière-goût fade. Une épopée quelque part entre Zootopie et Zelda.
Maxe L’Hermenier est un auteur prolifique polyvalent, passant du réalisme à l’humour ou encore à la science-fiction. En 2001, il entre au Journal de Spirou. Il scénarise également des dessins animés animé pour Canal+, France Télévision ou encore TF1. En 2018, il crée la collection "Pépite", une collection pédagogique qui adapte les classiques de la littérature en BD jeunesse. Chacune est accompagnée d’un support ludique.
Pauline Berdal, l’illustratrice d’Étincelle, est diplômé de Pivot, l’école supérieur privée des arts appliquées de Nantes. Elle illustre pour des bandes dessinées, des romans jeunesse et des jeux de sociétés souvent liés à la nature, ainsi qu’aux animaux. Elle travaille régulièrement avec les éditions Bayard pour le magazine Mes premiers Jaime Lire. Étincelle est son troisième album chez Jungle.
Par Rémi BARNAULT
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Étincelle est en vente aux éditions Jungle pour 16,95 €.