Dubitatif
5 novembre 2024
Ah, l’été… Les vacances, l’air chaud, le sable, les beaux souvenirs… La pause estivale est malheureusement plus tragique pour Ruka et Chihoro.
Ruka, une jeune lycéenne, est harcelée. Un jour, elle franchi la ligne de non retour et tue son persécuteur. Mais ce geste n’aura même pas le mérite de libérer un poids sur les épaules de la jeune fille. Au contraire, la boule au ventre, elle prend la fuite et finit par mettre fin à ses jours et laisser son ami Chihoro seul.
Adulte, 13 ans plus tard, Chihiro mène une vie triste et monotone, à la limite de la dépression. Il va au travail avec peu d’enthousiasme et refuse même une promotion. Finalement décidé à faire des rencontres, il rencontre alors une jeune fille qui ressemble énormément à sa regrettée ex, Ruka. Fait un peu étrange, il ne s’en rend compte que quand il apprend qu’elle porte le même nom. Détruit de l’intérieur, il tente de la violer après avoir appris que c’était une mineure mais se ravise vite en s’excusant. Mais finalement, même si ça jette un froid, ça semble vite oublié et Chihoro devient complètement accro à elle du fait de la ressemblance avec Ruka.
Ce manga, qui fait d’ailleurs un peu penser au genre littéraire de la Dark Romance, pouvait difficilement avoir une ambiance aussi glauque et sombre, notamment après certaines révélations au fil de l’histoire. Des sujets très graves sont abordés tels que la pédophilie et l’abus. Que de relations toxiques, de pervers, de vidéos de la fille mineur postés sur le web. Pour ne pas être un "poids" pour son père, la jeune Ruka (celle qui porte le même nom que la précédente) préfère partir avec Chihori, avec qui elle vie un début d’amour flou et très toxique.
Il est clair qu’il manque un avertissement au public de la part de l’éditeur sur l’ouvrage, même si c’est explicitement classé en drame et que le résumé annonce un peu la couleur, mais pas assez. L’histoire est plutôt dérangeante, avec des personnages caricaturaux, clichés. Ce récit a beau toucher de par ses thèmes, on sent qu’il manque quelque chose et il peut être difficile d’accrocher vu la forme globale et la tournure. On en sort dérouté. C’est assez dommage, car les thématiques évoquées sont toujours d’actualité et ne doivent pas être taboues pour autant. À voir pour la suite, sans trop de conviction.
Par Rémi BARNAULT
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