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23 février 2026
À peine arrivée à Hokkaidô, dans le cadre de leur voyage scolaire, la classe de Kô se retrouve déjà avec un problème. Plus précisément, Saki se laisse charmer par un vampire et fait le mur pour le rejoindre dans un bar. Kô se lance donc à son secours, donnant lieu à une petite confrontation. Toute la bande des vampires le rejoignent, la séquence vire alors au burlesque, mais une surprise les attend au bout : le vampire en question est né de la mère de Nazuna, Haru !
On remonte ensuite le temps pour retrouver Mahiru qui se prépare au voyage à Hokkaidô, et on ne peut pas dire que l’ambiance soit joyeuse. La dose de mélancolie semble presque léthale, surtout avec l’analyse du type de film préféré de Kiku : les romances où à la fin l’un des deux amants meurt. Se pose donc la question : jusqu’où Mahiru a conscience de ce que désire Kiku ?
Le tome 15 poursuit ainsi la mise en place du grand acte d’Hokkaidô où les deux fils d’intrigue, celui sur Kiku et celui sur Haru se rejoignent. En effet, les deux femmes se connaissaient et aimaient débattre des légendes autour des vampires. Plus précisément, elles désiraient toutes deux redevenir humaines, mais pour des raisons différentes. Lorsqu’on connaît le destin de Haru, on se dit que c’est finalement elle qui a trouvé l’amour...
Mahiru et Kiku arrivent finalement à leur tour à Hokkaidô, et Kô ne met pas longtemps à tomber sur son ami, même si cette première rencontre se solde par un échec (sur un mode burlesque, là aussi). Mais ce long prologue sert surtout à amener de façon détournée le drame à venir. En effet, le tome 16 entre dans le vif du sujet, renouant avec la tension et le malaise des moments les plus sombres du titre.
Nous avons ainsi un double face à face. D’abord Kiku avec Kô, puis Anko. Dans le premier échange, nous n’avons jamais douté de la sincérité de Kiku, mais elle reste profondément égocentrique et impitoyable jusqu’au bout. Quant à Anko, elle rencontre enfin la vampire qui a détruit sa famille, au sens littéral. La rencontre s’avère tendue et puissante, et l’échange tient ses promesses, même si les explications attendues depuis longtemps sont murmurées, hors champ du lecteur.
Enfin, Mahiru fait face à Nazuna. Le garçon conte sa rencontre avec Kiku et l’enclenchement des événements, avec une petite surprise : Kiku n’a jamais caché ses intentions. Mahiru résume finalement la chose de manière claire : parce qu’il aime Kiku, il la croit et fera ce qu’elle lui demande, même si cela signifie la fin de leur histoire.
Tout a été dit, et les différentes pièces du puzzle sont rassemblées. Il ne reste plus qu’à assister à l’acte final de cette tragédie annoncée, avec pour grande scène la rencontre entre Kô et Mahiru. Une véritable morceau de bravoure sur les désirs et le sens de l’amour, confirmant, s’il le fallait, l’excellence et la singularité de Call of the Night.
Par Guillaume BOUTET
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Call of the Night T. 15 & T. 16. Par Kotoyama. Traduction : Xavière Daumarie. Kurokawa. Sorties le 13 novembre 2025 & le 12 février 2026. 192 pages. 7,30 euros.
Call of the Night sur ActuaBD :
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