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Il peut tout faire : aussi bien du grotesque à la Franquin, que de l’érotisme à la Frazetta hiératique comme un dessin classique du XIXe siècle, vagabondant entre Gustave Doré, Beardsley et Ingres.
La raison de cette virtuosité ? Une formation à l’École Estienne de Paris (une école où sont passés Cabu, Siné et les Kerascoët, vous voyez le genre…), un passage dans la publicité, et dans la réalisation de storyboards (on lui doit le molosse de la série Dobermann…), puis de la BD : Vortex chez Delcourt avec l’ultra-doué Stan Manoukian, une escapade tarzanoïde aux USA chez le Dark Horse du double-mètre Mike Richardson, des Donjon avec les rôlistes Sfar & Trondheim chez Delcourt, et puis les Chronokids avec Zep chez Glénat.
Éclectique, doté d’un registre graphique étendu, il illumine les murs de la Galerie Barbier à Paris, ainsi qu’un beau livre au titre mythologique, Nymphes, peuplé de pin-ups et de femmes fatales comme on n’en fait plus, beautés dont les contours voluptueux surgissent d’un trait tantôt au crayon vibrant de gris, tantôt d’un pinceau fin et souple, tantôt d’une plume volubile… C’est sublime, forcément sublime.
Par Didier PASAMONIK
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