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TW Prod : l’association qui fait des French Comics

Par Rémi BARNAULT 9 janvier 2026 
Passionnés de comics et nourris de multiples influences, David Camescasse, alias Maddog, et Frédéric Dalphin, alias Fredd, ont fondé TW Prod, une association basée à Saintes, en Charente-Maritime. À l’occasion de la sortie de leur magazine collaboratif Mondes Croisés, nous les avons rencontrés afin d’évoquer sans filtre leur parcours, leurs œuvres engagées, les défis et la précarité du milieu, ainsi que les enjeux liés à l’IA et la question de la créativité.

En tant que lecteur, comment êtes-vous tombés dans la bande dessinée ?

David : J’ai commencé un peu comme beaucoup, tout minot avec le Journal de Mickey, Pif le chien, Tintin... Puis après, je suis vraiment entré dans les comics, avec les Strange, les Titan. Et j’étais davantage super-héros street level à la Spider-Man, que cosmique. En 1995, j’ai eu une très grosse claque en découvrant Spawn. En fait, je suis autant BD américaine que européenne. Mais ma série favorite parmi tous, reste La Jeunesse de Picsou, sans censure !

TW Prod : l'association qui fait des French Comics
Couverture du magazine associatif Mondes Croisés, par William, créateur des Sisters.

Fredd, pourquoi deux D à votre pseudo ? Un ne suffisait-il pas ?

Fredd : C’est à dire que si sinon on m’aurait confondu avec l’autre [rire] (Fred 1931-2013, auteur de Philémon, NDLR)

Fredd, votre pratique des arts martiaux influence-t-elle votre manière de dessiner ?

Fredd : Disons que lorsqu’un personnage doit exécuter un mouvement un peu technique, je sais mieux comment le coucher sur papier. Je connais la mécanique d’un coup-de-poing : l’avancement du corps, des épaules, des hanches, l’ensemble du mouvement. Dans ma BD Cochonulk, il y a clairement de la castagne, ça, c’est certain. Les arts martiaux, c’est mon métier, j’en suis professeur. C’est aussi une philosophie, c’est ce qui me maintient en santé, c’est plein de choses à la fois.

David, l’une de vos séries s’appelle H2O. On y découvre un monde post-apocalyptique où l’eau est une denrée rare. Est-ce un message d’alerte ?

David : Bah, disons que c’est le combat de demain. On se battra plus pour l’eau que pour le pétrole. J’ai eu l’idée d’H2O en 2000, ça commence à dater et quand on voit les PFAS (acronyme anglais de « Substances Per et Polyfluoroalkylées » NDLR) dans l’eau du robinet ou même chez Perrier, on en rigole comme ça mais, en réalité, il n’y a rien de drôle. Quand je parle de PFAS, il ne faut pas confondre avec les Pifises de Pif Gadget, ces espèces de crustacés qui prennent vie quand tu les mets dans l’eau. L’eau du robinet, on est obligés de la traiter pour qu’elle soit potable. Normalement, elle est filtrée par le sol, mais le sol lui-même étant contaminé, l’eau qui en sort est dégueulasse. C’est un gros problème, parce que sans eau, il n’y a pas de vie. Dans H2O la menace est caractérisée par la radiation radioactive, mais ça marche avec toutes les autres saloperies. Il suffit de regarder n’importe quelle rivière comme la Charente...

Série H2O de Maddog

Fredd, pouvez-vous nous parler de Cochohnulk ? Qu’est-ce que ça raconte au-delà de la parodie évidente de Hulk ?

Fredd : C’est l’histoire d’un petit cochon qui s’échappe d’un élevage industriel et qui, par mégarde se retrouve sur un centre d’essai nucléaire. Il y a des humains qui se font mordre par des araignées radioactives, lui pas de chance, il se fait mordre par un humain radioactif. Il se retrouve avec des pensées plus humaines et un pouvoir assez vite convoité par des militaires et par d’autres gens. Il y a de la blague et aussi de la satire. Clairement, si vous voulez voir un message antispéciste ou écologique dans Cochonulk, vous le trouverez.

Comics Cochonulk, par Fredd.

Comment en êtes-vous arrivé à publier aux États-Unis ?

David : On a toujours été portés sur les comics. Moi, je suis même né l’année où Superman a débarqué au cinéma. C’était un vieux rêve pour moi de publier aux États-Unis, de sortir un peu de ma coquille. J’ai commencé à prospecter un peu sur les forums. J’ai d’abord fait quelques illustrations, notamment grâce à DeviantArt. J’ai aussi fait quelques étiquettes pour des liquides de cigarettes électroniques. Et surtout j’ai eu un premier contrat en BD pour faire du G.I. Joe. C’était un éditeur qui profitait d’une faiblesse du système en publiant sous le label “Action Force”. Ainsi j’ai fait une BD complète pour eux. Mais au bout de quelques années, Hasbro leur est retombé dessus en leur disant : les gars vous avez l’autorisation pour faire Action Force, mais vous vous foutez de notre gueule, vous faites vraiment du G.I. Joe. (rires). C’est ballot, tout a été retiré et il ne me reste que les planches que j’ai dessinées.

Puis par la suite sur le forum d’un éditeur en ligne qui s’appelait Digital Webbing, j’ai rencontré Mark Fenton qui avait posé une annonce, cherchant un dessinateur pour une BD sur une histoire d’élu, quelque part entre Buffy contre les vampires et Harry Potter. Et le fruit de notre travail a donné “The accursed”. Après un faux départ avec un éditeur, on a finalement découvert Bloodmoon Comics, qui avait l’air sérieux, publiant à côté des bouquins historiques sur la Guerre de sécession. Sauf qu’au bout d’un moment, il y a eu le gros distributeur de comics américain, Diamond comics, qui s’est cassé la figure et ils n’ont pas payé les éditeurs à qui ils devaient des sous. Ceux qui avaient les reins solides ont tenu et Bloodmoon Comics a eu plus de mal. Désormais on recherche un nouvel éditeur pour le cinquième volume. Et c’est là que j’ai proposé à Mark de sortir Accursed en français, ayant la structure TW prod en France.

De DC à Marvel, que pensez-vous des comics actuels et de toutes ces franchises dérivées ?

David : J’ai trouvé Absolute Batman franchement réussi, si ce n’est son design gigantesque et ses bras larges comme le corps de quatre personnes. Et puis il y a une vraie originalité, Bruce Wayne, fils de prof, n’est pas un riche dans cette version. On est à une époque, je trouve, où il y a plus d’idées chez DC que chez Marvel. Chez Marvel aujourd’hui, le gros problème que je rencontre, c’est que j’ouvre la BD, je regarde où j’en suis et je ne comprends pas ce qu’il se passe. Stan Lee expliquait qu’il y a toujours de nouveaux lecteurs et qu’il faut donc rappeler régulièrement où on en est dans le récit. À l’époque, les deux premières pages de chaque comic servaient justement à ça. On te rappelait par exemple que Spider-Man avait été mordu par une araignée, puis une page revenait sur la situation en cours. Résultat, on n’était jamais perdu. Aujourd’hui, tu peux très bien te retrouver à te demander pourquoi Tony Stark discute tranquillement avec Fatalis, comme s’ils étaient amis comme cochons.

Là où le niveau chute, c’est quand DC nous sort des comics comme Godzilla contre la justice league. Pitié, quoi. Pas plus tard qu’aujourd’hui, j’ai vu passer le crossover Justice league X Sonic le Hérisson. J’ai eu immédiatement envie de me laver les yeux. Je vais quand même de plus en plus vers le comics indépendant.

Fredd : Niveau cinématographique, je pense qu’on a pas vu de bon Marvel depuis longtemps. Chez Sony, c’est encore pire.

Disney a racheté Marvel, il y a quelques années déjà. En conséquence on voit aujourd’hui apparaître Donald, Mickey, Minnie, Dingo et compagnie dans la peau d’Hulk, Thor, Iron Man…

David : Alors ça par exemple, c’est débile parce que les super-héros Disney existent depuis très longtemps. Super Dingo et Fantomiald (l’alter égo de Donald), pour ne citer qu’eux. Je suis désolé, mais tu mets Batman face à Fantomiald, l’homme-chauve-souris se prend une branlée. Et puisqu’on est lancés sur les crossovers, Marvel et DC relancent les leurs. Et face à qui ils ont mis Deadpool ? Batman ! Les mecs, on diraient qu’ils ne pensent pas. Genre l’un des personnages a fait un film à un milliard, l’autre du fric de fou aussi, mettons les ensemble... Bah non, laissez faire les créatifs et non les banquiers. Deadpool c’est évident, tu le mets en face de Lobo. C’est deux mercenaires, immortels qui se régénèrent et sont hyper-violents. Ils sont faits pour être face à face.

Fredd : En plus, Marvel ils ont leur propre canard, Oward the Duck.

Comment est née l’idée de créer l’association TW Prod, et pourquoi ne pas avoir opté pour un autre type de structure ?

David : On a opté pour une asso, principalement pour des raisons financières. Faire des livres et même des petits fascicules comme on fait, ça coûte très cher. Disons que, pour l’instant, on n’a pas la reconnaissance suffisante afin de pouvoir amener le chiffre nécessaire à la gestion d’une entreprise et des salaires. Puisque d’autres éditeurs fonctionnant sur ce même modèle parviennent à subsister, y compris des maisons reconnues comme L’Association ou Les Requins Marteaux, nous nous sommes dit que nous pouvions, nous aussi, y parvenir.
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Sergent Bork, par Fredd.

Fredd : On avait tous deux eu des expériences un peu mitigées avec des petites maisons d’édition classiques. On faisait des planches sans être payés. Donc on s’est dit, quitte à travailler pour une petite structure, pourquoi pas créer notre propre édition. On a commencé par publier nos propres séries, comme Cochonulk et H2O, et aujourd’hui avec le BDzine Mondes Croisée, on veut faire partager cette expérience avec d’autres auteurs pour leur permettre une première expérience dans l’édition.

Que signifie le “TW”, de TW Prod. On pense à l’expression Trigger Warning, utilisée pour avertir de sujets sensibles dans un contenu.

Fredd  : ça s’est décidé un peu dans l’urgence. J’avais un ami qui avait une structure de production nommée One Again production. Il m’a conseillé de prendre comme lui deux mots en anglais et de mettre “production” juste derrière. “Deux mots” faisant en anglais Two Words, j’en suis arrivé à TW production. Mais Trigger warning pourrait très bien convenir à certaines de nos BD (rires).

Comment dénichez-vous ces talents pour votre magazine Mondes Croisés  ?

Fredd : ça s’est fait de manière un petit peu organique, en particulier sur Twitch, à travers mes streams et ceux d’autres artistes. Certains souhaitaient voir imprimer leurs créations, nous de notre côté on avait une structure et l’idée depuis un moment déjà d’un BDzine. La connexion s’est faite naturellement.

David : Et sur des salons aussi.

Avez-vous eu des demandes sur le secteur de Saintes ?

Fredd : On aimerait évidemment attirer des auteurs originaires de Saintes, ce qui serait cohérent pour une association locale, mais ce n’est pas encore le cas. Comme je le disais, une grande partie des membres a été recrutée via le web, notamment sur Twitch, ce qui fait que nous rassemblons des personnes venues d’un peu partout en France. Cela dit on a une Rochelaise.

Ce terme “BDzine” renvoie-t-il à la même notion que le fanzine ?

David : un fanzine a plus ce côté laborieux, imprimé avec la photocopieuse et stocké dans le garage. Alors que nous, on stock dans le garage, mais on a décidé de se passer de la photocopieuse (rire). On fait appel à un imprimeur et on va prochainement avoir un ISSN, les démarches étant en cours. Je nous mets plutôt en semi-professionnel qu’en amateur. De la même manière que tout nos auteurs ne sont pas professionnels, mais tous ont l’intention de le devenir. Et le niveau d’attente que l’on a d’eux, lui il est professionnel.

Dans Mondes Croisés - dont le premier numéro est paru en décembre dernier - les univers s’entrecroisent, mais sont-ils capables de se rencontrer ?

Fredd : Non, il n’est pas question de quelque crossover que ce soit. Ce nom, c’est avant tout pour exprimer l’idée de ne pas donner de ligne ou de directive particulière aux auteurs. Par exemple, on ne dira pas que pour tel numéro de Mondes Croisés, le thème sera les vampires. Chacun fait ce qu’il veut, que ce soit de ‘l’humour, de la science-fiction ou même de l’historique fantastique

Conte illustré "Les enquêtes de Ficelle", par Elinkart.

Il semblerait que vous ne vous limitiez pas non plus au monde du neuvième art ?

Fredd : Oui, on a effectivement ouvert aux nouvelles et aux contes pour enfants, parce qu’on en édite aussi à côté, même si ce n’est pas le gros de notre publication.

Comment est né “Maya”, la mascotte du zine ?

Fredd : C’est une mascotte que l’on avait déjà et qui était sans emploi. Elle a été la mascotte d’une convention geek à Saint-Georges-des-Coteaux. à l’époque, je voulais déjà qu’elle ait des influences multiples, qu’elle fasse un peu comics, SF, historique. D’où son look un peu bigarré, le côté indien et technologique.

à quel niveau accompagnez-vous ces artistes ?

Fredd : Ce n’est pas juste “envoyez les BD, on les publie”. Il y a tout un travail d’accompagnement, du début à la fin. On leur apprend à monter un projet de bande dessinée, à faire un pitch, une note d’intention. Ainsi, on suit toutes les étapes, du scénario au dessin en passant par le storyboard et la correction. C’est beaucoup de travail, alors Guillaume, l’auteur de la nouvelle Sous les lueurs rougeoyantes - que l’on retrouve dans le premier numéro de Mondes Croisés - me donne un petit coup de main.

On teste les artistes sur le BDzine et si on s’aperçoit qu’ils tiennent bien la route, on peut leur proposer un contrat pour une sortie en album… On a déjà deux autrices qui sont intéressées pour en sortir un. Quoi qu’il advienne, ils acquièrent une première expérience et derrière, ils peuvent tenter leur chance chez un éditeur qui a plus pignon sur rue.

Maya, la mascotte de "Mondes Croisés", ici représentée par Maddog

Le parrain de ce premier numéro n’est autre que William, auteur des Sisters. Comment l’avez-vous rencontré ?

Fredd : En fait ça fait une vingtaine d’années qu’on le connaît. Pour la petite histoire, nous avons travaillé ensemble à l’époque sur un BDzine et dedans il y avait les premières pages des Sisters, sous le titre “Un air de famille”. Ce n’était donc pas encore sorti chez Bamboo, il s’agissait d’un premier test.
David : On l’a rencontré physiquement sur un festival. On est allé chez lui et on a rencontré les vrais Wendy et Marine. J’ai même un autographe d’elles.
En bon parrain il vous a fait l’honneur de la couverture de ce premier numéro des Mondes Croisés.

Fredd : Exactement. Il y a même une deuxième illustration qui devait être tirée en ex-libris, mais on n’a pas atteint le palier sur le financement participatif, ça s’est joué à 20 euros. Mais ce n’est pas grave, ce sera pour la deuxième campagne Ulule.

Comment percevez-vous la crise des éditeurs, particulièrement indépendants et alternatifs ? (Rouquemoute, Requins Marteaux…)

David : J’ai le sentiment que le 9e art subit actuellement un effet de retour après une période d’emballement. Il y a peut-être là un problème de surproduction. Aussi, quand on constate que le moindre youtubeur peut publier une bande dessinée à son nom et atteindre facilement les 25 000 ventes, où seul le nom sur la couverture est de lui, ça fait réfléchir. Mais quand on voit le bouquin de Sarkozy en tête des ventes, poussé à fond par les chaînes de télévision. Mais je connais 1000 auteurs qui mériteraient plus d’être mis en avant que lui.

Comment l’IA générative impacte votre métier ? Est-ce que vous l’utilisez ?

Fredd : Je vais être direct : pour moi, cet outil existant grâce au travail des artistes, il devrait être réservé aux artistes. Après, quand quelqu’un génère une image rigolote, pourquoi pas, mais quand on voit que des festivals qui ont des moyens utilisent l’IA pour leurs affiches, on se dit que ce n’est pas possible. Un peu de respect. Quand Midjourney est arrivé, je suis allé voir par curiosité ce que cela donnait. À ce moment-là, je travaillais sur un projet aux influences pirates et vikings. Avec ces références en tête, j’ai généré quelques images. Il m’aurait fallu des heures de recherches sur Google pour réunir des références équivalentes. L’outil peut être intéressant pour nourrir une réflexion, mais en revanche, il ne devrait en aucun cas être utilisé pour illustrer directement une couverture, par exemple.

David : J’ai essayé aussi, pour ne pas mourir idiot. Et je me suis vite rendu compte que ce qui sortait était souvent de gros clichés. L’originalité ne semble pas possible. À terme, on va arriver à un point où l’imagination va tourner en boucle. L’an dernier, on m’a carrément formulé une demande de commande comme on rédigerait un prompt pour une IA. De mon côté, je passe beaucoup de temps sur DeviantArt, et de nos jours, on ne voit quasiment plus que ça. Il est même devenu impossible de choisir de ne pas être exposé à ces images. Elles sont partout, on en est littéralement envahis. Et surtout quand maintenant tu vois que dans des écoles d’arts appliqués, ça fait partie de l’apprentissage, je me dis : vous vous foutez de ma gueule ou quoi ? Avant je faisais beaucoup de commissions au moment du Black Friday, pour des particuliers ou pas, et je faisais une bonne partie de mon chiffre d’affaires annuel. Depuis que les IA génératives sont là, ce chiffre se casse la figure. Cette année 2025, j’ai été sauvé de peu, mais sinon j’étais à 0.

Et si un jour on vous envoie un projet de bande dessinée entièrement généré par l’intelligence artificielle ?

David : Je dirais à la personne qu’on est assez exigeants, et qu’elle va m’enlever ces sixième doigt à chaque case (rire). Qu’est-ce que c’est que ces trois jambes là ? Pourquoi ton personnage ne parle que d’une seule de ces deux bouches ? Plus sérieusement, je préfère largement une BD faite avec des bonshommes bâtons. Il en existe des très bonnes.

Fredd : Après l’IA peut aussi générer des bonshommes bâtons. Mais par le passé, nous avons eu le cas d’un projet au scénario intéressant et assez original, mais dont les dessins étaient générés par l’IA. Fait étonnant, l’ensemble restait plutôt cohérent, avec des personnages qui ne changeaient pas d’une case à l’autre. Nous avions convenu que les illustrations seraient entièrement reprises à la main, mais, pour d’autres raisons, la collaboration ne s’est finalement pas faite.

Vision funeste, par Captain Devein.
Un BD davantage humoristique.

Comptiez-vous aller à Angoulême en 2026 ? Et sinon, où vous trouver en dehors de Saintes ?

David : ça fait longtemps qu’on essaie et pour une fois, on avait réussi à obtenir un stand à Angoulême, mais patatras. Mais cela dit, on comprend totalement les raisons du boycott, c’est tout à fait justifié.

Fredd : mais normalement on y sera quand même, à la librairie Cosmopolite, même si ce n’est pas le FIBD. Le 14 février on sera à Lagord, au lieu de préparer la saint Valentin, donc si vous êtes célibataires et que vous n’avez rien à faire, vous pouvez venir nous voir à la médiathèque.

Les yeux dans les étoiles, par Rissano.

Où vous voyez-vous avec TW Prod dans 5 ans ?

David : Maître du monde, mais le problème, c’est que Trump veut déjà la place.

Fredd : Si le monde est encore debout, on va continuer sur notre lancée. On voudrait augmenter la production. L’objectif déjà, à partir de 2026, serait de faire quatre campagnes Ulule par an et de produire entre huit et dix bouquins par an. On va aussi en 2026 produire plusieurs intégrales, de séries, comme Cochonulk. L’objectif serait aussi de mieux pouvoir payer nos auteurs et de mieux structurer l’association.

Une dernière chose à déclarer, un dernier mot ?

Fredd : Lisez des bandes dessinées, et puis pourquoi pas les nôtres après tout..

David : Non, deux : Two Words.

Voir en ligne : Site web de l’association TW Prod

Par Rémi BARNAULT

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