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Bon
7 mars 2026
Sumire, à peine 18 ans, est la dernière employée en date d’une société de déparasitage Alien. Sa mission est de se rendre, avec l’un ou l’autre collègue, chez des gens qui sont infestés par des cosmo-vermines : une espèce d’insectes extraterrestres qui dégradent l’environnement, détruisant la faune et la flore locales pour proliférer en masse. Des cloportes géants qu’il faut tuer, ramasser, pour ensuite assainir la terre pour que la vie reprenne son cour.
Mais quelquechose tourne mal dès le début de ce premier tome. Kei Yoshiaki reprend le cliché bien connu des enlèvements par des Extraterrestres, présentant sa jeune héroïne allongée dans un laboratoire immaculé, entourée de petits bonshommes qu’on suppose verts, aux grands yeux en amandes noirs. Est-ce un rêve ? Pas sûr... Car, à son réveil, elle est au cœur d’un crop circle, au beau milieu d’un champ.
En semant le doute, l’auteur peut prendre le temps de présenter son univers ainsi que son héroïne, avant de permettre au lecteur de comprendre ce qui est réellement arrivé à Sumire ! Lors de son second « supposé » rêve, voilà qu’à son réveil, elle possède un bras hypertrophié qui semble doté d’une personnalité propre et qui lui parle par télépathie. De quoi faire une crise de panique... Elle a bel et bien été enlevée par des Aliens et ils ont opéré des modifications génétiques qui vont être la source de bien des ennuis...
En effet, outre les cosmo-vermines, il existe également des cosmo-monstres, souvent gigantesques, qui bien plus dangereux que « les cochons de cave ». À l’instar des kaijus, comme Godzilla ou autres créatures rencontrées dans des séries telles que Bioman pour ne citer qu’elles, ils détruisent des villes entières, massacrent les populations et seules quelques armées d’élite sont en mesure de les tuer. Or, au vu de son nouveau physique, Sumire pourrait bien être leur prochaine cible... À moins que sa mutation ne serve ses intérêts et ceux du gouvernement.
Voilà comment une petite demoiselle aux airs de Ranma 1/2, endettée à cause d’un père qui a mal géré ses affaires, se retrouve à devenir cobaye puis alliée d’une société d’éradication de cosmo-monstres. Un schéma narratif somme toute assez classique, avec des inspirations mentionnées plus haut, et un graphisme traditionnel qui donne également matière à comparaison, faisant de Rai Rai Rai un titre totalement nouveau, mais aux allures familières qui donnent envie de connaître la suite.
Par Marc VANDERMEER
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Rai Rai Rai T.1. Auteur : Kei Yoshiaki. Editeur : Ki-oon. 190 pages. Sortie : le 5 mars 2026. Prix : 7,95 euros.