Très bon
26 août 2025
Suite aux négociations secrètes entre Nazarick et l’Empire, ce dernier demande officiellement au royaume de Re-Estize de céder le territoire de la région d’E-Rantel à Ainz. Le refus, sans surprise, aboutit à une guerre qui prend la forme d’une bataille rangée entre les deux puissances. Du côté de Re-Estize, nous avons droit à une présentation de divers nobles, de l’héritier du trône, ainsi que de quelques têtes connues (Gazef, Brain et Climb). Des visages sympathiques qui vont presque tous être massacrés.
Dans la continuité de l’arc précédent, nous assistons de nouveau à un déroulement cruel et sans espoir pour les humains faisant face aux monstres de Nazarick. Cependant, avant d’entrer dans le vif de cet affrontement, un détour nous mène au village d’Enri, que le prince décide de visiter pour l’utiliser comme monnaie d’échange — étant donné qu’il se trouve sous la protection d’Ainz. Une bonne idée sur le papier, mais qui se heurte à la réalité de la différence des forces en présence.
Les villageois décident de se rebeller contre le royaume, et le prince fait face à une résistance inattendue. Les gobelins sont néanmoins peu nombreux, mais Enri réussit, grâce à la corne, à invoquer une immense armée de gobelins, avec ses différentes troupes bien identifiées (fantassins, magiciens, chevaucheurs de loup, archers, assassins, etc.). Lupusregina termine le travail et conclut cet intermède, qui annonce la défaite du royaume.
La suite nous entraîne sur le lieu de la confrontation, avec d’un côté Re-Estize et de l’autre l’alliance entre l’Empire et Nazarick. Alors que tout le monde attend une bataille rangée entre les deux armées, Ainz lance un sort pour marquer le début des hostilités… ou plutôt la fin, tant il y est allé fort. Pour le mort-vivant, cette guerre est surtout l’occasion d’un test : celui d’une invocation rare qu’il réussit avec un grand succès. Rapidement, la bataille se résume à un massacre d’une armée ennemie qui ne fait que fuir.
Face à cette tragédie, Gazef demande un duel à Ainz afin d’honorer son statut donné par le roi. Malheureusement, pas de surprise : un sacrifice noble mais inutile. Suite à cette victoire, Nazarick prend officiellement le contrôle de la région et de la ville-citadelle d’E-Rantel, première pierre du grand royaume des monstres. Le tome se conclut avec une rencontre avec Momon, devenu le représentant de la ville, et le début de l’administration de celle-ci, confiée à Albedo avec son zèle habituel.
Une fin de cycle qui marque la réalisation du premier des grands objectifs d’Ainz. De nouveau, les humains se résument à de pauvres diables, sauf ceux ayant conclu une alliance avec les monstres de Nazarick, offrant une tragédie réussie. Les démonstrations de force des monstres, quant à elles, constituent toujours le grand spectacle de l’œuvre, dans la tradition du cheat mode [1] spécifique à ce type de récit. Et ce n’est que le début de la conquête du Nouveau Monde, dont il nous tarde de découvrir les prochaines étapes.
Par Guillaume BOUTET
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Overlord T.18 & T.19. Par Hugin Miyama (dessin), Kugane Maruyama (histoire originale) & so-bin (character design). Traduction : Yoan Giraud. Ototo, Collection "Seinen". Sortie le 28 juin 2024 & le 11 juillet 2025. 180 pages. 8,35 euros.
Overlord sur ActuaBD :
– Lire la chronique du tome 1,
– Lire la chronique des tomes 2 & 3,
– Lire la chronique des tomes 4 & 5,
– Lire la chronique des tomes 6 & 7,
– Lire la chronique des tomes 8 & 9,
– Lire la chronique des tomes 10 & 11,
– Lire la chronique des tomes 12 & 13,
– Lire la chronique des tomes 14 & 15,
– Lire la chronique des tomes 16 & 17.
[1] Le cheat mode permet à l’individu ordinaire de notre réalité, auquel le jeune adulte japonais s’identifie, d’atteindre avec certitude et facilité les sommets, et d’opérer une catharsis par rapport à sa vie passée, et donc à la réalité du lecteur.