Très bon
18 décembre 2024
Le tome 24 ouvre officiellement le grand arc narratif du Festival, dont ces deux tomes couvrent la première partie. Il s’agit donc d’une longue et grande séquence de la série, et pour cause : presque tous les personnages vu depuis le début y participent d’une façon ou d’une autre, à l’exception bien entendu des antagonistes défaits. Il faut dire que ce festival marque également l’officialisation du royaume des monstres comme acteur majeur et incontournable de la scène internationale.
Cela débute doucement avec la venue et les salutations des délégations de la forêt de Tempest, qui permettent de faire le point des communautés formant le royaume lui-même. Un trio d’invités surprises vient également semer un petit trouble, mais vite maîtrisé par Shion qui gagne de nouveaux subalternes. La partie politique n’est pas en reste avec le roi des Nains, un habitué, les Tengus (pour une rencontre filiale), le nouveau souverain de Falmus, Hinata et l’Eglise de l’Ouest, le maître de la guilde Yuki, les enfants protégés de Shizu, etc.
Au milieu de cette succession de visages connus, les auteurs introduisent un nouveau personnage : Masayuki le brave, qui a tout du héros classique d’Isekai [1]. Son histoire, contée sur quelques chapitres, joue la carte de la parodie et s’avère très amusante, même si ses pouvoirs, bien indépendants de sa volonté, sont réels. Et le plus grand drame pour ce héros malgré lui, c’est que tout le monde s’attend à ce qu’il batte le Roi-Démon de Tempest !
Le tome 25 marque le début des festivités à proprement parlé avec un banquet où les grands de ce monde se retrouvent, dont quelques têtes nouvelles. C’est aussi l’occasion de mettre en avant la cuisine de Tempest, des sushis à la soupe : un classique de la série qui fonctionne toujours. Puis nous avons droit à un récital de musique, à une conférence sur les recherches des scientifiques du royaume et à quelques problèmes de change venant de marchands aux intentions troubles.
Suit le deuxième jour avec le fameux tournoi auquel participe certains visiteurs, comme le héros Masayuki, mais aussi deux officiers de Tempest : Gobuta et Gerudo. Entre parodie et sérieux, le mélange fonctionne là aussi relativement bien, offrant un spectacle amusant et intéressant. Le lecteur se demande forcément jusqu’où peut aller le maladroit, et un peu idiot, Gobuta et l’énigmatique Masayuki avec son « inspiration héroïque » qui frôle le lavage de cerveau !
Des tomes denses, qui brassent beaucoup de personnages et servent à faire le point de la situation générale de Tempest, par rapport au reste du monde. Les nouvelles interactions avec Hinata et Valentine apportent également un peu de fraîcheur, tout comme le héros Masayuki, avec en prime un tournoi qui, à défaut d’être intense, promet d’être fun et divertissant. Ce sont des épisodes certes classiques mais fort agréables.
Par Guillaume BOUTET
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Moi, quand je me réincarne en Slime T24 & T25. Par Taiki Kawakami (dessin), Fuse (auteur original) & Mitz Vah (design des personnages). Traduction : Erica Moriya. Editions Kurokawa, Collection "Shônen". Sortie le 4 juillet 2024 & le 14 novembre 2024. 192 pages. 7,95 euros.
Moi, quand je me réincarne en Slime sur ActuaBD :
– Lire la chronique du tome 1,
– Lire la chronique des tomes 2 & 3,
– Lire la chronique des tomes 4 & 5,
– Lire la chronique des tomes 6 & 7,
– Lire la chronique des tomes 8 & 9,
– Lire la chronique des tomes 10 & 11,
– Lire la chronique des tomes 12 & 13,
– Lire la chronique des tomes 14 & 15,
– Lire la chronique des tomes 16 & 17,
– Lire la chronique des tomes 18 & 19,
– Lire la chronique des tomes 20 & 21,
– Lire la chronique des tomes 22 & 23.
[1] Type d’histoire où le héros est transporté dans un autre monde reprenant généralement les codes du jeu du rôle, voire du jeu vidéo.