Bon
20 novembre 2025
Selon la formule désormais bien rodée, trois affaires composent ce tome. Nous avons la suite et la fin de l’une en première partie, suivie d’une deuxième en entier et, enfin une troisième dont le dénouement sera à découvrir dans le tome 22. Du très classique, même pour Rumiko Takahashi qui s’amuse surtout à mettre en scène des petites histoires d’horreur surnaturelles dans cette série d’exorcistes se déroulant dans le Japon des années 1920.
Après le point étape du tome précédent, où nous avons eu droit à l’alliance entre Byoki et Yurako, ainsi qu’à une confrontation et des révélations importantes concernant Yurako, Natsuno et Daigo, nous revenons ici aux affaires plus ordinaires, et en somme à la routine de travail d’exorciste de Mao, toujours accompagné par Nanoka.
Cette fois c’est Ayame, du clan Hosho spécialiste dans les malédictions, qui demande à Mao d’aller récupérer l’une de ses aiguilles magiques dans une famille bourgeoise. Une petite histoire qui illustre l’essence de la série et des malédictions, et en particulier la façon dont ces dernières peuvent être détournées, volontairement ou non, en fonction des désirs secrets des individus, guidés par la jalousie ou l’égoïsme.
Ensuite nous revenons à l’archi-classique : une affaire impliquant un artefact perdu du clan Goko et deux agents de Shiranui, Mei et Renji, envoyés sur place. Il s’agit d’un joueur de flute qui manipule des enfants. Les deux duo se rencontrent au repaire du bandit, avec à la clé un peu de chaos et la question du traitement du coupable. Renji veut bien entendu le supprimer tandis que nos héros s’interposent. Le dénouement est rapide et prévisible.
Enfin, nous retrouvons Kamon sur une affaire louche : de riches notables meurent mystérieusement chez eux, sans explication. Le coupable se révèle être une poupée à la beauté envoûtante, qui se trouve de façon surprenante liée à Hakubi. La mangaka se lâche au niveau action avec une belle double page, des dizaines de poupées et un Hakubi qui, pour changer, s’implique un peu.
Cependant, pas de surprise dans ce tome de péripéties feuilletonnesques où Rumiko Takahashi joue avec les classiques de l’horreur, faisant entrer et sortir du récit ses personnages secondaires selon un rythme prévisible et linéaire. C’est bien ficelé et divertissant, avec de l’action, de fortes émotions et des leçons de vie, mais sans être vraiment mémorable non plus.
Par Guillaume BOUTET
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Mao T.21. Par Rumiko Takahashi. Traduction : Akiko Indei & Pierre Fernande. Glénat Manga, collection "Shônen". Sortie le 5 novembre 2025. 192 pages. 7,20 euros.
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