Erreur d’exécution squelettes/sqtc/inc-head.html
Très bon
20 novembre 2024
Mao suit le schéma habituel des grandes séries de Rumiko Takahashi, voire de certains de ses travers, à savoir la multiplication des péripéties secondaires qui invoquent à tour de rôle, et de façon récurrente, la galerie de personnages secondaires du manga. La principale conséquence est un récit qui reste en statu quo sur de longues périodes et rebondit très rarement.
Ce dix-huitième tome s’avère un exemple parfait en entrainant, comme souvent, Mao et ses amis dans une suite d’affaires impliquant fantômes et malédictions. De plus pour pimenter le tout, comme c’est également souvent le cas, ils sont confrontés au clan Goko en tant que concurrent ou exécuteur, et ici plus précisément à la jeune génération recrutée récemment.
Le tome s’ouvre sur la suite de l’affaire du Coffret à Monstres qui sème le chaos dans la capitale. Mao, accompagné de Hyakka et Kamon, débusque l’objet maléfique dans un manoir, où les propriétaires sont en train d’être massacrés par son influence. Ils y croisent Renji et Sasuga, venus eux-aussi pour le coffret, non dans le but de le détruire mais pour le ramener à leur maître.
Après cette première confrontation, Mao enchaîne avec une autre affaire impliquant cette fois-ci une confrère, Ayame, dont la jeune sœur Kagari a rejoint le clan Goko. Pleine de rancune et de colère, Kagari a décidé de s’en prendre à sa sœur aînée qui se dresse sur son chemin. Ses aiguilles ont été améliorées par le Jardin aux Ayakashis, et constitue une menace sérieuse. Cependant c’est Nanoka qui lui fait face, mettant ainsi à l’épreuve son épée récemment améliorée.
Enfin, le tome s’achève sur la première partie d’une autre affaire, celle de la Malédiction de la Créature Aquatique. Elle nous entraîne dans un village isolé et perdu dans les montages. Les villageois y pratiquent une tradition funeste. Nous retrouvons là-aussi le groupe de Mao et un envoyé du clan Goko, aux objectifs un peu différent.
Bref c’est la routine pour Mao et Nanoka, qui passent d’une affaire à une autre presque sans transition. Néanmoins la lecture reste plaisante et intéressante grâce à la galerie de personnages, l’autre marque de fabrique de la mangaka, à des situations trépidantes et à une ambiance horrifique sans concession, où le drame n’est jamais bien loin. La recette n’est pas très originale pour les lecteurs assidus de Rumiko Takahashi, mais elle fonctionne encore et peut captiver assurément de nouvelles générations.
Par Guillaume BOUTET
Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.
Mao T18. Par Rumiko Takahashi. Traduction : Akiko Indei & Pierre Fernande. Glénat Manga, collection "Shônen". Sortie le 16 octobre 2024. 192 pages. 7,20 euros.
Mao sur ActuaBD :
– Lire la chronique des tomes 1 & 2,
– Lire la chronique du tome 12.