Erreur d’exécution squelettes/sqtc/inc-head.html
La plus importante mutation qu’a connue le secteur ces dernières années a eu lieu ces dernières semaines : la disparition annoncée du support physique. On s’attendait à ce que le futur GTA VI marque une étape vers les jeux à 100€ à leur sortie, mais c’était une autre évolution qui couvait : dans les futures boîtes du titre de Rockstar, il n’y aura pas de disque, mais simplement un code pour télécharger le jeu…
Playstation (Sony), leader incontesté de l’industrie, a saisi la balle au bond en voyant les précommandes records pour le titre : ils ont carrément annoncé les jours suivants qu’ils abandonneraient le support physique pour leurs consoles à partir de janvier 2028. Le futur de l’industrie sera digital (vente directe) ou ne sera pas selon Sony.
À une époque où les studios à travers le monde ferment un par un, au rythme des économies budgétaires et des exercices fiscaux à assurer, la Japan Expo 2026 donne l’impression que les budgets des éditeurs dans la promotion marquent visiblement le pas.
Ainsi, cette année, il n’y a par exemple pas de stand Namco-Bandai (gros pourvoyeur d’adaptations d’animes ou de mangas populaires) ou Square Enix (gros marqueur culturel de l’industrie japonaise avec, entre autres, la saga Final Fantasy). Oui, il y a bien des conférences consacrées à l’activité vidéoludique qui donnent le tempo à la Japan Expo, mais les bornes manettes en main des gros jeux à venir se font beaucoup plus rares.
Oui, les jeux vidéo sont bien présents à la Japan Expo 2026, mais il n’y a rien qui fasse l’évènement du côté des bornes disponibles. Par exemple, le stand Nintendo à l’arrière du salon demeure une place forte du divertissement, mais nous avons été échaudés par l’absence de Fire Emblem : Fortune’s Weaves, qui pourtant sort en septembre prochain et qui est une licence populaire auprès du public qu’attire la Japan Expo (il n’y a qu’à se rappeler l’évènement quelques années de cela quand l’équipe créative de Intelligent Systems était présente pour revenir sur le très populaire Three Houses).
À une heure où les gros titres sont de plus en plus rares et espacés, il n’est pas évident pour les éditeurs de motiver les visiteurs lors d’évènements comme la Japan Expo 2026.
Par Romuald LEFEBVRE
Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.