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Excellent
4 juin 2026
Le cadre est classique : le lycée, des représentants de classe parfaits et l’amour. Otogi Katsura, déléguée des secondes du lycée, est surnommée « l’ange voleur de cœur » car, par son seul regard, elle fait fondre n’importe qui. Toki Ninomae, son camarade de classe et vice-délégué des secondes du lycée, possède la même grâce : que ce soit les filles ou les garçons, tous l’admirent.
Katsura et Ninomae sont ainsi les idoles de leur lycée, faisant fondre les cœurs par leur beauté mais aussi leur attitude irréprochable : toujours souriants, disponibles et jamais un mot plus haut que l’autre. Bien évidemment, ils cachent un secret : en réalité ils ont la langue bien pendue et sont du genre rentre-dedans. Au lycée ils jouent un rôle et ne sont pas véritablement eux-mêmes. Les deux idoles vont finir par découvrir leur secret respectif et comprendre qu’ils sont plus proches qu’ils le pensaient.
La situation de départ peut rappeler Horimiya, d’ailleurs Ninomae partage avec Miyamura le goût des piercings, ainsi que Kaguya-sama : Love is War pour les deux représentants parfaits qui cachent leur jeu. Le manga de Coco Uzuki joue ainsi sur la dualité de son couple principal, même si, au fond, leur véritable personnalité n’apparaîtra pas si retentissante que ça pour un Occidental, mais pour la société japonaise et ses codes c’est évidemment une autre histoire.
En effet, l’envers du miroir reste limité dans ce premier tome et il est surtout centré sur Toki Ninomae. Nous découvrons ainsi qu’il s’habille d’une façon très différente en dehors du lycée et qu’il travaille dans un café tenu par une connaissance. Une vie privée que découvre Katsura, tandis que la sienne reste encore inconnue, avec néanmoins une différence : en public, que ce soit au lycée ou en dehors, la jeune fille maintient son apparence et ses manières parfaites.
Débuté au Japon en 2023 et comptant pour l’heure cinq tomes, Fall in Love, False Angels a déjà vendu plus de 1,5 million d’exemplaires au pays du Soleil Levant. Un succès qui peut surprendre en raison du propos simple du manga, mais l’élégance du trait de Coco Uzuki associée à une certaine finesse d’écriture en font une lecture extrêmement plaisante, à la fois légère et prenante. De plus, l’histoire aborde quelques sujets graves, dans l’air du temps, de façon simple mais sans détour.
En bref, une formule classique remise au goût du jour, portée par un duo de protagonistes sympathique et attachant, mais qui reste à ce stade encore à découvrir plus en profondeur. Dans tous les cas, il s’agit d’un excellent shôjo manga qui réunit toutes les qualités attendues de ce type de lecture. Fall in Love, False Angels devrait donc ravir les amateurs mais aussi les curieux désirant découvrir le genre par un titre typique et facile d’accès.
Par Guillaume BOUTET
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Fall in Love, False Angels T.1. Par Coco Uzuki. Traduction : Lunafy. Pika Édition, collection "Shôjo". Sortie le 20 mai 2026. 176 pages. 7,20 euros.