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Courts Bouillon : « Mettre un petit caillou dans les rouages de l’édition » [INTERVIEW]

Par Colin BESNIER 30 avril 2026 
Lancé par Floriane Candelon et Quentin Guibereau, Courts Bouillon passe du format de la newsletter à celui de la revue papier avec un premier numéro intitulé La Lutte des case. Pensée comme une revue trimestrielle de " bande dessinée et d’imaginaires politiques ", elle fait actuellement l’objet d’une campagne de financement participatif sur Ulule. Le projet revendique une ligne engagée, anti-concentration éditoriale (une aspiration bien de saison) et attentive aux nouvelles formes de récit, tout en assumant la nécessité de s'appuyer sur un modèle économique viable.

Floriane Candelon et Quentin Guibereau, vous lancez actuellement Courts Bouillon, une revue BD consacrée aux « imaginaires en lutte »... Expliquez-nous cela...

Quentin Guibereau : Le point de départ, c’est vraiment la concentration éditoriale. C’est ce qui a déclenché notre envie de créer Courts Bouillon. Au début, nous avons beaucoup traité cette question sur Instagram et dans la Newsletter : qui appartient à qui, comment fonctionnent les groupes, les diffuseurs, les distributeurs, pourquoi certains rachats posent problème, etc.

Mais l’idée de la revue, ce n’est pas de faire un objet uniquement destiné aux personnes déjà très informées sur le monde de l’édition ou passionnées par la concentration éditoriale. Nous voulons élargir le propos. Le but est que cela parle à un maximum de personnes de gauche, et plus largement à toutes celles et ceux qui s’interrogent sur les récits que l’on produit aujourd’hui.

Floriane Candelon : Nous avons commencé par poser les bases, parce que c’était notre expertise. Nous venons du monde de l’édition, donc nous avions des choses à apporter sur ce terrain-là. Il y avait aussi un besoin d’information : beaucoup de gens ne comprenaient pas exactement ce que signifiait la concentration éditoriale, ni comment fonctionnaient les grands groupes.

Nous avons aussi beaucoup parlé d’Angoulême, parce que c’était l’actualité. Mais maintenant, l’idée est d’aller plus loin. Nous voulons parler davantage des imaginaires, tout en gardant cet axe anti-concentration, et plus largement anticapitaliste, dans notre manière de travailler.

Votre premier numéro s’intitule La Lutte des cases. Quels auteurs et autrices y participent ?

Quentin Guibereau : Nous avons déjà plusieurs auteurs et autrices autour de nous. Sur la revue, on retrouve notamment Émilie Gleason, Anne Simon, Martin Py, Aniss El Hamouri, Lisa Blumen, Babonet Jakonet, ainsi que le collectif Bandes détournées.

Floriane Candelon : L’idée était d’avoir un sommaire composé de personnes qui ont toutes, d’une manière ou d’une autre, une forme d’engagement. Parfois cet engagement est directement présent dans leur travail, parfois il se voit davantage dans leur manière de s’exprimer publiquement, sur les réseaux ou ailleurs.

Nous leur proposons d’éclairer le thème du premier numéro, La Lutte des cases : la lutte des classes, bien sûr, mais aussi la lutte au sens large. Le sommaire mélange donc des jeunes auteurs et autrices, des personnes plus installées, des gens qui font de la BD très politique et d’autres qui travaillent davantage les imaginaires.

La campagne Ulule propose aussi un jeu de cartes, Camarades contre capitalistes. Quel rôle joue-t-il dans le projet ?

Floriane Candelon : Le jeu de cartes accompagne la revue, mais nous voulons aussi qu’il puisse exister seul. C’est une autre manière de travailler les imaginaires.

Il s’agit d’un jeu de sept familles, avec trois familles de camarades et trois familles de capitalistes. Chaque famille est illustrée par un auteur ou une autrice différent. On retrouve notamment Popolitik, Salem ou encore Tarmaz. C’est encore une autre façon de parler de politique, mais en passant par le jeu, par l’humour et par l’image.

Vous parlez beaucoup d’imaginaires. Mais la ligne forte de Courts Bouillon semble aussi être une critique du monde de l’édition,. Est-ce le moteur du projet ?

Quentin Guibereau : Oui, complètement. La concentration éditoriale a été le moteur de notre envie de créer Courts Bouillon. C’est vraiment le point de départ.

Pour autant, la revue ne sera pas un objet uniquement centré sur cette question. Nous voulons qu’elle puisse parler à un public plus large. La concentration éditoriale est un symptôme, mais elle nous amène à parler d’autres choses : des récits dominants, de la manière dont certains imaginaires prennent toute la place, de la possibilité d’en faire émerger d’autres.

Floriane Candelon : La newsletter nous a permis de construire une communauté autour de ces sujets. Maintenant, nous pensons pouvoir passer une étape supplémentaire : proposer une revue qui reste politique, mais qui ne soit pas seulement analytique ou didactique.

Nous ne sommes pas là uniquement pour expliquer le fonctionnement de l’édition. Nous voulons aussi créer un lieu où des auteurs et des autrices puissent proposer d’autres récits, d’autres formes, d’autres manières de regarder le réel.

Justement, comment éviter que cette revue ne parle qu’à un entre-soi déjà convaincu ?

Quentin Guibereau : Je pense que la bande dessinée a déjà un aspect accessible. Évidemment, il y a la question du prix, et nous essayons d’y faire attention. Mais le format BD, avec des histoires courtes, permet d’entrer assez facilement dans un sujet.

Dans la revue, il y aura des histoires, des interviews, des articles, des approches très différentes. Nous ne sommes pas dans quelque chose de méta-BD ou réservé aux spécialistes. Les sujets seront larges : on peut passer de la Corée du Nord aux Moomins. Cela peut toucher des publics très différents.

Floriane Candelon : Le format revue nous permet aussi d’éviter de demander aux auteurs et autrices : « Faites-nous une histoire engagée. » Nous leur proposons un thème, et chacun ou chacune l’éclaire à sa manière.

Certaines histoires seront très radicales, d’autres beaucoup plus humoristiques ou décalées. Par exemple, Émilie Gleason nous livre une histoire autour d’une sorte de lutte des classes dans une maternelle, à partir d’une piñata. C’est drôle, accessible, et en même temps cela parle du thème. Cette diversité de ton est importante pour ne pas enfermer la revue dans un discours unique.

Pour situer la revue, on pourrait dire qu’elle se place quelque part entre La Revue dessinée et Métal Hurlant ?

Floriane Candelon : C’est souvent comme cela que nous la présentons. Il y a quelque chose de La Revue dessinée dans le format trimestriel, l’idée d’un objet régulier, construit, avec un vrai travail éditorial. Mais nous ne sommes pas dans le documentaire pur.

Et il y a quelque chose de Métal Hurlant dans l’idée d’un thème qui rassemble des créations, même si nous ne sommes pas spécifiquement dans la science-fiction ou la Fantasy. Nous sommes plutôt dans les imaginaires au sens large : comment on raconte le monde, comment on le transforme, comment on le rêve autrement.

On pourrait ajouter une dimension politique proche d’une revue comme La Déferlante, même si notre champ n’est pas exclusivement féministe. Il y aura aussi de l’humour, donc peut-être une petite touche de Fluide Glacial. En réalité, nous sommes dans un mélange de tout cela, avec une énergie que nous voulons plus jeune, plus pop, plus nouvelle.

La revue se veut donc politique, mais pas forcément didactique ?

Quentin Guibereau : Oui. Nous ne voulons pas faire un objet uniquement pédagogique. Bien sûr, il y aura des contenus journalistiques, des articles, des entretiens, mais la création occupera une place centrale.

Floriane Candelon : Nous voulons utiliser — ou plutôt accompagner — l’énergie que l’on sent aujourd’hui autour de la lutte à Angoulême, autour de la bande dessinée engagée, autour des bandes détournées, des collectifs, de la microédition. L’idée est d’avoir un lieu où tout cela puisse se retrouver de manière régulière, dans une revue que l’on reçoit dans sa boîte aux lettres ou que l’on trouve en librairie.

Au-delà du contenu, comment comptez-vous toucher des lecteurs et lectrices qui n’ont jamais entendu parler de vous ?

Floriane Candelon : Comme nous voulons aussi nous adresser à un public jeune, une partie importante se joue sur les réseaux sociaux. C’est pour cela que nous avons commencé par Instagram, avec des formats vidéo, des carrousels, des contenus faciles à partager. La newsletter permet aussi d’avoir un lien numérique plus direct avec les lecteurs et lectrices.

Ensuite, nous comptons évidemment sur le bouche-à-oreille. Et si la revue fonctionne, nous avons l’ambition de la porter en librairie. Dans le préfinancement, nous avons prévu des packs libraires, pour que les libraires puissent commencer à nous soutenir et disposer d’exemplaires.

Vous visez plutôt les librairies spécialisées BD ou un réseau plus large ?

Floriane Candelon : Les librairies engagées sont évidemment importantes pour nous. Nous avons déjà travaillé avec certaines d’entre elles sur un proto-projet précédent, et nous savons qu’elles aiment relayer ce type d’initiatives.

Mais nous pensons aussi que la revue peut trouver sa place en librairie généraliste indépendante. Quelqu’un qui vient acheter un essai politique, un roman engagé ou un livre de sciences humaines peut se voir conseiller la revue par un libraire : « Si ce sujet vous intéresse, en bande dessinée, il y a aussi cela. » C’est une manière de sortir du seul lectorat BD.

Est-ce possible de faire vivre une revue anticapitaliste dans un système économique qui reste profondément capitaliste ?

Quentin Guibereau : Ce ne sera évidemment pas facile. Mais je pense que cela vaut le coup d’essayer. Qui ne tente rien n’a rien, et sur un malentendu, cela peut marcher !

Plus sérieusement, le fait d’être dans un système capitaliste est aussi une raison d’essayer de s’y opposer, de le contrer à notre échelle. Nous ne prétendons pas tout renverser avec une revue. Mais si quelques personnes tombent dessus, si nous sommes lus, si cela circule, c’est déjà un pas dans la bataille culturelle.

Floriane Candelon : Et même si Quentin le formule comme ça, nous avons quand même un modèle économique ! Nous avons calculé les choses. Nous n’espérons pas simplement que des gens tombent dessus par hasard.

C’est aussi pour cela que notre objectif de financement est assez élevé : il ne s’agit pas seulement d’imprimer un objet, mais de lancer une revue dans de bonnes conditions. Il existe aujourd’hui des projets qui portent une voix anticapitaliste, critique du système capitaliste, attentive aux questions impérialistes, antiracistes, féministes, et qui parviennent à exister dans ce système.

Même si on raisonne en termes de marché, il y a une demande pour des bandes dessinées conscientes, pour des objets politiques, pour d’autres manières de faire. On le voit avec des collectifs comme Bandes détournées, qui ont trouvé leur modèle et leur public.

Le financement participatif est-il pour vous un simple outil de lancement ou une manière d’expérimenter un autre modèle économique ?

Floriane Candelon : Le financement participatif est devenu une sorte de béquille pour faire exister des projets différents. On l’a vu avec les Éditions Exemplaires, avec Bandes détournées, et même avec des éditeurs indépendants qui relancent régulièrement leurs livres en préfinancement.

Cela permet d’avoir de la trésorerie au lancement, de sécuriser une partie des ventes, de créer un lien direct avec les lecteurs et lectrices. Bien sûr, même de plus gros éditeurs commencent à utiliser ce système, et on peut leur reprocher d’en avoir moins besoin. Mais pour nous, c’est un outil précieux.

Le modèle de la revue est aussi intéressant parce qu’il permet une régularité. On peut construire un lectorat, proposer des abonnements, imaginer une relation suivie. Nous allons probablement préfinancer les prochains numéros également, mais l’enjeu ne sera pas exactement le même que pour ce premier numéro : ici, il s’agit aussi de faire exister le projet tout court.

Vous imaginez donc un modèle hybride ?

Floriane Candelon : Oui, très clairement. Il y aura du préfinancement, de la vente directe, peut-être de l’abonnement, de la librairie, des salons. Cela fait beaucoup de moitiés, mais c’est précisément ce mélange qui peut nous permettre de tenir.

Nous ne prétendons pas inventer un modèle entièrement nouveau. Nous prenons les outils qui existent et nous essayons de les articuler autrement, à notre échelle.

Dans votre manière de fonctionner, souhaitez-vous aussi montrer qu’il est possible de faire les choses différemment dans l’édition ?

Floriane Candelon : Nous essayons de ne pas être trop présomptueux. Nous prenons la structure du marché telle qu’elle est, parce que nous savons que nous n’avons pas, seuls, la puissance nécessaire pour la bouleverser.

Ce qui peut vraiment faire bouger une structure, c’est le collectif. Nous, avec Courts Bouillon, nous pouvons peut-être mettre un petit caillou dans les rouages. Nous pouvons tester des modèles, montrer d’autres manières de faire, donner envie à d’autres de se lancer.

Si notre expérience peut essaimer, si elle peut inspirer d’autres projets, tant mieux. Mais nous n’avons pas vocation, avec une seule revue, à renverser tout le marché éditorial.

Votre action serait donc davantage culturelle que directement économique ?

Floriane Candelon : Les deux sont liés, mais oui, nous parlons beaucoup de bataille culturelle. Travailler les imaginaires, c’est aussi permettre à des lecteurs et lectrices de réfléchir, puis peut-être de s’engager ailleurs, individuellement ou collectivement.

Dans le secteur de la bande dessinée, on l’a vu avec Angoulême, ce qui fait vraiment bouger les choses, c’est la lutte collective, la lutte syndicale. Nous, nous essayons d’accompagner cela, de donner un espace, une caisse de résonance, des récits.

Quentin Guibereau : Nous n’allons pas tout changer seuls, mais nous pouvons participer à un mouvement plus large. C’est déjà beaucoup.

Votre meilleur argument pour amener les lecteurs et les lectrices à soutenir la campagne ?

Quentin Guibereau : La campagne est sur Ulule. Si vous voulez que la revue voie le jour, c’est le moment de la précommander. Nous pensons avoir assez bien expliqué pourquoi ce projet nous tient à cœur, et pourquoi il peut être important.

Floriane Candelon : C’est une revue BD d’imaginaires en lutte, avec des auteurs et autrices que nous aimons beaucoup, des histoires courtes, des articles, des entretiens, un jeu de cartes, et l’envie de construire quelque chose sur la durée. Si vous voulez voir exister ce type d’objet en librairie, il faut nous aider maintenant.

Voir en ligne : LE SITE DE LA CAMPAGNE

Par Colin BESNIER

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13 Messages :
  • "Le but est que cela parle à un maximum de personnes de gauche, et plus largement à toutes celles et ceux qui s’interrogent sur les récits que l’on produit aujourd’hui."

    Parce que les gens de droite ne s’interrogent pas sur les récits que l’on produit aujourd’hui, ils sont pas assez intelligents pour ça puisqu’ils sont de droite. S’ils étaient intelligents, ils seraient de gauche comme tous les gens de gauche qu’il faut convaincre de rester à gauche, sinon, les gens de gauche vont virer à droite et tout le monde sera idiot.

    Le mieux, est donc de ne pas parler à des gens de droite pour ne pas attraper le virus du capitalisme mais uniquement aux gens de gauche. L’entre-soi, c’est les autres. Le gens de gauche, lui, il lutte pour pas devenir de droite. Il lutte contre l’entre-soi des autres.

    Si vous êtes de droite, le message est clair : n’achetez pas et ne lisez pas ce magazine ! Il est uniquement réservé aux gens de gauche qui habitent à Paris et qui se promènent à vélo du côté du canal st Martin. Les prolos des anciennes banlieues rouges et des régions industrielles sinistrées dans les années 80, c’est pas pour vous ! Vous êtes passés à l’extrême-droite après tout ce que la gauche n’a pas fait pour vous. C’est pas un magazine pour les beaufs (ces idiots de prolos) mais pour les jeunes de gauche, ceux qui y croient encore, ceux qui sont restés fossilisés dans la vision romantique de la révolution, ceux qui préfèrent se bercer d’illusions gauchistes, de théories qui ne marchent pas because la comédie humaine, ceux qui ont les moyens de s’acheter de la BD à 30 euros en savourant leu fruit bio acheté en AMAP, ceux qui n’ont pas besoin de mettre du gasoil dans leur vélo cargo. Les vrais gens de gauche, ceux qui peuvent encore se payer le luxe de l’être.

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    • Répondu par Milles Sabords le 1er mai à  12:34 :

      Ce n’est pas un caillou qu’il faut mettre dans l’édition pour que ça change, mais un rocher ! Être de gauche ne veut absolument rien dire, ni même de droite, il faut surtout être professionnel, un professionnel de la BD profondément convaincu par ce médium, avec un vrai respect des auteurs et autrices et de leurs chapelles graphiques, et pas parce que « Emilie Gleason » c’est cool et tendance, comme beaucoup d’autres personnes publiées dans cette revue. À vouloir nager à contre-courant des majors, on finit par nager comme les requins.

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    • Répondu le 2 mai à  10:47 :

      Votre commentaire (pas celui de Mille Sabords) va me faire ma journée, c’est tellement juste, et drôlement dit.

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    • Répondu par Courts Bouillon le 4 mai à  10:42 :

      L’"idiotie" des gens de droite, les "beaufs", c’est vous qui le dites... nous on ne tombe pas là-dedans. Pour ce qui nous concerne directement, c’est limite insultant de dépeindre deux jeunes dans des situations plutôt précaires comme des bobos en vélo-cargo. Si vous êtes de droite et opposés au capitalisme, vous êtes une espère rare mais vous êtes le bienvenu cher inconnu. Autrement, vous risquez de ne pas trop vous plaire chez nous. C’est aussi simple que ça. Comme un électeur RN lit rarement l’Huma, on doute que quelqu’un qui se sente profondément de droite lise Courts Bouillon... C’est le concept de ligne éditorial, on n’invente rien. Après, pour le reste c’est vous qui voyez !

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      • Répondu le 4 mai à  10:51 :

        Mais à la place du capitalisme, on fait quoi ? Lire l’Huma ? Le Marxisme ? C’est à la dictature du prolétariat, la confiscation des outils de production, l’abolition de la propriété, un parti unique, et un État central qui décide de tout sous prétexte de redistribuer les richesses ? Vous êtes sérieux, là ?

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        • Répondu par Courts Bouillon le 4 mai à  11:13 :

          On fait quoi ? Très bonne question ! On a créé une revue pour tenter d’y répondre, ça s’appelle Courts Bouillon. Vous devriez essayer ! ;)

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          • Répondu le 4 mai à  12:41 :

            Non merci, je suis trop vieux pour les utopies qui ne permettent que de s’acheter une bonne conscience, je préfère les résultats réalisables.

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          • Répondu par Milles Sabords le 4 mai à  14:23 :

            Qu’il y ait des gens de gauche ou de droite dans les comités éditoriaux, tout ce que je vois, ce sont des collègues qui vivent à moins de 1000 euros par mois, une mise en place de plus en plus grandissante du système du « forfait » pour excuser toutes les dérives éditoriales, surtout envers les autrices. Pas la peine de me sortir le couplet du capitalisme, à force, c’est la créativité que l’on appauvrie. Pour les prochaines décennies, l’IA remplacera tout le monde, les éditeurs seront contents et feront plus de marges.

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            • Répondu par Auteurice le 5 mai à  13:50 :

              Vous faites toujours croire que vous êtes auteur Milles Sabords ? On sait que c’est faux depuis un moment maintenant.

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              • Répondu par Milles Sabords le 5 mai à  14:29 :

                En êtes-vous sûre puisque vous ne savez pas qui se cache réellement derrière mon pseudo ? Pas plus que votre pseudo prouve qui vous êtes…

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