Certains auront un accès de nostalgie en se souvenant des attrape-nigauds, pas trop fins parfois, qui mobilisaient notre équipe : le 1er avril, il fallait faire gaffe aux potacheries de nos collaborateurs. D’autres, qui n’appréciaient pas trop ce genre d’humour, se contenteront d’un haussement d’épaule, face à un exercice où, c’est une évidence, le meilleur côtoyait le pire.
Le meilleur…
Le meilleur, c’est sans doute ce poisson de 2008 accroché au dos de la Marine nationale, que nous avions construit avec nos collègues du site Mer et Marine.com, qui était à la marine ce qu’ActuaBD est à la BD : « L’Espadon reprend du service », titrions-nous, tandis que notre très sérieux partenaire, l’un des sites les plus informés concernant la Marine nationale française, confirmait l’information de son côté.
« Le ministère, qui planche d’ailleurs sur un programme européen qui rendrait concret cette invention d’avion amphibie imaginé par Jacobs dans le Journal Tintin en 1946, co-financerait l’opération qui fera ensuite l’objet d’une série télé de grande audience » pouvait-on lire… La (dé)pêche avait été bonne : les plus grandes agences de presse du monde reprirent l’info...
Après, les poissons se multiplièrent au fil de l’eau : L’INRI code supplantait le Da Vinci Code, Bob Fish d’Yves Chaland poursuivait ses aventures, Tintin devenait un manga, Disney rachetait Astérix, le Professeur Raoult devenait un Villain de Spider-Man, Florence Cestac remplaçait Frank Bondoux à la direction du FIBD et Lewis Trondheim son directeur artistique, le damier rouge et blanc de la fusée Tintin recouvrait les appareils du programme spatial européen », Donald Trump voulait interdire les super-héros européens, le Musée de la BD d’Angoulême ouvrait sa filiale à Abou Dhabi, etc.
… et le pire
Le pire est celui qui avait entraîné le plus de commentaires dans les réseaux sociaux, lorsque nous avions annoncé le 1er avril 2015, que la rédaction de Charlie Hebdo n’était finalement pas morte, que c’était une blague…. D’aucuns l’avaient trouvée de mauvais goût…, ce que l’on peut comprendre.
L’autre pire est lorsque nous avons annoncé que l’IA pouvait produire des bandes dessinées. C’était irréaliste au moment de l’article daté de 2019. La mauvaise blague, c’est que c’est aujourd’hui une réalité.
C’est pourquoi nos collaborateurs, plutôt que d’ouvrir les vannes de leur imagination, ont décidé d’aller à la pêche....
Par Didier PASAMONIK
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