ActuaBD à London (ép. 2) : Au Cartoon Museum, les chats miaulent tout l’été

Par Didier PASAMONIK 16 août 2025 
L’été permet des expositions temporaires « tout public » et quoi de plus « grand public » que les chats ? On sait que Geluck a depuis longue date un projet de Musée du Chat pour Bruxelles (où en est-il, d’ailleurs ?). Il pourrait s’inspirer de celle qui a lieu jusqu’au 7 septembre à Londres au Cartoon Museum : plus de 100 planches de BD et dessins d’humour signés d’artistes de renom. Miaou !

Évidemment, le sujet permet de ramasser large. Si l’on n’évite pas Jim Davis et son célèbre Garfield, on découvre avec plaisir les publications des pages du pionnier Krazy Kat de George Herriman, du Félix le chat de l’illustrateur australien Pat Sullivan, conjointement avec Otto Messmer, de la célèbre BD anglaise Korky the Cat, créé par James Crighton, la mascotte du magazine britannique The Dandy.

ActuaBD à London (ép. 2) : Au Cartoon Museum, les chats miaulent tout l'été
Impossible d’éviter Garfield...

On rebondit avec les publications tirées des dessins animés Tom & Jerry, une page originale avec Sylvester, le chat de Bugs Bunny par Peter Longden, et leurs équivalents Underground l’inévitable Fritz The Cat de Crumb ou le Fat Freddy’s Cat de Gilbert Shelton, le Calculus Cat de Hunt Emerson, une parodie catophile de Judge Dredd : Judge Shredd...

Judge Shredd rappelle cette vérité : chez les propriétaires de chats, celui qui fait la Loi, c’est lui !

Mais la partie qui vous fera miauler de plaisir est sans contexte la ménagerie des chats de Ronald Searle, Raminagrobis en majesté qui surgissent d’un trait qui vibre avec génie.

Ronald Searle, l’un des plus brillants cartoonists anglais des années 1960-80.

L’exposition se termine sur la relation particulière des auteurs, des dessinateurs, avec leur chat, discret compagnon de tous les jours, qui assiste avec indifférence aux splendeurs et à l’émerveillement de leurs créations.

La liste ne sera jamais close : ils ignorent Le Chat de Geluck comme Le Chat du Rabbin de Sfar, mais la visite vaut le détour, d’autant que le ticket est couplé avec l’exposition permanente.

En écho à la rétrospective contemporaine de cet artiste en ce moment au British Museum, on découvre les chats d’Hiroshige.
Le musée réserve une petite place où les spectateurs, petits et grands, peuvent y aller de leurs entrechats.

Par Didier PASAMONIK

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