Très bon
17 février 2025
Préparé depuis deux tomes, nous plongeons dans un évènement incontournable du genre : le festival culturel, qui offre généralement des moments cruciaux en comédie romantique. Il faut dire qu’au programme, il y a la classe de Taiki qui joue une pièce de théâtre : Blanche Neige avec Hina dans le rôle-titre. Taiki se charge de l’organisation et de la régie, mais bien évidemment un coup du sort va le propulser en Prince, afin de remplacer l’acteur qui s’est soudainement cassé la jambe !
Mais Chinatsu n’est pas en reste : elle invite Taiki au mini-concert organisé par l’une de ses amies, et cela le plus innocemment du monde comme toujours. Pour ne pas changer notre jeune héros se pose mille questions sur les intentions de son aînée, mais il n’a pas le temps de s’appesantir sur le sujet : il va être entrainé dans un tourbillon d’évènements.
Il ne va pas sans dire que la représentation de Blanche Neige va avoir son petit incident, troublant l’ensemble de l’école et aboutissant à une rumeur sur Taiki et Hina. Mais en réalité, le véritable évènement concerne sans aucun doute Chinatsu qui réagit de plus en plus intensément à ce qui se passe entre Taiki et Hina. C’est même une petite révolution au sein du récit qui se produit à la suite du festival, en seconde partie du volume.
Depuis le début du manga les pensées de Chinatsu sont impénétrables. Le lecteur ne peut observer que deux choses chez elle : une sourire joyeux lorsqu’elle s’amuse et un air pensif le reste du temps. Une véritable poker face, source de moults interrogations chez Taiki. Dans ce volume, elle révèle enfin ce qu’elle pense de ce dernier et les sentiments qu’il suscite chez elle. Mais est-ce que cela va impliquer une évolution du récit ?
L’éternel statu quo de la série est finalement troublé par un développement classique : l’arrivée d’un nouveau personnage. Ayame Moriya, petite sœur d’une amie d’enfance de Chinatsu, rejoint le club de badminton en tant que manager... suite à une sorte de malentendu. Passionnée par les histoires d’amour, et accumulant les ex-petits amis, elle décide d’aider Hina et Chinatsu à concrétiser leurs amours respectifs, bien que n’ayant pas encore compris qu’il s’agit d’un triangle amoureux.
La série suit donc tranquillement son cours, sans rien de très original. Kouji Miura se concentre exclusivement sur les sentiments de ses personnages. À ce titre c’est fin et juste, mais à côté, le récit propose rarement de réelles péripéties ou de moments de comédie. De même la dimension sportive reste superficielle, étant très peu mise en avant - un paradoxe pour des personnages dédiés totalement à leur passion. Bref Blue Box reste également à lui-même : une lecture fine et agréable, mais qui semble raconter toujours un peu la même chose, du moins jusqu’à l’arrivée d’Ayame.
Par Guillaume BOUTET
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Blue Box T.8. Par Kouji Miura. Traduction : Lilian Lebrun. Delcourt/Tonkam, Collection "Shônen". Sortie le 8 janvier 2025. 192 pages. 7,29 euros.
Blue Box sur ActuaBD :
– Lire la chronique des tomes 1 & 2
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