Bilan 2024 – Le film d’une bande dessinée qui entre en crise ?

Par Didier PASAMONIK 29 décembre 2024 
C’est une année étrange que 2024, quasiment une année « sans ». Sans Astérix, certes, mais aussi sans gouvernement stable en France après la dissolution-surprise de l’Assemblée nationale en juin, juste avant les Jeux Olympiques. Résultat : des éditeurs en difficulté, un chiffre d’affaire en berne, et des libraires qui n’ont quasiment rien vendu. Un peu comme si tout le monde avait regardé ailleurs, en dépit des efforts de certains pour faire briller le 9e Art. Pondérons la chose : ce n’est pas un cauchemar, mais ce n’est pas non plus le rêve. En attendant l'année prochaine, prenons le temps de revenir sur 2024 et de tirer des leçons du passé.

L’année de la bande dessinée commence toujours en fanfare avec le Festival d’Angoulême et son Grand Prix très attendu : cette année, c’est l’élégante autrice Posy Simmonds qui remporte la couronne de lauriers d’or angoumoisins. Premier Prix britannique de l’Histoire du FIBD, il récompense une femme de talent et une femme de cœur. Un Prix incontestable après une exposition marquante à la BPI du Centre Pompidou et une biographie signée de l’éminent critique anglais Paul Gravett.

Bilan 2024 – Le film d'une bande dessinée qui entre en crise ?
Posy Simmonds, Grand Prix de la Ville d’Angoulême 2024. Une grande exposition lui sera consacrée à Angoulême en janvier 2025.
Photo : D. Pasamonik (L’Agence BD)

La BD qui sourit et qui rit

Autre moment solennel : l’installation pour près de six mois de la bande dessinée « à tous les étages » au Centre Pompidou. 700 œuvres de premier plan rassemblées par un quatuor de commissaires inspirés avec des œuvres qui vont de Winsor McCay à Hugo Pratt (qui a eu son expo dédiée à la BPI) en passant par Chris Ware, gratifié au passage de l’insigne de Chevalier des Arts et des Lettres. Une célébration exceptionnelle qui a marqué de son empreinte l’année 2024.

Plus de 700 planches étaient présentes au Centre Pompidou en 2024 dans l’exposition "La Bande Dessinée à tous les étages".

Du côté de la Belgique, en mai 2024, « l’Art de la Bande Dessinée » a été inscrit au patrimoine culturel immatériel de la Région Bruxelles-Capitale. Au même niveau que Magritte et les frites ?

Coup double sous la Coupole

En France, les lambris dorés de l’Institut de France ont eux aussi été animés par la bande dessinée. Cela commence avec l’installation, le mercredi 28 février, de Marjane Satrapi, autrice de Persépolis et de Poulet aux prunes, mais aussi réalisatrice et artiste-peintre franco-iranienne, figure de proue artistique pour la BD du mouvement « Femme, Vie, Liberté » en faveur des femmes iraniennes réprimées par le régime des mollahs, sur le fauteuil d’académicienne des Beaux-Arts. Elle rejoint Catherine Meurisse, en tant que deuxième autrice de bande dessinées à entrer sous la Coupole, mais pour son œuvre... cinématographique ! Dans la foulée, elle reçoit quelques mois plus tard la Légion d’Honneur !
Le véritable hommage au 9e art vient plus tard, le mercredi 6 novembre 2024, lorsqu’Emmanuel Guibert rejoint à son tour l’Académie des Beaux-Arts, dans la section de gravure et de dessin. Sa réception parmi ses pairs a été l’objet de sa part d’un véritable spectacle qui a étonné les spectateurs présents riant à gorge déployée. ActuaBD était présent et vous a détaillé un événement dont on reparlera dans les annales de l’institution. Bravo Emmanuel !

Emmanuel Guibert à l’Académie Française
Photo : ActuaBD.com

Autres expositions remarquables

Mentionnons également d’autres expositions marquantes comme « Marvel, super-héros et Cie », qui s’est tenue à la Cité de la bande dessinée et de l’image d’Angoulême. Rassemblant plus de 90 artistes internationaux ayant œuvré pour les comics de la Maison des idées, l’exposition a été inaugurée le 25 juin 2024 et se terminera le 4 mai 2025. Vous avez encore le temps !
Un événement qui montre la volonté du musée angoumoisin, dirigé par Vincent Esches, d’imprimer sa propre empreinte aux côtés de l’événement annuel du mois de janvier, le FIBD.

Citons aussi la double exposition niçoise autour de Tintin qui était elle aussi en tous points remarquable.

Hergé à l’honneur avec deux expositions à Nice en 2024
Photo : D. Pasamonik (L’Agence BD)

Quelques albums ignorés de la sélection du Festival d’Angoulême 2025

Nous avions signalé, voici quelques jours, tout le bien que nous pensions du retour, sept ans après son Fauve d’or d’Angoulême en 2019, de l’Américaine Emil Ferris avec un deuxième chef-d’œuvre : le tome 2 de Moi ce que j’aime c’est les monstres (Ed. Toussaint-Louverture). C’est un des événements de l’année.

"Moi ce que j’aime, c’est les monstres" de Emil Ferris. Un chef-d’oeuvre.
Ed. Monsieur Toussaint-Louverture

Les 50 contributeurs de la rédaction d’ActuaBD ont désigné pour leur part, sur une sélection de 60 titres, après deux tours, le tome 7 de la série Le Château des étoiles d’Alex Alice (Ed. Rue de Sèvres) qui succède à Une Nuit avec toi de Maran Hrachyan (Glénat) élue en 2023.

L’équipe d’ActuaBD a élu "Le Château des Etoiles" meilleure BD de l’année 2024.
Editions Rue de Sèvres

La BD qui pleure

Mais ces fastes et ces festivités ne peuvent pas passer sous silence une année atone en terme de ventes, que ce soit en France comme en Belgique.
Les consommateurs, inquiétés par la situation économique en France comme en Europe où l’inflation et le prix de l’énergie montent en flèche, ont préféré épargner et réduire leur consommation. Le groupe GfK, spécialisé dans "la collecte et d’analyse de données dans le secteur Équipement de la maison" sortira ses chiffres début janvier, mais il se raconte déjà que le recul pourrait atteindre les 20% après une hausse extraordinaire consécutive à la période du COVID.

L’édition alternative en est particulièrement affectée. Bérengère Orieux, fondatrice de la valeureuse maison d’édition nantaise Ici Même, a du par exemple faire un appel à l’aide sur Facebook pour demander le soutien financier de son public..

Côté mangas aussi, les résultats sont mitigés. Le genre, qui soutenait la croissance de la BD en France depuis ces 20 dernières années, vacille. La Japan Expo 2024 s’est terminée avec un goût de trop peu : peu de gros lancements, peu d’invités mangas, le tout en plein 14 juillet et finale de l’Euro... Les organisateurs avaient anticipé la perturbation causée par les Jeux Olympiques, mais aussi par l’incertitude de la situation politique actuelle qui avait obligé les familles à reculer la date des vacances, le tout sans compter une inflation qui mit du temps à se stabiliser. Résultat : une baisse de 20% du nombre des visiteurs....

Une année plus faible pour la Japan Expo 2024.
Photo : D. Pasamonik (L’Agence BD)

Du côté des Webtoons, c’est encore pire : pour des questions internes à l’entreprise indépendantes de l’état du marché, Piccoma Europe, filiale de Kakao Piccoma, le deuxième plus important éditeur de webtoons dans le monde, a tout bonnement arrêté son activité en Europe !

Piccoma, arrivé en fanfare en France trois ans plus tôt, repart discrètement.
Photo : D. Pasamonik (L’Agence BD)

À l’international, ce n’est pas non plus brillant : la Comic Con (l’Angoulême américain) qui décerne ses Eisner Awards, la plus haute distinction de la BD aux USA, n’a distingué aucune BD franco-belge dans son palmarès, à l’exception de Blacksad.

Ces signes avant-coureurs de crise ressemblent à ceux des années 1980, un moment où les grands noms de la BD franco-belge moderne (Lombard, Dargaud, Dupuis, Casterman...) sont passés des mains de leurs fondateurs à des grands groupes aux dynamiques fondamentalement différentes.

Mouvements financiers et restructurations

Parmi les éditeurs qui ont assuré la relève de ce moment de creux : Glénat, Delcourt, Soleil, Vents d’Ouest, Albin Michel, Futuropolis puis L’Association et la cohorte de ses suivants alternatifs ont dû faire face, soit à des rachats (Soleil, Vents d’Ouest, Albin Michel, Futuropolis…), soit à de solides changements (L’Association).

Si la succession de la Maison Glénat semble assurée par l’arrivée aux manettes de Marion Glénat, la fille du fondateur, Guy Delcourt a dû prendre une autre option après la prise de participation du fonds d’investissement Florac en 2018, il y a six ans dans son capital, soit 49% de ses parts. Editis, N°2 français de l’édition, a été, quant à lui, racheté au milliardaire Vincent Bolloré (propriétaire d’Hachette et du Groupe Canal+) par le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky qui aurait acquis la totalité des actions du Groupe Delcourt pour, selon certaines sources, près de 100 millions d’euros. Les autorités financières de l’État français et de la Commission européenne viennent de valider cette acquisition.

Guy Delcourt venant chercher le Fauve d’or de Chris Ware
Photo : D. Pasamonik (L’Agence BD)

Ce contexte pousse donc les éditeurs à la prudence en réduisant la voilure : moins de nouveautés, moins de participations aux salons, etc. Les éditeurs alternatifs sont les premiers touchés par un marché qui préfère miser sur des marques et séries connues : Blake et Mortimer, Lucky Luke, Tardi…

Ventes publiques et galeries, ça bouge !

Ce qui n’empêche pas certains secteurs de se montrer d’une vitalité étonnante cette année. Alors que Catawiki s’est montrée très discrète cette année, des salles de vente comme Maghen Enchères, Dagoty, Heritage, Tajan, Christie’s ou encore récemment Millon et sa toute nouvelle filiale au Benelux, se sont montrés particulièrement dynamiques.
Idem du côté des galeries comme Martel, qui vient de créer sa filiale à Bruxelles, Maghen à Paris, Huberty & Breyne à Paris et Bruxelles, Barbier à Paris, des galeries qui s’ouvrent de plus en plus aux mangas comme La Galerie de la BD à Bruxelles ou Sultans of Mangas à Anvers.

Le marché des ventes aux enchères est resté tonique en 2024.
Photo : Daniel Maghen Enchères

Polémiques, …miques, …miques

Le 11 avril dernier, on retenait son souffle : est-ce que l’expo Bastien Vivès à la galerie Huberty & Breyne de Bruxelles allait être annulée ? Que nenni. Il y a eu certes un petit rassemblement devant la galerie, mais sans plus. Cette année marque le retour de Bastien Vivès dans la lumière alors que la juge d’instruction dort paisiblement sur son dossier depuis plus de deux ans en regardant défiler les trains gouvernementaux pour décider si oui ou non, il faut l’inculper.
En attendant, Vivès accompagne le lancement par Vincent Bernière de la revue Charlotte Mensuel, tandis qu’il s’est fendu un petit livre satirique intitulé La Vérité sur l’affaire Vivès.

"La Vérité sur l’affaire Vivès’ Par Bastien Vivès (Ed. Charlotte)

Et comme une année sans polémique est une année sans saveur, c’est le bon vieux dessinateur Dany qui s’est retrouvé dans la ligne de mire des réseaux sociaux en 2024, dans le cadre du Spirou scénarisé par Yann : Spirou et la gorgone bleue..

L’éditeur de Dany, par la voix de sa directrice, insista assez odieusement dans sa communication sur l’âge du dessinateur (le scénariste Yann, resté silencieux, est bizarrement épargné) : il a plus de 80 ans, sa conception du monde (entendez par là : « raciste », « sexiste »…) expliquerait cette « bévue ». On a quand même du mal à croire qu’il ait tordu le bras de Dupuis pour publier cet ouvrage un an avant qu’un youtubeur ne le calcule. Face aux vues (plus de 800 000 sur un seul reel !) et commentaires incendiaires, l’éditeur décida de retirer l’ouvrage de la vente, avec d’autant plus de confort que Spirou est une licence-propriétaire de sa maison-mère Media-Participations. L’éditeur belge n’a même pas perdu un fifrelin puisque l’album a pu être largement écoulé avant l’annonce de sa mise au pilon, encore une fois, un an après sa publication. Les exemplaires en circulation se vendent aujourd’hui à prix d’or sur le marché de l’occasion, à n’en pas douter, dans les officines du Ku-Klux-Klan. En sous-texte, la mésaventure de Dany semble indiquer qu’un auteur de plus de 50 ans n’est plus le bienvenu chez Dupuis. Une pétition recueillant plus de 20 000 signatures a bien demandé de revenir sur cette décision. En vain.

Une étonnante polémique
Photo : DR

Des disparitions marquantes

Les lecteurs ont regretté cette année les disparitions successives du créateur de Dragon Ball Akira Toriyama, du Grand Prix d’Angoulême André Juillard (Le Cahier bleu, Les 7 Vies de l’Epervier, Plumes au Vent, Blake & Mortimer…) et de Pierre Christin, le créateur avec Jean-Claude Mézières de Valérian et Laureline, connu aussi pour ses collaborations avec Enki Bilal, Annie Goetzinger ou encore André Juillard,. Tous ces grands noms d’un coup, le changement d’époque se fait clairement sentir.

Résistances et résiliences

Face à l’adversité, la seule issue est la résistance. Cette année de célébration de la Libération de Paris et de la France a permis d’en rappeler les grandes figures comme le panthéonisé Missak Manouchian et surtout Madeleine Riffaud, coautrice de Madeleine, résistante, qui nous a quittés à l’âge de 100 ans et qui a offert à ses coauteurs d’être distingués par le Grand Boum du Festival de Blois et par le Prix Lob du scénario..

Dominique Bertail et Jean-David Morvan, respectivement "Grand Boum" de la Ville de Blois et Prix Lob du scénario en 2024. Madeleine y est pour beaucoup...
Photo : Kelian Nguyen

Enfin, la Bibliothèque nationale de France (BnF) a officiellement lancé, le vendredi 6 septembre, un appel aux dons afin de réunir les 875.000 euros nécessaires à l’acquisition des planches originales de Calvo : La Bête est morte !, célèbre BD réalisée sous l’Occupation. La campagne se terminera le 31 décembre 2024. Il vous reste donc quelques heures pour faire ce don partiellement défiscalisable si vous êtes en France. Vite !

Par Didier PASAMONIK

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France Paris Angoulême Bruxelles Blois Anvers Marché de la BD : Faits & chiffres
 
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6 Messages :
  • Bilan 2024 – Le film d’une bande dessinée qui entre en crise ?
    30 décembre 2024 09:09, par Milles Sabords

    Oui, il y a la crise, moins de budget pour les familles, mais ça n’explique pas tout, les fast-food et les restos sont toujours pleins et les gens partent toujours en vacances. Il y a donc d’autres priorités de consommation. Non, l’autre fond du problème, c’est que la population (tous âges et toutes classes sociales confondues) lit de moins en moins, et de moins en moins de BD. Et ce n’est pas la pléthore de BD du « réel » qui fera revenir les foules dans les librairies. Distinctions, médailles, prix, événements médiatiques, rachats, banalisation des ventes aux enchères, servent les carrières des auteurs et autrices qui en bénéficient, certes, mais aucuns effet de ruissellement positif pour le reste de la profession, dont les contrats sont de plus en plus déséquilibrés. On ne pouvait pas vivre de la BD, bientôt, on ne pourra plus en faire du tout. Plutôt que d’investir dans l’imaginaire, la seule chose que la BD a gagné en 2024 avec les « affaires » Vivès et Dany, c’est la peopolisation de son image comme les autres courants artistiques. La BD bientôt à la une de Closer ? Allez, encore un petit effort, 2025 n’est plus très loins pour continuer dans cette trajectoire !

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    • Répondu le 1er janvier 2025 à  13:40 :

      Je crois que pour sortir du lot dans la BD, la provocation est une forme de publicité efficace. Quitte à devenir un auteur clivant, le plus important dans la bande dessinée de demain, c’est d’être un véritable show man ou show woman. Sinon, sa carrière risquerait d’être fade et sans saveur.

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  • Disparitions marquantes
    30 décembre 2024 12:13, par David Ratte

    Les auteurs disparus cette année sont (trop) nombreux. Difficile de les citer tous. L’une des disparitions qui aura sans doute marqué le plus profondément la communauté des auteurs reste celle d’Etienne Willem. Il n’avait que 51 ans, et il n’est mort ni de maladie, ni de vieillesse. Un auteur qui met fin à ses jours transmet (malgré lui ?) un message fort et désespéré. Les autres décès sont tristes et bouleversants ... celui-ci est perturbant et inquiétant ... pour ne pas dire effrayant. En tout cas, c’est comme ça que je l’ai ressenti et le ressens encore 6 mois plus tard.

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    • Répondu le 30 décembre 2024 à  16:34 :

      Il ne faut pas se faire d’illusions, la BD, et plus largement la lecture, comme la musique matérialisée ou le cinéma en salles sont des habitudes de consommation qui sont probablement amenés à disparaître dans les années qui viennent. Les nouvelles générations consomment déjà du divertissement sans support, et individuellement. Plus la peine d’acheter un disque, de se rassembler quelque part pour voir un film et encore moins d’acheter un livre, de BD ou autre. Les plateformes proposent du contenu divertissant avec des images qui bougent, du son, de la musique et des cliffhangers. On ne voit pas comment la BD pourrait rivaliser. D’ailleurs les grands succès du manga sont systématiquement adaptés en animé, et une fois accro aux épisodes, les jeunes adeptes délaissent l’image fixe et donc la lecture sur papier ou même sur écran. Le webtoon est d’ailleurs probablement une chimère. Le monde qu’on a connu disparaît et c’est la vie.

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      • Répondu par Milles Sabords le 8 janvier 2025 à  07:58 :

        La lecture ne va pas disparaître dans les années qui viennent, puisque chaque année de nouvelles librairies ouvrent, puisque le CD n’a pas fait disparaître le vinyle, puisque la TV n’a pas fait disparaître le cinéma ou la radio, puisque les liseuses n’ont pas remplacé les livres. Mieux, sur les réseaux sociaux, nombre de vidéos fleurissent, où des très jeunes s’interrogent sur l’utilité d’avaler des kilomètres de séries à longueur de journée et se tournent un peu plus vers la lecture. Les cinémas sont plein, les salles de concert aussi, le divertissement dont le livre fait parti, a encore de beaux jours devant lui.

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        • Répondu le 8 janvier 2025 à  10:59 :

          "sur les réseaux sociaux, nombre de vidéos fleurissent, où des très jeunes s’interrogent sur l’utilité d’avaler des kilomètres de séries à longueur de journée et se tournent un peu plus vers la lecture. Les cinémas sont plein, les salles de concert aussi". Vous prenez visiblement vos rêves pour des réalités.

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