Tower Dungeon T.1 - Par Tsutomu Nihei - Glénat Manga

Par Guillaume BOUTET Très bon 8 mai 2025 
Tsutomu Nihei revient avec ce qu'il sait faire le mieux : une immense et énigmatique structure infestée de monstres. Mais cette fois-ci dans un univers moyenâgeux de fantaisie. Un premier tome qui tient surtout du prologue, classique mais efficace.

Dans un certain royaume, un nécromancien maléfique a assassiné le roi et emporté la princesse dans la titanesque « Tour des dragons » qui semble être sortie de nulle part. La garde royale se lance à son secours mais elle subit de lourdes pertes. De ce fait, une mobilisation est mise en place, avec l’appel d’un habitant par village pour renforcer les troupes assiégeant la tour. L’un d’eux est un simple fermier à la force prodigieuse : Yuva.

Après APOSIMZ, La planète des marionnettes (2017-2021) et un détour par une collaboration avec le studio Polygon Pictures pour Kaina of the Great Snow Sea (2023), Tsutomu Nihei nous revient avec sa dernière création : Tower Dungeon, sur le thème du donjon à la Sword and Sorcery. Un immense lieu à explorer afin de retrouver et de libérer une princesse : un terrain de jeu parfait pour le mangaka.

Le lecteur-amateur des œuvres de Tsutomu Nihei aura sans aucun doute l’impression de « revenir à la maison » avec ce premier tome qui pose les bases de ce nouvel univers. Nous y retrouvons un protagoniste qui, à défaut d’être mystérieux ou redoutable, apparaît comme un héros en devenir. Il est entrainé dans une quête qui l’amène à explorer une structure énigmatique et hostile à l’humanité, peuplée de monstres, ceux-ci oscillant entre morts-vivants et créatures lovecraftiennes chères au mangaka.

Tower Dungeon T.1 - Par Tsutomu Nihei - Glénat Manga
© 2023 Nihei Tsutomu, Kodansha

Le récit débute sans explication, comme toujours, plongeant sans préambule le lecteur dans un royaume qui dévoile ses particularités et son fonctionnement au compte-gouttes. On comprend rapidement que sur ces terres tout tourne autour des dragons, et que le nom de la tour n’est pas là que pour la forme. Ainsi, on devine aisément quelques potentiels développements, en particulier par rapport aux obsessions du mangaka.

Paradoxalement, la fameuse tour est mieux présentée, même si sa nature exacte demeure évidemment un mystère pour le moment. La garde royale ayant déjà conquis les premiers étages, Yuva, accompagnant quelques chevaliers, est confronté directement à un premier gardien de niveau puis à une ascension rapide sur plusieurs étages avant de tomber sur un autre gardien, plus redoutable que le premier (logique). De l’action et des décors classiques pour cette mise-en-bouche.

C’est finalement ce que nous retiendrons de ce premier tome. Que ce soit avec le lieu ou les épreuves, ces épisodes restent limités et servent surtout à mettre en place l’aventure, qui se fait à travers son héros et le lecteur qui découvrent les choses petit à petit. Tsutomu Nihei sait y faire et ce début est accrocheur entre les mystères et l’univers, mais nous attendons encore de plonger véritablement dans les défis de cette mégastructure !

© 2023 Nihei Tsutomu, Kodansha

Par Guillaume BOUTET

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Code EAN : 9782344067963

Tower Dungeon T. 1. Par Tsutomu Nihei. Traduction : Yohan Leclerc. Glénat Manga. Sortie le 7 mai 2025. 160 pages. 7,90 euros.

Knights of Sidonia sur ActuaBD :
– Lire la chronique du tome 1,
– Lire la chronique du tome 2,
– Lire la chronique du tome 15.

Tsutomu Nihei sur ActuaBD :
– Lire la chronique des tomes 1 à 5 de Biomega,
– Lire la chronique des tomes 1 & 2 d’Abara,
– Lire la chronique du tome 1 d’Aposimz.

Tower Dungeon Glénat Manga ✏️ Tsutomu Nihei à partir de 10 ans
 
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1 Message :
  • Tower Dungeon T.1 - Par Tsutomu Nihei - Glénat Manga
    14 mai 2025 11:54, par Celina Kyle

    De ce que j’ai lu des previews et de ce qui est sorti dans le discord en memes et plaintes, c’est bien mieux qu’Apomitz qui était un Blame décevant pour ados, une histoire sur-explicité où on vous prend par la main, après il faut dire que Blame à 3 sens de lecture qu’on peut découvrir en regardant et analysant les oav, l’artbook et les épilogues ce qui peut être assez compliqué, et apomitz avait plein de "fan service", Nihei à une baisse de qualité narrative depuis ses deux derniers mangas je trouve. Entre sa volonté de faire plus commercial pour que ses lecteurs comprennent mieux ses histoires et son éditeur qui le recadre de manière parfois humiliante d’après certains scans de son twitter on est pas dans une évolution fofolle.

    Cependant Tower Dungeon redresse la barre, on serait dans du bon d’après les fans qui l’ont lu sans être un chef d’oeuvre, et pour ce que j’en ai vu j’ai aussi ce sentiment, il y’a beaucoup moins de fan service et de blagues carambar même s’ils restent parfois présent et le fait que ça ne soit pas présent aurait beaucoup renforcé la qualité, le fanservice endommage vraiment la qualité de son univers et de ses mécanismes de narration, au départ c’était un univers pour adultes on tombe dans du lectorat ado, ça colle pas, c’est comme si on passait de l’empire contre attaque à la saga des ewoks... D’ailleurs niveau mécanismes n’ayant pas lu encore Knights of Sidonia, je trouve qu’ils se font de plus en plus rares pour laisser juste des "références", dans Blame et une narration linéaire classique, on pouvait trouver une symbolique dans la symbologie, il y’avait même une symbolique dans les couleurs et les contrastes, mais depuis ces mécaniques ne sont plus utilisées pour signifier des choses à travers une narration environnementale, juste pour du "hé vous vous rappelez c’était dans Blame". Dans Blame il y’avait aussi des symboliques autour du rêve qui rebondissaient avec le fait que les chapitres étaient des LOG qui enregistraient d’ailleurs les rêves, c’est repris en partie dans Tower Dungeon, du coup je ne sais pas trop si c’est pour se laisser une porte ouverte et dire que c’est une sorte de simulation medfan dans son univers sf sans être réellement connectés car il y’a rien de connecté entre les mangas de Nihei, ou si c’est encore pour reprendre des codes de Blame. D’ailleurs dernièrement j’ai découvert qu’il y’avait une proximité entre les maîtres du Bauhaus et les siliciés de Blame (surtout ittens et munch), est-ce qu’on trouvera ce genre de référence obscure ? J’en doute et c’est bien dommage.

    Cela dit TW tombe bien avec la sortie de Dark Souls Redemption, on est gâté en ce moment avec deux manga medfan dark.

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