Très bon
21 mai 2024
Ces épisodes proposent un programme orienté 100% action et horreur. Pas de grandes intrigues cette fois-ci, même si l’histoire du monstre des égouts a pour fonction de confirmer le lien de la secte des roses vierges avec une éminence grise de grande envergure. Mais pour l’heure, nous sommes encore dans des arcs narratifs dits de transition, aux enjeux relatifs.
La première partie du tome treize apporte le dénouement de l’intrigue de « l’épéiste meurtrier », un mystérieux tueur qui assassinait de grands maîtres de Kendo. Kuroko a préparé un vaste guet-apens pour le neutraliser, mais la puissance de cet adversaire rend la bataille extrêmement longue, celui-ci déjouant un à un les pièges de Kuroko grâce à ses capacités surhumaines.
Après bien des efforts, notre psychopathe préférée réussit bien évidemment à mettre à terme aux agissements de l’épéiste tueuse en série. Un dénouement fortement émotionnel vu les personnages impliqués, qui confirme également que nous sommes de nouveau face à un tueur qui rejoint la troupe de Kuroko en tant que futur allié.
Une affaire en chassant une autre, le reste des épisodes nous entraîne dans une nouvelle traque : de nombreuses femmes sont retrouvées vidées de leur sang et la piste mène Kuroko et ses comparses dans les égouts. Elles y découvrent une abomination mais aussi une vieille connaissance, supposée décédée.
Cette affaire nous ramène au début de la série, à la secte des roses vierges (volumes 3 et 4), dont les membres ont repris plus ou moins un vie normale. Cependant lorsque Narumi décide de déplacer la tombe de leur ancien gourou, elle fait elle-aussi une découvre macabre. De plus, en assistant Kuroko dans la traque du « monstre des égouts », Narumi se trouve capturée et se réveille entourée d’un groupe de jeunes filles terrorisées.
Entre l’élégance de l’épéiste tueuse et le survival dans les égouts sur fond d’abomination, le manga joue le grand écart esthétique, avec pour fil conducteur une ultra violence décomplexée. Si ces péripéties ne font pas réellement avancer d’intrigues fil-rouges, elles s’inscrivent néanmoins dans la continuité du titre de Yoshimurakana qui fait la part belle aux personnages immoraux et aux situations extravagantes. En ce sens, le contrat est rempli.
Par Guillaume BOUTET
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Murciélago T13 & T14. Par Yoshimurakana. Traduction : Nicolas Pujol. Ototo, collection "Seinen". Sortie le 26 janvier 2024 & le 26 avril 2024. 194 pages. 8,35 euros.
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