Erreur d’exécution squelettes/sqtc/inc-head.html
L’invention du roman graphique a permis l’émergence d’une thématique nouvelle apparue dans le 9e Art avec Gen d’Hiroshima de Keiji Nakasawa (1973) : le discours mémoriel. D’Un Pacte avec Dieu de Will Eisner (1978) au Maus de Spiegelman (1980), de Persepolis de Marjane Satrapi (2000) à La Guerre d’Alan d’Emmanuel Guibert (2000), L’Arabe du Futur de Riad Sattouf (2014), jusqu’aux Fantômes de la rue Freta de Jérémie Dres (2025), la bande dessinée est devenue un lieu de mémoire, tel que le définit Pierre Nora : un support matériel porteur de valeurs symboliques de « mémoire collective du passé ».
Est-il pour autant porteur d’une version déterminée de l’histoire ? C’est le sujet du débat auquel participeront Emmanuel Guibert, Grand Prix d’Angoulême et membre de l’Académie des Beaux-Arts, dont l’œuvre explore avec une intensité singulière les liens entre témoignage, histoire et narration dessinée. Il dialoguera avec Jérémie Dres, auteur à l’approche très fine dont les livres mêlent enquête, autobiographie et réflexion sur l’identité et la transmission. À leurs côtés, interviendront Didier Pasamonik et Benjamin Herzberg qui parleront du cas de Will Eisner. Le débat sera animé par Jean-Claude Kuperminc.
Table ronde « Bande Dessinée, lieu de mémoire » à l‘auditorium de la Bibliothèque de l’Alliance Israélite Universelle, 6 bis rue Michel-Ange, 75016 Paris. Rencontre de 19h30 à 21h00 suivie d’une séance de dédicaces. Inscription : 01 02 03 04 05 06 ou en ligne SUR CE LIEN
Par
Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.