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Pas mal
9 août 2026
Death Girl est un album paru originellement en 2019 dans le catalogue de l’éditeur japonais GOT Corporation. Il s’agit d’un recueil signé par l’artiste Homare (inédit en France) qui regroupe ses publications entre 2013 et 2019.
Cet album est classé dans la collection OHNI (« Objet Hentai Non Identifié »). Et pour cause : cet album s’inscrit totalement dans le registre de la Fantasy. Les différentes histoires ou illustrations, mettant par exemples en scène des démons ou des divinités, sont classées dans cet album non pas selon l’ordre chronologique de parution, mais par continent d’origine de la référence convoquée. Chaque personnage mis en scène par Homare s’inspire donc d’une histoire fantastique populaire de par le monde : il peut par exemple piocher du côté de la mythologie antique tout comme il peut faire référence à des récits d’horreur plus contemporains.
Au premier abord, cet album peut déconcerter les lectrices et les lecteurs car il s’agit d’un objet hybride entre recueil d’histoires courtes et livre d’illustrations. Ces dernières sont d’ailleurs bien plus nombreuses et composent ainsi la majorité de la pagination de l’album. Le lectorat à la recherche d’un manga érotique conventionnel risque donc d’en être pour ses frais avec Death Girl.
Le premier album érotique de la carrière de Homare a fait naître chez nous une réception mitigée : si ses talents de dessinateurs sont évidents (grâce à ses galeries réussies d’illustrations érotiques), ses talents narratifs sont quant à eux bien moins brillants. En effet, ses histoires courtes mettent quasi-invariablement en scène, de manière plutôt banale, du sexe contraint. D’ailleurs, les victimes de ces récits sont bien souvent vaincues moralement par le plaisir… À nos yeux, un seul exemple positif sort du lot : il s’agit d’un ébat dans le lit d’un fleuve entre une sirène et un jeune homme qui souhaitait se suicider.
Le contenu érotique proposé par Homare est quant à lui plutôt dépravé : il est souvent question de sexe en groupe dans ses histoires. Toutefois, une place importante est accordée à des étreintes saphiques au fil des récits, ce qui apporte une altérité bienvenue.
Proposé dans un grand format et tout en couleurs, Death Girl n’est pas parvenu à nous charmer : les qualités visuelles de l’album sont évidentes, mais ses histoires ne nous ont pas marqué outre mesure (alors que le terreau fertile de la Fantasy pouvait s’y prêter). Les lectrices et les lecteurs doivent aussi prendre conscience qu’il s’agit d’un album censuré, comme le souhaitent les ayant droits japonais.
Par NICKYL
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Death Girl. Par Homare (scénario et dessins). Traduction de Guillaume Draelents. NihoNiba. Sortie le 10 juillet 2026. 161 pages. 24,99 Euros.