Bon
6 août 2025
Après avoir été englouti par la Rose Noire (un passage entre les mondes), Cid se retrouve sur Terre, dans le Japon de sa vie d’avant, en compagnie de Beta. Plusieurs années se sont écoulées depuis sa mort et la Terre a été ravagée par l’apparition de mystérieux monstres. Depuis, l’humanité survit en petits groupes dans les ruines du monde, protégés par des paladins, des individus maniant la magie. Des capacités développées, en même temps que sont apparus les monstres.
Ces événements résonnent avec les explications données par Mordred sur l’organisation des mondes parallèles et de la magie apparue soudain dans leur monde, entraînant la naissance de « Diabolos ». Mais pour le moment, le récit demeure pragmatique : la survie de la petite communauté protégée entre autres par Akane Nishino, une ancienne camarade de classe de Cid. Outre la menace des monstres, nous avons également droit à un petit complot avec un traître infiltré dans leur communauté.
Cependant Cid et Beta n’ont que faire de toutes ces questions et intrigues : Le premier s’amuse comme toujours, ici en tant que Paladin Noir, tandis que Beta découvre les forums et la culture japonaise (et amasse des références bien entendu). L’action demeure classique mais le changement de contexte apporte une touche amusante, surtout que la chute finale promet de futurs développements prometteurs.
Sans surprise, le duo trouve le moyen de retourner dans son monde, pour un retour à la routine. Du côté de Cid, c’est la période des examens, ce qui le préoccupe bien davantage que la disparition de sa sœur, qui abrite l’esprit de la Sorcière des Calamités, Aurora (bien que pour Cid, sa sœur soit simplement en crise adolescente de mégalomanie). Pour gérer cette affaire du moment, Zeta fait sa première apparition. Nous découvrons au passage qu’elle et Delta ne peuvent pas se supporter (car elles sont littéralement chat et chien).
Bref, rien de très nouveau dans ces épisodes, plus divertissants qu’intenses, contrairement à l’arc narratif précédent. Mais l’histoire demeure plaisante grâce à son large panel de personnages hauts en couleur, un rythme soutenu et son humour parodique porté par un héros aussi puissant que totalement à l’ouest, que tout le monde prend néanmoins très au sérieux, et même vénère telle une véritable éminence de l’ombre.
Par Guillaume BOUTET
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The Eminence in Shadow T.13 & T.14. Par Daisuke Aizawa (auteur original), Anri Sakano (dessin) & Touzai (Character Design). Traduction : Jean-Benoît Silvestre. Éd. Doki Doki, collection "Seinen". Sortie le 4 décembre 2024 & le 9 juillet 2025. 144 pages. 7,50 euros.
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