Très bon
20 juin 2024
Le portail de rang S qui s’est ouvert à Tokyo a lâché sur le Japon une armée de géants que les chasseurs du pays n’arrivent pas à arrêter. La demande est faite à l’association de Corée de leur envoyer Sung Jin Woo mais celui-ci rechigne à quitter les siens, surtout sa mère qu’il vient tout juste de guérir de la maladie du Sommeil Eternel.
Il finit par accepter et part au Japon pour une version plus directe et impressionnante de l’épisode de « L’île aux insectes ». Comme toujours, le récit tente de construire une situation politique complexe entre les guildes. Des efforts et des personnages un peu vain, relégués à une forme de figuration de luxe, tant Sung Jin Woo et son armée des ombres apparaissent comme une force invincible.
Ce qui change désormais, c’est la dimension de cette armée, qui compte une dizaine de généraux et des centaines de fantassins, et le fait que la toute-puissance de Sung Jin Woo soit publique, même si certains esprits chagrins ont encore du mal à le croire. Mais c’est l’une des fonctions de la bataille de Tokyo : officialiser sous les yeux du monde entier le statut du chasseur solitaire.
Puis nous faisons un tour aux États-Unis pour le congrès annuel et international des guildes des chasseurs. Sans surprise, c’est celle de Sung Jin Woo qui représente la Corée - les autres guildes coréennes n’ayant plus de présence à ce stade du récit. C’est l’occasion pour notre héros de régler ses comptes avec la guilde des Scavengers, la plus puissante des États-Unis mais aussi du monde. Là aussi nous avons droit à une démonstration de force de Sung Jin Woo qui achève de l’installer au sommet du monde.
Mais ces tomes ne se résument pas à ces moments de toute-puissance, c’est aussi et surtout un temps de révélations. Après les explications cryptiques du tome 11, Sung Jin Woo rencontre enfin quelqu’un qui lui dévoile la nature des portails, des monstres et la raison pour laquelle ces évènements ont pris pour cible la Terre. Des révélations intéressantes, proposant un contexte de fantaisie solide et qui promet un final explosif, comme il se doit.
Toujours plus fort et toujours plus seul au sommet, laissant tous ses rivaux loin derrière lui, Sung Jin Woo attaque la dernière ligne droite de sa montée de niveau. Une formule simple qui doit sa réussite au jusqu’au boutisme de son propos, assumant la domination absolu de son héros sur le récit, mais aussi aux dessins captivants de Dubu, disparu trop tôt.
Par Guillaume BOUTET
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Solo Leveling T12 & T13. Par Dubu (Redice Studio) (dessin) & Chugong (histoire originale). Traduction : Sabrina Damoune. Delcourt/Kbooks. Sortie le 10 janvier 2024 & le 29 mai 2024. 224 pages. Sens de lecture français. En couleurs. 14,95 euros.
Solo Leveling sur ActuaBD :
– Lire la chronique du tome 1
– Lire la chronique des tomes 2 & 3
– Lire la chronique des tomes 4 & 5
– Lire la chronique des tomes 6 & 7
– Lire la chronique des tomes 8 & 9
– Lire la chronique des tomes 10 & 11