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Ces dernières années avec la convention Japan Expo, nous avons pris l’habitude des rendez-vous estivaux qui augmentent significativement la température, mais la canicule inhabituellement implacable connue en cette fin du mois de juin nous faisait craindre le pire. Heureusement, après une nuit d’orages, l’atmosphère était plus agréable et la Bellevilloise, l’établissement qui accueillait le salon, avait prévu un espace climatisé pour les festivités.
L’entreprise de Flore Cherry est soutenue pour cette première édition par différents éditeurs spécialisés, comme les éditions Tabou ou Dynamite/La Musardine. Ce soutien a très probablement facilité la présence sur le salon de nombreux artistes, dont les œuvres sont publiées par ces éditeurs. Les artistes étaient facilement accessibles sur leur stand pour que les visiteurs puissent leur demander une dédicace, ou simplement échanger avec eux. Il se dégageait une atmosphère sympathique de ces nombreux échanges.
« J’organise cet événement pour que ce soit un espace de transmission autour du dessin érotique », nous a indiqué sur le salon Flore Cherry. Cette volonté se matérialise, par exemple, lors des interventions des artistes sur la scène principale : pendant qu’ils échangent avec la modératrice, la journaliste Lucile Bellan, sur un thème annoncé, un dessin de leur main est diffusé en arrière-plan. Les visiteurs, qui se sont tous vus offrir un crayon et du papier à leur arrivée, sont invités à réinterpréter le dessin qu’ils voient sur scène. Un concours dont l’artiste sur scène est le seul juge permet de récompenser celles et ceux qui ont fait impression par des cadeaux.
Le salon nous a semblé rencontrer son public : on nous a ainsi annoncé que 500 préventes avaient été enregistrées et que le jour même, d’autres centaines de places sont parties avec la vente sur site (au tarif de 25€). Le public rencontré était visiblement mixte et même, de tous âges. Il semblerait que la bande dessinée érotique ait de beaux jours devant elle avec un public nombreux qui répond présent.
Ce salon de la bande dessinée érotique à Paris est donc une réussite et on parie une pièce, sans trop trembler, sur le fait qu’il devienne un rendez-vous régulier.
Par NICKYL
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