Théodora hérite d’une immense et vieille maison. Son amie Claire devient sa colocataire et flaire très vite les mystères entourant cette bâtisse aux 100 portes. Qu’y a t-il derrière cette porte étrange et pourquoi tout bascule à l’arrivée de jeune Salem qui semble insensible aux blessures ?
Isabelle Dethan quitte le monde antique (Sur les Terres d’Horus, Kheti fils du Nil) pour un récit contemporain mêlant réalisme et fantastique. La première scène distille un soupçon de mystère et introduit parfaitement l’album. Mais peu à peu, le rythme de l’histoire ralentit.
La maison hantée est une figure classique du fantastique, mais ici l’auteur ne joue pas sur la peur. Les "fantômes" sont des figures mythologiques qui interagissent avec la vieille demeure. La porte incarne l’interdit qu’il ne faut pas franchir sous peine de réveiller de vieux démons.
Les protagonistes manquent un peu de charisme et les parfums d’ésotérisme et de fantastique ont bien du mal à enflammer le récit.
Côté dessin et couleur, tout est très épuré. Le trait dégage une certaine personnalité, les personnages sont plutôt expressifs. Par contre, certaines cases semblent un peu vides du fait de l’absence de décors que renforcent les dégradés de couleurs.
En conclusion, un album pas désagréable, mais qui a bien du mal à susciter l’excitation. Isabelle Dethan laisse bien sûr la porte ouverte à une suite...
Par Laurent Boileau
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