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Très bon
24 septembre 2026
Dans ces épisodes s’installent donc un certain train-train quotidien, sans problème ou épreuve particulière à surmonter. Pour plusieurs personnages le récit revêt la forme d’une sorte de bilan de leurs parcours, avec des perspectives sous le signe de l’espoir après de longues périodes de doutes et d’inquiétudes. Et comme nous l’avons déjà évoqué, le manga de Saka Mikami apparaît comme une sorte de manifeste de la thérapie de groupe, où chacun évoque ses angoisses ou son passé pour les exorciser.
Concrètement, nous avons la suite et la fin du rendez-vous entre la petite bande et les camarades de classe de Waguri et Subaru. La crise est passée et Sawatari accepte la situation. Elle s’excuse auprès des autres et si tout le monde est déjà passé à autre chose, grâce à leur bonhommie, Natsusawa sort de sa réserve habituelle pour expliquer qu’il la comprend. Il en a évidemment trop dit et se retrouve à raconter, un peu malgré lui, ses années au collège, marquée par l’obsession des résultats scolaires.
Une plongée dans le passé de Natsusawa qui permet de comprendre pourquoi un élève brillant comme lui s’est retrouvé à Chidori. Et au bout du compte, ce n’est pas totalement lié à son mauvais caractère, enfin presque pas. Une fois ce chapitre refermé, nous revenons à la question des parents : c’est au tour de Waguri de rendre officiellement visite à Rintarô en tant que petite amie. Pour la mère de Rintarô c’est un moment fort car elle constate que son fils, pour lequel elle s’est inquiétée toute son enfance et son adolescence, a finalement trouvé sa place auprès d’une personne qui l’aime.
La suite revient au collégial avec la bande qui se réunit, mais sans le couple principal, avec un nouveau membre. Une façon de montrer que les protagonistes principaux ne sont pas les seuls voir leur vie évoluer et leur univers s’ouvrir vers d’autres horizons. Le mouvement continue avec le voyage scolaire : les garçons se rendent à Okinawa tandis que les filles séjournent à Kyoto. Et bien qu’ils voyagent séparément, les deux groupes s’envoient des photos et partagent leurs découvertes à distance.
Cette ambiance joyeuse se poursuit avec l’anniversaire de Subaru, mais surtout, cette séquence s’achève par l’entrée en scène du grand frère de Rintarô. Son existence avait été à peine suggéré jusqu’à présent. On aurait pu penser qu’un secret ou un drame entourait le personnage, mais il n’en est rien : il s’agit d’un sympathique grand frère, lequel s’inquiète pour Rintarô comme le reste de la famille. Et lui aussi a ses petits soucis en lien avec le métier dans lequel il s’est lancé : la coiffure.
Si la fin du tome 11 amorce un épisode qui revient sur les années collège de Rintarô, le ton général de la série se révèle toujours aussi chaleureux et affectueux. Les problèmes, souvent d’estime de soi ou liés au regard des autres, se résout par la discussion et l’entraîne. Une lecture toujours aussi intéressante, qui mêle avec habileté légèreté et les questions d’image sociale.
Par Guillaume BOUTET
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Bloom T.10 & T.11. Par Saka Mikami. Traduction : Manon Debienne & Sayaka Okada. Ed. Nobi Nobi !, collection "Genki". Sorties le 8 juillet 2026 & le 26 août 2026. 192 pages. 7,20 euros.
Bloom sur ActuaBD :
– Lire la chronique du tome 7
– Lire la chronique des tomes 8 & 9