Très bon
26 décembre 2025
Dernier tome et dernière ligne droite : c’est la fin de l’année scolaire et Ayumu, avec Rin, attend la présidente dans la salle du club pour connaître les résultats de ses examens. Elle arrive triomphante et le duo décide tout naturellement de la porter en triomphe pour qu’elle réalise ce qui lui arrive. Une façon hilarante et touchante de lancer cet ultime lot de petites histoires d’un quotidien tout à fait ordinaire.
En attendant la déclaration d’amour tant attendue, la série revient à ses fondamentaux une dernière fois : une partie de shōgi au cours de laquelle Urushi échoue à l’une de ses résolutions du moment, tandis qu’Ayumu flirte le plus naturellement du monde avec elle. Puis la présidente lui offre un bento fait maison, mais l’adolescent doute et pense que sa mère l’a aidée. Pourtant, c’est au père qu’Ayumu devrait penser, car celui-ci, déjà dévasté que sa fille quitte la maison, n’est pas encore prêt à l’accepter.
Cependant, l’amour est définitivement dans l’air, surtout que la remise des diplômes approche : Urushi étant en troisième année, et Ayumu un an plus jeune, leurs années lycée ensemble se terminent. Les choses commencent donc à prendre forme avec une Urushi de plus en plus audacieuse, qui propose un câlin à son prétendant. Ce qui l’amène à penser qu’ils sont peut-être déjà en couple, sans l’avoir encore réalisé. Bref, on continue un peu de jouer avec la naïveté et l’imagination fleur bleue de notre héroïne.
Mais en face, Ayumu reste sérieux, et même de marbre. Il ne dévie pas de sa promesse : se déclarer une fois qu’il aura battu la présidente au shōgi au moins une fois. Dans les tomes précédents, il s’est entraîné comme jamais, recevant même l’aide de Rin. C’est ainsi, entrecoupé par un dernier intermède mettant en scène l’autre couple du manga, que nous entamons le grand final, se jouant le dernier jour d’Urushi au lycée.
Comme avec Quand Takagi me taquine, tout est une question de fierté, mais aussi d’épreuve, voire d’exploit, à accomplir. Pour Ayumu, c’est battre Urushi au shōgi. Et inutile de faire durer un faux suspense : le garçon aura mis deux ans, mais il obtient enfin sa victoire. L’épilogue joue la carte de l’ordinaire typique de la série, en moments mignons et en rougissements, ce qui ravira les amateurs d’histoire fleur bleue assumée.
Une série tout en tendresse et en légèreté, basée sur un défi et un duo aux caractères opposés. Par rapport à Tagaki, Soichiro Yamamoto a donné un peu plus de corps aux personnages secondaires et surtout ajouté une rivale, même si elle avait perdu d’avance. Une excellente petite série romantique, sans prétention, qui constitue un bon complément au titre phare du mangaka.
Par Guillaume BOUTET
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À quoi tu joues, Ayumu ?! T.17. Par Sochiro Yamamoto. Traduction : Thibaud Desbief. Ed. Nobi Nobi !, collection "Shônen". Sortie le 3 décembre 2025. 144 pages. 7,20 euros.
À quoi tu joues, Ayumu ?! sur ActuaBD :
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Quand Takagi me taquine sur ActuaBD :
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– La chronique des tomes 2 & 3
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– La chronique des tomes 6 & 7
– La chronique des tomes 8 & 9
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