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Très bon
18 novembre 2024
Judecca, Sora et Iria, les grimoires d’Arata, sont de retour et lui permettent de déployer toute sa puissance. Et le véritable Maô va en avoir bien besoin face à Levi qui révèle enfin son secret : elle est l’incarnation d’une déesse primordiale. Une nouvelle épreuve hors-norme pour Arata sur le chemin des retrouvailles avec ses amies. Le combat contre la ninja se révèle intense mais notre héros, comme toujours, réussit à toucher son cœur.
Après cette victoire, qui ne faisait aucun doute, la troupe d’Arata en cours de reconstitution prend un court repos bien mérité dans un hôtel avec piscine, où tout le monde revêt son maillot de bain, comme le veut la tradition de tout récit un brin coquin - ce qu’est Trinity Seven, qui n’oublie jamais ses fondamentaux grâce au trait voluptueux de Akinari Nao.
La suite du tome présente la situation des membres restant à retrouver : Akio dans le Bibliothèque Perdue, Arin et le Principal dans la Bibliothèque de la Vérité, Yui dans un rêve et enfin Selina et Mira au Paradis. Des situations très différentes les unes des autres, avec des développements souvent surprenants. Ainsi, si du côté d’Arin les choses semblent prendre là-aussi une forme de pause, Akio termine son épreuve (qui a duré relativement des milliers d’années) et atteint le niveau légendaire, celui capable de rivaliser avec les dieux.
Ce dernier acte du manga joue à fond la carte du cosmique et des concepts métaphysiques haut de gamme. En effet, l’histoire et l’univers de Kenji Saitou ont toujours été relativement sophistiqués, proposant un syncrétisme aussi ésotérique que dense, avec des personnages au statut et au destin complexes, transcendant la nature humaine. Le tout accompagné, entre les chapitres, d’encarts lexicaux donnant la définition de telle ou telle notion.
Et ce tome offre un panel assez large de situations qui travaillent chacune un motif divin particulier, car rappelons-le : cet ultime série d’épreuves a pour objectif de faire d’Arata et de ses compagnes des divinités, et cela afin de vaincre la Déesse des Profondeurs et de restaurer l’univers, avec toutes ses dimensions et son hypertemps.
Un programme chargé porté par un casting tout aussi vaste, dont d’ailleurs nous commençons à perdre le compte des nombreux alliés qui ont rejoint la bande initiale au fil de leurs aventures. Et au bout du trentième tome, ils sont désormais toute une armée, presque exclusivement féminine, à batailler ensemble pour sauver l’univers. Bref une série hyperbolique qui assume pleinement sa nature excessive dans ce dernier acte qui, bien qu’un peu long, tient ses promesses en termes d’évolution des héros et de batailles épiques.
Par Guillaume BOUTET
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Trinity Seven T30. Par Kenji Saitou (scénario) & Akinari Nao (dessin). Traduction : Guillaume Mistrot. Panini Manga. Sortie le 30 octobre 2024. 164 pages. 9,29 euros.
Trinity Seven sur ActuaBD :
– Lire la chronique du tome 4,
– Lire la chronique du tome 9,
– Lire la chronique du tome 15,
– Lire la chronique du tome 22,
– Lire la chronique du tome 27.