Erreur d’exécution squelettes/sqtc/inc-head.html

Sam Bot - Volume 1 - Par Raoul Buzzelli - Delcourt

Par Laurent Boileau 5 février 2010 
Fer de lance des pockets pornos français des années 70 publiés par Elvifrance, Sam Bot fait aujourd'hui l'objet d'une réédition chez Delcourt dans la collection Erotix. Outre quelques souvenirs érotiques pour certains, Sam Bot offre surtout un mélange de burlesque et de calembours.

Sam Bot a un problème : la nature l’a particulièrement bien doté mais lui n’en a cure. Tandis que la gent féminine le harcèle, il cherche à se nourrir, fuir une condition précaire qui semble collée à ses bottes comme la misère sur le monde. Régulièrement, son imbuvable oncle Archibald l’envoie à la recherche de pièces extraordinaires destinées à remplir son musée des horreurs, par l’intermédiaire d’un sbire malodorant, le bien nommé Pear Odor.

De son vrai nom iatlien, Peter Paper, Sam Bot est un incroyable loser qui ne pense qu’à manger et à trouver du travail. De situations rocambolesques à des complications qui ne le sont pas moins, cet anti-héros myope et malingre n’a finalement pour lui que la taille (impressionnante) de son engin qui fait fantasmer toutes les jeunes femmes qu’il croise sur son chemin.
Sam Bot est le titre de gloire de Raoul Buzzelli, frère cadet de Guido Buzzelli (1927-1992), un des maîtres de la bande dessinée italienne que traduisait en France Charlie Mensuel.

Sam Bot - Volume 1 - Par Raoul Buzzelli - Delcourt

La traduction française de Georges Bielec rend, paraît-il, l’ouvrage plus savoureux que dans sa version italienne. Il est vrai que le texte se distingue particulièrement par ses incessants jeux de mots et son style argotique. L’érotisme finalement reste au second plan, ce qui fait dire à Bernard Joubert dans la préface : "… la censure avait raison, Sam Bot, dans les années 70, alimentait quelques masturbations. De nos jours, j’en doute. Ou alors nostalgiques."

Sam Bot connut une soixantaine d’épisodes en Italie et une dizaine de plus en France [1]. Delcourt propose donc 3 récits dans ce premier volume. Petite question à l’éditeur : pourquoi Pippo Franco n’est-il pas crédité au scénario ?

Par Laurent Boileau

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Acheter


Code EAN :

Commander cet album chez Amazon ou à la FNAC

[1] le titre se vendit à plus de 50000 exemplaires dans ses meilleures années !

Delcourt
 
Participez à la discussion
4 Messages :
  • Sam Bot - Volume 1 - Par Raoul Buzzelli - Delcourt
    6 février 2010 12:13, par Harry Naybors

    Vincent Berniére et Bernard Joubert ont répondu à votre question dans l’émission Mauvais Genres. Visiblement, Pippo Franco n’est pas très fier de sa création et aurait cédé tous les droits de "Sam Bot" à la veuve de Raoul Buzzelli, moyennant quoi il refuse d’être crédité comme scénariste. Delcourt respecte donc en quelque sorte sa volonté.

    Répondre à ce message

  • qu’est-ce que les dessins sont laids !

    Répondre à ce message

    • Répondu par Oncle Francois le 6 février 2010 à  19:38 :

      Les dessins ne sont pas laids, mais l’auteur aimait mettre en scène des personnages réalistes, que l’on croise au coin de la rue (à la limite, les mecs étaient tous moches, et la plupart des nanas canons).
      Ceci dit, une histoire qui passait bien à 2 francs (soit 30 centilmes d’euro) aura t’il autant de succès à 5 euros ? Cela fait une sacrée inflation en trente ans, ma bonne dame !! Une présentation plus cheap (du style manga de base) aurait certainement permis de rendre le prix plus attractif, c’est dommage...

      Répondre à ce message

    • Répondu par Zigmutt le 28 juillet 2024 à  13:31 :

      Alors là, tu te fout le doigt dans l’œil jusqu’au coude mon garçon, Sam bot avait un succès considérable, je lisais çà quand j’était ado, et je peux dire que cette BD nous foutait la trique à chaque fois, quel bons souvenirs de cette BD. Toutes les femmes qui le poursuivait nous faisait rêver avec les poitrine et leurs jambes et bien sur leur UC et qui lui sautait dessus, on était dans l’imagination et ma génération n’était pas détraquée ni perverse, juste bien normale sans debilité comme en 2020/21/22/23/24 ou on regarde la jeunesse et leur deviance.

      Répondre à ce message

CONTENUS SPONSORISÉS  
PAR Laurent Boileau  
A LIRE AUSSI  
Albums