Erreur d’exécution squelettes/sqtc/inc-head.html

« Hergé et l’art » à l’espace culturel départemental Lympia à Nice

Par 3 juin 2024 
De Hergé, on connaît naturellement ses créations pour la bande dessinée : Tintin, Quick & Flupke, Jo, Zette et Jocko. Leur qualité a contribué à hisser la bande dessinée au rang de 9e art. On connaît aussi ses travaux d’illustration ou ses quelques rares créations publicitaires, mais ses peintures ? C’était son jardin secret.
Un publirédactionnel du

>

Dans l’Art d’Hergé (Ed. Moulinsart), le critique d’art Pierre Sterckx détaille le rapport privilégié qu’Hergé entretenait avec l’art moderne.

À Numa Sadoul, il confiait dans son livre d’entretiens, Tintin et Moi (1971) : « La bande dessinée est mon unique moyen d’expression. Qu’y a-t-il d’autre à ma disposition ? La peinture ? Il faut y consacrer sa vie. Et comme je n’ai qu’une vie (et déjà largement entamée), je dois choisir : la peinture, ou Tintin, pas les deux ! Je ne peux pas être du dimanche ou du samedi après-midi, c’est impossible !... »

Il y avait, chez cet autodidacte, une espèce de pudeur à se déclarer artiste. Avec l’exposition Hergé et l’art, à l’espace culturel départemental Lympia à Nice, on découvre cependant l’intérêt d’Hergé pour l’art, pour la peinture en particulier. Il est certes un admirateur des civilisations anciennes et des arts dits « primitifs » ou de grands dessinateurs comme Albrecht Dürer, Hans Holbein ou Jean-Auguste-Dominique Ingres. Mais dans les années 1960, grâce à sa rencontre avec le propriétaire de la galerie d’art « Carrefour », Marcel Stal, il s’ouvre aux peintres contemporains. Le père de Tintin va régulièrement y boire l’apéritif et y rencontrait des collectionneurs, des artistes, et des critiques d’art. La peinture abstraite, en raison de sa perfection, l’intéresse. Il se porte bientôt acquéreur de peintures de Fontana, Poliakoff, Frank Stella, Kenneth Noland, Barnett Newman, Dubuffet, Raynaud… Puis, bientôt d’artistes du Pop Art comme Roy Liechtenstein ou encore Andy Warhol qu’il rencontra en 1972 à New York et qui fit de lui une série de portraits.

Ayant tâté du pinceau dans des années 1930, faisant des portraits de son épouse et de ses chats, il se prit de passion entre 1963 et 1964 pour la peinture. Il prit les conseils de Louis Van Lint, un des meilleurs peintres abstraits belges. Mais au bout d’un an, lucide, il constata qu’il ne progressait pas et rangea ses pinceaux. Après sa mort, on retrouva quelque quarante toiles abstraites dans son grenier. Ce sont ses œuvres et quelques pièces de sa collection qui sont visibles à Nice. Un Hergé inconnu.

Par

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Acheter


Code EAN : 9782070149544

En médaillon : Portrait de Fanny par Hergé
© des illustrations : Hergé / TintinImaginatio

✏️ Hergé France New York
 
CONTENUS SPONSORISÉS  
PAR   
A LIRE AUSSI  
Actualité