Très bon
8 mars 2025
Rudo et ses coéquipiers ont pu échapper aux machinations de Zodyl et détruire le composite géant qu’il avait créé. Mais pour le chef des Vandales, l’expérience est un succès : les données qu’il a obtenues vont lui permettre d’achever la fabrication de son composite final et d’atteindre la cité des cieux. En attendant, les Nettoyeurs pansent leurs blessures tout en cherchant un moyen de retrouver les Vandales, mais aussi Amo, la jeune fille du désert.
Le cœur de ce tome, qui offre un moment de respiration entre deux grandes aventures de la bande, s’articule autour d’une sortie pédagogique : Rudo assiste Lemlin à la réalisation de sa grande fresque qui célèbre son accession au rôle de « Créatiste » de Canvas Town. Une escape dans une ville voisine pour acheter de l’encre leur donne l’occasion d’une petite mésaventure où ils retrouvent un autre garçon étrange déjà croisé.
Plusieurs fils d’intrigues se mêlent dans cet aparté graphique, thème important du manga, au cours duquel Rudo découvre de nouveaux éléments, ou plutôt mystères, au sujet de la série de la garde et de sa propre famille. Le ton de cette séquence est survolté et joyeux, constatant avec les autres temps forts de cet interlude.
En effet, du côté de Zanka, c’est la colère qui domine après son combat contre Jabber. Il est frustré de ne pas l’avoir vaincu et d’être le seul de l’équipe a avoir été blessé au point d’être alité. Cependant, il est plus que jamais motivé à devenir plus fort et prendre sa revanche. Nous découvrons aussi à cette occasion les Gardiens des Enfers qui maintiennent l’ordre dans ce bas monde : une délégation, menée par la sœur de Zanka, leur rend visite pour en savoir plus sur Rudo et ses origines de Célestien.
Les Vandales ne sont pas le seul objectif des Nettoyeurs : Rudo recherche aussi Amo et ils apprennent que ce ne sont pas les Vandales qui l’ont kidnappée. Un nouveau mystère apparaît, dont les premiers contours sont dessinés dans ce tome, et qui confirme qu’un autre danger est tapis dans l’ombre.
Un tome de transition, comme ont dit parfois, qui joue parfaitement son rôle en s’attardant ou revenant sur certains personnages. Les intrigues et les objectifs sont remis à plat, le tout dans un univers toujours aussi accrocheur, que ce soit graphiquement ou au niveau de l’histoire. Un excellent shônen manga à la facture à la fois classique et singulière qui continue d’offrir au lecteur une aventure mystérieuse et passionnante. Une valeur sûre du moment.
Par Guillaume BOUTET
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Gachiakuta T. 11. Par Kei Urana. Graffiti Design : Hideyoshi Andou. Traduction : Nathalie Lejeune. Pika Édition, collection "Shônen". Sortie le 5 février 2025. 192 pages. 7,20 euros.
Gachiakuta sur ActuaBD :
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