Matisse Gouery (LiLite Edition) : « Le public Hentaï est un public ultra-adorable. » [INTERVIEW]

Par NICKYL 9 novembre 2025 
En amont de la sortie en librairie des deux dernières parutions de LiLite Edition pour l’année 2025 (« Petit Précis de saintes débauches » et « Désire-moi »), le directeur-fondateur de LiLite nous a fait le plaisir de se prêter au jeu de l’entretien. Après une année riche en émotions où les premiers livres de l’éditeur ont vu le jour, Matisse Gouery partage avec les lecteurs sa vision du marché du Hentai et ses ambitions pour celui-ci.

- Après plusieurs années d’annonces sur les réseaux sociaux, les éditions LiLite ont publié leurs premiers livres au printemps dernier. Quel a été votre sentiment alors ?

On sortait d’une séquence difficile. L’avenir était incertain pour le monde de l’édition. Quand on a commencé en 2020, on a eu un investissement de l’éditeur Fakku (NDLR : éditeur américain leader sur le marché du Hentai aux États-Unis) qui nous a convaincus qu’on pouvait réellement se lancer et qu’on pourrait proposer de la qualité. On s’est alors lancés pleinement dans l’aventure, mais malheureusement, plus le temps passait, plus Fakku repoussait l’échéance. Il a fallu que je fasse violence vis-à-vis de la décision de l’actionnaire qui temporisait en attendant la création d’un site Internet dédié.

Le sentiment lors de la sortie des premiers livres a été une libération, car on a eu peur que ça ne se fasse jamais. Je pense que sans le ras-le-bol de la situation, je n’aurais jamais eu l’étincelle de me dire « Allez, hop ! Je n’ai rien à perdre ! » et c’est à ce moment qu’on s’est lancés.

© Kenji/WaniMagazine Co., Ltd./LiLite

Il y a aussi ce sentiment de se dire « Je ne me suis pas trompé ». Que je n’étais pas enfermé pendant cinq ans dans une bulle en me disant « Tout le monde achète du Hentai. Mon boulanger achète du Hentai. Mais en réalité personne n’en achète car on est que trois en France. » Là, je me rends compte qu’avec les réseaux sociaux, une petite communication sans envergure contre des géants… Hot Manga, c’est IDP Home Video qui a la trésorerie. NihoNiba, c’est Ofelbe qui sont établis depuis quinze ans et La Musardine accuse trente ans dans l’édition… Nous, même si on a Fakku derrière, même s’ils nous ont réellement aidé que les deux premières années, nous avons été contents de voir qu’il y avait une véritable réception du public. Qu’avec nos petits moyens, on pouvait lutter à armes égales avec les concurrents, voire – avec un petit peu de provocation – proposer quelque chose de meilleur.

- Comment se dit-on un jour « Je veux éditer du Hentai en France » ?

Je ne sais pas si aujourd’hui, je me dirais que je me lancerai dedans. À l’époque, au contraire, j’avais vraiment envie d’entrer dans l’arène et d’en découdre. J’avais envie de faire quelque chose de significatif. Quand je devais trouver mon stage de deuxième année de designer en graphisme, en 2017, il y avait un petit éditeur qui peinait à sortir de terre : c’était Hot Manga. Je leur ai envoyé un mail pour leur dire « Eh Oh ! Vous voulez pas que je vous aide ? Je cherche un stage. Ça pourrait être rigolo. » L’éditeur a alors soufflé le chaud et le froid dans ses réponses pour que je vienne, jusqu’à ce que cela devienne la croix et la bannière pour en obtenir une. Je pense que j’ai eu le directeur éditorial au téléphone à force d’harceler le standard ou en passant par tous les moyens possibles d’entrer en contact avec eux. À l’époque, on m’a expliqué que cela ne se faisait pas et que je devais m’en faire une raison. Il ne cherchait réellement personne.

© Kenji/WaniMagazine Co., Ltd./LiLite

Je me suis dit à l’époque que l’édition, en 2017, c’était très triste. Que les livres avec des dos blancs étaient tous copiés/collés. NihoNiba, alors Hentai sans interdits, étaient arrivés avec un style aseptisé avec la peur d’être trop provocants. Hot Manga avait alors une charte graphique très ressemblante. Et moi, je faisais des études de graphisme et je me suis dit que ça aurait de la gueule de ramener un rapport de stage que j’aurais fait dans le Hentai. J’aurais aimé voir la tête de mes professeurs lorsqu’ils auraient découvert ce rapport.

Je me suis dit que je n’avais peut-être pas besoin de stage pour apprendre à faire un livre. Du style, « Faire un livre, ce n’est pas super difficile »… J’ai donc avalé des heures et des heures de Mangacast (NDLR : Mangacast est un podcast mensuel d’opinion consacré au manga et à l’animation japonaise) pour apprendre toutes les facettes du métier entre la production en amont de l’impression, l’impression, le marketing… Au bout de deux-trois ans à se dire « Après mes études, je serai éditeur de Hentai. », j’ai réalisé en troisième année un projet d’étude sur une maison d’édition spécialisée dans l’érotisme japonais. Ce n’était pas du manga, c’était un mook plus grand public évoquant l’art au sens large. Je me suis dit que j’avais trop les pieds dedans pour me dire qu’à la fin de mes études, j’allais devenir charpentier.

© Kenji/WaniMagazine Co., Ltd./LiLite

En sortant des études, je me suis dit qu’il fallait tenter l’aventure : je suis parti au Japon, j’y ai rencontré plein de gens, j’ai notamment rencontré les personnes de Digital Catapult (NDLR : entreprise japonaise, financée par les grands éditeurs locaux, mettant en relation dans le monde de l’édition les ayants-droits et les éditeurs étrangers) avec qui j’ai pu négocier les premiers contrats.

Chez WaniMagazine (NDLR : l’éditeur leader du marché japonais du Hentai), ça été particulier car on ressent que je sors alors de nulle part. Ils m’ont demandé une lettre de motivation, un CV… J’avais l’impression de faire un entretien d’embauche. Ça été très, très long car j’avais rencontré Digital Catapult en mai 2019 et j’ai eu une réponse favorable de leur part que bien après… et c’est en février 2020 qu’on a signé nos premiers contrats. Mais paf, le COVID !

Six mois après, quand Fakku a vu qu’on venait de négocier un truc avec WaniMagazine, ils sont venus et ont dit « OK, on vous rachète ! ». À partir de là, ça a bien marché : j’ai obtenu plus de licences, notamment de Dôjinshis (NDLR : livres édités sur le circuit indépendant par les artistes japonais)… On en reparlera d’ailleurs plus tard pour notre volet 2026. Fakku a été une super porte d’entrée pour obtenir plein de nouvelles licences. Le problème, c’est qu’à un moment, ça s’est embourbé…

- Éditer des livres est un objectif ardu. Quelle a été la principale difficulté que vous avez rencontrée ?

Un peu pêle-mêle, je pense déjà qu’il y a la question du financement. Mine de rien, faire des livres, comme toute chose, c’est demander beaucoup de trésorerie que l’on reverra dans très longtemps. Cela demande des coûts fixes d’entrée de jeu qui sont ultra-violents. Par exemple, pour LiLite, sortir six livres alors qu’on était personne, ça représente 50 000 € à trouver un peu n’importe où. On doit rassurer les investisseurs que ça va marcher. Sans 50 000 €, avec toute la bonne volonté du monde, les livres, je n’allais pas pouvoir les imprimer chez moi.

Ensuite, il y a : obtenir la confiance des partenaires. C’est particulier au début de dire au Japon quand « Je suis personne. » Avant que je ne rencontre les personnes de Digital Catapult, c’était difficile de comprendre quels interlocuteurs je devais rencontrer pour pouvoir avancer. J’ai aussi rencontré une association japonaise qui a pour but de mettre en relation des éditeurs étrangers avec des éditeurs japonais pour promouvoir la culture japonaise à l’international qui était tout aussi perdue que moi pour savoir qui contacter. Je ne leur avais pas clairement dit que je voulais éditer du Hentai !

© Kenji/WaniMagazine Co., Ltd./LiLite

D’ailleurs, merci NihoNiba d’avoir sorti Métamorphose (NDLR : œuvre majeure de l’artiste Shindo L) lorsque j’étais au Japon ! J’ai dit à un ami qui était alors resté en France d’acheter le livre, de regarder derrière la quatrième de couverture qui avait négocié les droits d’auteur et là… Dès que j’ai vu le nom de Digital Catapult, je suis tout de suite parti là-bas. La différence, c’est que j’y suis allé physiquement. (rires)

En 2017, lorsque je dévorais tous les podcasts de Mangacast, il y avait ce truc que le livre, et plus particulièrement le manga, c’était opaque. Je n’ai aucune idée d’où cela vient, si c’est structurellement comme cela… Ou alors, il y avait peu de gens de la sphère manga pour en parler à l’époque ? Avoir des informations sur le livre, ce n’était pas forcément simple à trouver. Mangacast était l’une de mes seules références précises car on y retrouvait des gens qui travaillaient dans le secteur, avec leurs expériences et leurs tuyaux.

Aujourd’hui, le boulot d’éditeur est simplifié. Le monde de l’édition et les gens qui y travaillent sont plus visibles. Avant, c’était difficile par exemple de savoir qui était lettreur, compositeur typographique… Traducteur, ça pouvait encore aller. Mais auparavant, c’était quand même particulier de trouver qui faisait quoi. C’est plus simple aujourd’hui d’identifier les acteurs car aussi, les gens prennent désormais publiquement position, notamment sur la valeur de leur travail.

- Aujourd’hui, comment se compose l’équipe éditoriale de LiLite ? Combien de personnes participent au projet ?

Je dis souvent « On » car on parle de la maison d’édition. C’est une entité. Mais si on compte réellement qui travaille à LiLite Edition, je suis tout seul. Quand je dis « On », ça me donne l’impression d’utiliser le « On » du roi, que je parle de moi à la troisième personne mais je ne suis pas totalement tout seul, puisque j’ai des personnes qui m’aident de manière épisodique.

Déjà, j’ai tous les Freelances (NDLR : « Travailleurs indépendants ») avec lesquels je travaille, ils sont incroyables. Je fonctionne en réalisant des phases de tests pour tout ce qui est de la traduction, ce qui me permet de former les gens aux normes dont j’ai besoin pour aller plus vite. En contrepartie, ça prend plus de temps, ce qui explique que nous les payons plus cher que la moyenne du marché. J’ai vu passer un tableur comme quoi nous étions dans le top 10 % des éditeurs qui rémunéraient le plus la traduction à la page.

Freelance, ce n’est pas un statut incroyable. Le métier est incroyable, mais il subit facilement la météo. Dès qu’il fait froid, on se retrouve à poil. Moi, j’aime bien travailler en confiance, me dire que la personne en face de moi fait 100 % de ce qu’elle peut. Et la seule manière d’y parvenir, c’est de la rémunérer à 100 % de ce que je peux. Dans le sens « Je valorise ton travail et tu me proposes un travail très qualitatif ».

J’ai aussi des amis qui participent à la relecture, par moment, en plus de la correction qui est faite. « L’œil de Sauron », Thibault pour les intimes, qui travaille à la correction n’est jamais infaillible même si ses rapports de corrections font souvent plus de 1300 commentaires… Il est incroyable.

Techniquement, je suis donc seul, mais en 2026, lorsque l’on va redémarrer la machine, on sera plus nombreux car normalement, je devrais même récupérer un associé au passage. J’ai en effet un gros projet pour 2026 qui devrait nécessiter son soutien…

- Parmi les livres que vous avez publiés ou que vous vous apprêter à publier, lequel vous rend le plus fier en tant qu’éditeur ?

Ce n’est pas facile de répondre car je suis super fier de tous les livres publiés… Mais les deux premiers que l’on a publiés, je les ai tellement bouffés… Parce que je les ai édités par trois fois ! Je les ai réalisés une première fois, puis on a été rachetés par Fakku et je les ai ré-édités avec un standard plus haut, puis je les ai re-ré-édités car je me suis dit que ce que j’avais fait jusque-là était nul… Avec l’apport financier de Fakku, on s’est dit qu’on pouvait réellement rehausser le niveau de qualité. Du coup, je les ai tellement bouffés qu’ils ont un goût étrange pour moi, même si ce sont mes premiers livres… C’est un sentiment incroyable de se dire qu’on pouvait sortir de super-livres du premier coup. Après, nous n’en avons que sorti que six, des livres…

Je suis aussi super content d’avoir sorti Your Song car on a pu réaliser un travail de qualité sur ce livre, sa couverture… même si c’est également le livre qui a le plus de défauts dans sa fabrication à cause des deadlines qui ont été un peu tendues, et ce un peu partout.

© Tulip/WaniMagazine Co., Ltd./LiLite

Pour faire un peu de teasing, je suis super content d’un Dôjin qu’on va sortir en 2026 et qui a été une réelle purge à éditer. Généralement, les Dôjinshis, comme on travaille directement avec les artistes - contrairement au modèle où on passe par un éditeur japonais -, ils nous donnent directement leur matériau de travail. Eux, il se trouve qu’ils travaillent sur tablette. Il y a des calques, on peut enlever facilement plein de trucs, donc on enlève les onomatopées japonaises… Les Dôjinshis sont quand même beaucoup moins chers à produire (NDA : le niveau prépresse est ici évoqué, car de par le format plus grand et leur plus faible nombre de pages, les Dôjinshis sont plus chers à imprimer).

Celui que je veux faire, c’est un ponte. C’est un auteur incroyablement attendu et encore inédit en France. Il arrive avec une parodie d’une célèbre chaîne de restauration américaine, familiale et conviviale. L’œuvre est ultra-détaillée, en couleurs, mais les onomatopées ne sont pas sur des calques. Du coup, on a pris le parti d’enlever à 80 % les onomatopées. En gros, celles qui sont accessibles avec beaucoup de patience. Mais il y en a qui sont impossibles à atteindre, comme celles derrière des dégradés. C’est un gros challenge qui a été relevé pour que ce soit le Money Shot de notre maison d’édition. Pour montrer ce que l’on est capables de faire pour le bien d’un livre, pour avoir une édition à la hauteur du talent de l’auteur.

- Pourriez-vous nous expliquer pourquoi vous êtes particulièrement sensibles chez LiLite à l’ambiance graphique ? Pourquoi se lancer ainsi dans la traduction des onomatopées japonaises ?

Pour moi, c’était super important parce qu’il y a tellement de choses qui se passent hors-texte de manière générale dans le manga, et d’autant plus dans le Hentai. Il y a véritablement cette attention dans les onomatopées qui est beaucoup plus présente que n’importe où ailleurs. Au Japon, il y a plein d’onomatopées différentes qui sont toutes vecteurs d’un sens différent et très propre. En France, pour quelque chose qui goutte, ça fait « Ploc Ploc ». Mais au Japon, si c’est de l’eau, ça fera tel bruit (NDA : ぽたぽた « pota pota ») , si c’est du sang, ça fera tel autre (どろどろ « doro doro ») … C’était super-important de mettre l’emphase là-dessus, même si on a pas forcément les mots pour le traduire. Il fallait au moins récupérer l’intention graphique.

C’est d’autant plus visible que F4U fait à la fois des onomatopées en Anglais et en Japonais. C’est une raison pour laquelle dans La Curiosité a _____ le chat, on a laissé un peu de Japonais et on a mis du Français, car on a sous-titré certaines choses comme l’auteur a voulu donner un sens à ses onomatopées. Ça se voit chez cet auteur, toutes les onomatopées sont différentes.

© Tulip/WaniMagazine Co., Ltd./LiLite

Sélectionner une typographie à la va-vite, qui ressemble vite-fait, c’est à mon sens le signe qu’on fait le fast-food de l’édition. Dans le style « Lundi, on reçoit les fichiers. Mardi, on les fait traduire. Mercredi, on les fait lettrer. Jeudi, ils vont à l’imprimerie. Vendredi, ils vont à la librairie. »

Plus globalement, si on sort des cases du livre, je voulais aussi casser cette charte graphique de la fin des années 2010 avec ces dos très blancs. Si LiLite Edition avait émergé au moment où je l’aurais voulu, c’est-à-dire en 2021, ça aurait été incroyable. Les gens auraient dit « Wow ! C’est les premiers à faire ça ! » Les éditeurs déjà en place ont compris à temps que c’était ce chemin-là qu’il fallait prendre. Ils ont tous progressivement changé au même moment leur charte graphique… et moi, je suis finalement arrivé qu’en plein milieu de la bataille. Je voulais briser cet état comme quoi le Hentai était bien moins édité que le reste des autres genres. Quand on voit qu’en France, on a des éditions incroyables qui sortent tous les jours, même pour des éditions standard… On avait l’impression que dans le Hentai, ils avaient tous le même moule et que ça devait partir vite. En tant que lecteur à l’époque, je trouvais ça honteux et c’est la raison derrière cette attention aux détails graphiques : pour qu’un Francophone puisse lire un Hentai tel qu’un Japonais a pu lire le livre à sa sortie.

- En 2026, quels types de livres et quelle fréquence de publication aimeriez-vous proposer aux lecteurs ?

© Tulip/WaniMagazine Co., Ltd./LiLite

En 2025, LiLite a tiré sur la corde au niveau des publications car on s’est dit « Soit tout sort, soit rien ne sort. » On en a donc proposé six livres, et on aimerait pouvoir continuer ce mode de parution qui est de proposer à chaque fois deux livres, histoire de proposer une sorte de bouquet, que chaque lecteur puisse piocher comme dans un buffet. Ou tout lorsqu’on est gourmand ! Six livres d’un coup, c’est compliqué au niveau des financements… Jusqu’à décembre (2025), il faudra pas s’attendre à grand-chose. Je pense qu’on va communiquer sur le sujet, mais je pense même que jusqu’à février/mars (2026), il n’y aura plus rien de notre part. On va hiberner. (rires)

On prévoit par la suite de publier des Dôjinshis, des albums amateurs… Amateurs non pas dans leur qualité, mais dans leur production. Ils sortiront en numérique et pour certains titres, nous n’avons pas encore décidé lesquels, ils seront imprimés.

- Avez-vous des informations récentes à partager concernant le site internet de LiLite ?

2026 sera plus numérique car initialement, on voulait faire du numérique pour ensuite pousser vers du physique. J’ai finalement décidé de passer d’abord par la case physique et d’ensuite, lancer un site internet. Celui-ci est en très bonne voie car nous avons désormais un prestataire de paiement et il marche bien. J’en suis très content. À part des bugs à corriger, le site internet pourrait sortir aujourd’hui.

Comme il y a des sommes d’argent en jeu et des normes de sécurité à respecter, je n’ai pas envie de me précipiter pour faire un fiasco, il y aura donc une bêta privée, où l’on proposera des Dôjinshis tranquillement.

© Tulip/WaniMagazine Co., Ltd./LiLite

Le public Hentai est un public ultra-adorable. Quand je vois des confrères qui se prennent des shitstorms (NDLR : controverses sur le Net, souvent nourries par les réseaux sociaux) sur des mangas Shôjo ou des mangas Furyô… Pour ma part, personne ne m’a attrapé la veste nulle part. Il ne s’est rien passé. Et pourtant, Pandémonium était calibré pour être une sorte d’appât, pour voir si ça marche. Les gens se sont montrés contents, ils achètent le manga, sont satisfaits et consomment dans leur coin.

Le revers, c’est qu’ils devraient parfois être moins dans cette optique bienveillante. Ils ne devraient pas hésiter à pousser une gueulante sur les éditions qui peuvent leur être proposées. Soyez plus exigeants.

Par NICKYL

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