Acquérir l’une ou l’autre des pièces rares ou curieuses que Dagoty Enchères propose aujourd’hui jusqu’à la fin de la semaine, c’est accéder à coup sûr à une chambre d’enfants : des artistes vénérés qui nous accompagnent depuis toujours, des albums chéris qui ont peuplé notre jeunesse et qui nous ont fait rêver… Faire défiler ces images, ravive assurément bien des souvenirs.
Mais si la collection est aussi, pour certains de nos jours, un investissement et peut atteindre des sommes stratosphériques, nous sommes ici dans le registre des petits bonheurs que l’on s’offre pour se faire plaisir.
Hergé, bien entendu, occupe comme d’habitude une place de choix. On retrouve le vibrato authentique de son trait dans une illustration pour le Journal Tintin ou encore, en couverture de ses albums Voir & Savoir, ce Tintin envoyé dans le passé.
Chaque album d’avant-guerre de Tintin est un objet d’art en soi (l’un d’entre eux a été exposé pour la qualité de son design au MoMa de New York) magnifiquement publié avec son dos en percaline.
Que dire aussi de ce dessin de Franquin conçu pour le Journal de Spirou ? Chez Franquin, rien n’est anodin, chaque trait respire le plaisir de dessiner. On le verrait presque sourire… Et nous avec lui.
La probité du trait de Willy Lambil dans l’exécution des Tuniques bleues est parfaitement visible dans cette planche de l’album L’Oreille de Lincoln : clarté de la mise en scène, pittoresque des personnages, lettrage parfait (il était un des meilleurs lettreurs de Dupuis)... Avec Lambil, nous avons toute l’étoffe d’un classique de l’âge d’or du Journal de Spirou.
Idem pour Tibet qui a été avec Ric Hochet l’un des piliers du Journal Tintin, ne décrochant jamais de la première place du référendum dans les années 1960 à 1980. Un beau dessin réaliste qui met la Tour Eiffel en majesté dans ce début d’histoire où l’on retrouve son comparse le commissaire Bourdon dans une histoire assortie d’hommages au fondateur de l’art de la magie Harry Houdini et à l’un des grands maîtres du roman policier, l’auteur de Goupil Mains-rouges, Pierre Very. Jolie pièce !
Les amateurs du Journal Pilote ne peuvent pas passer à côté de cette belle gouache du dessinateur espagnol Antonio Parras (1929-2010) qui fait ici la couverture du Journal d’Astérix et Obélix, pour illustrer l’une de ses séries-cultes : Barbe Rouge, le pirate des Caraïbes !
Parmi les objets de culte que tout amateur de bande dessinée rêverait d’avoir chez lui, on pointera cette sculpture de Blake et Mortimer signée Jean Marie Pigeon vers 1986 et tirée à 50 ex. D’une grande qualité d’exécution, cette superbe pièce de collection est vraiment rare.
Quant à la momie de Rascar Capac, heureusement, c’est une réplique : on ne risque pas de voir une boule de feu surgir de la nuit pour la faire disparaître !
Voir en ligne : LE SITE DE LA VENTE DAGOTY ENCHERES DU 30 MARS 2025
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