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PAS LE TEMPS D’AVOIR LE CAFARD ! Le Grand Pest Hôtel se prépare pour sa grande fête du printemps, et rien n’est encore prêt ! Le concierge M. Samsa a passé tout l’hiver à bichonner ses invités, mais il est temps pour ces derniers de repartir par le vaste monde. Mais la grande fête semble compromise par le sournois Joe le termite, qui a grignoté toutes les boiseries... Samsa doit faire vite avant que le plafond ne leur tombe sur la tête !
Paru aux éditions de La Pastèque en avril 2026 au Québec, et le 14 mai en France, Grand Pest Hôtel est la nouveauté du bédéiste Lili Grand, déjà connu.e pour ses œuvres aux éditions les 400 coups. Référence évidente au film de Wes Anderson, The Grand Budapest Hotel, la BD raconte les aventures déjantées du concierge M. Samsa alors que ce dernier tente d’organiser la fête du printemps qui marque le retour des insectes à la surface.
À destination d’un public jeune (à partir de 6 ans), Grand Pest Hôtel est un livre sympathique sans plus. L’histoire avance sans vraiment de gros enjeux, et constitue plutôt une succession de saynètes vécues par le concierge. Le seul fil rouge du récit est la traque de Joe le termite, responsable des dégâts qui manquent de faire s’effondrer l’hôtel.
On sent que l’auteur.ice a tenté de montrer le quotidien effréné d’un concierge, mais cela donne en conséquence une histoire un peu trop rapide, qui ne prend pas vraiment le temps d’installer un décor ou une intrigue. On trouve par exemple quelques références au Voyage de Chihiro de Miyazaki lors d’une scène de bains publics. Mais l’histoire traite cette péripétie comme un épisode parmi d’autres et avance au prochain événement sans y prêter plus attention. D’autant que le livre se conclut de manière un peu précipitée, sans vraiment apporter une fin vraiment satisfaisante. Un peu dommage.
Pour 17 euros, Grand Pest Hôtel est difficile à conseiller, surtout par rapport aux autres offres disponibles en rayon. Les éditions de la Pastèque misent beaucoup sur leur catalogue jeunesse afin de rester à flot, aussi il est étonnant de tomber sur des livres jeunesse qui mériteraient un peu plus de polish. D’autant que leur offre de romans graphiques contient nombre de pépites : Migrasyon de Jimmy Suzan qui a remporté le Grand Prix Bédéis Causa 2026, ou les œuvres de Jean-Paul Eid qui ont toujours été excellentes. Le catalogue pour les grands bénéficie d’une telle qualité et d’un tel soin que voir des titres plus moyens est une surprise plus qu’autre chose, surtout dans l’offre jeunesse...
AO
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