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OUI JE LE VEUX. La bédéiste québécoise Bach s’est illustrée depuis plus de 10 ans dans le paysage BD local par son humour corrosif et son trait rond, tout mignon. Elle a publié Je vais bien (je pense) chez Front Froid début avril, mais nous avons profité du Salon du Livre de Québec 2026 pour nous plonger dans quelques autres de ses œuvres.
Parue aux éditions Mécanique Générale (T1 en 2014, T2 en 2015), la série C’est pas facile d’être une fille est une succession de courts sketches sur la vie de Bach, Estelle Bachelard de son vrai nom. Le premier volume, première BD publiée de l’autrice, aborde sa vie de couple et ses mésaventures du quotidien. Le deuxième, à la narration plus linéaire, suit l’organisation du mariage entre Estelle et son conjoint Charles. Les gags, tous mignons, s’enchaînent et soulignent les absurdités du quotidien. L’ouvrage est résolument féministe, mais sans chercher à porter un message révolutionnaire, simplement en montrant une harmonie dans le couple d’Estelle. Estelle et Charles forment un couple beau dans sa normalité, dans sa banalité, au point qu’ils sont heureux d’aller au supermarché ensemble. Ce qui est d’autant plus drôle lorsqu’ils sont confrontés à leurs amis qui s’imaginent en permanence des scénarios de films. Et oui, la vie est souvent plus banale que dans Avengers !
Côté graphique, on retrouve le trait tout rond, tout doux de Bach. La plupart des gags dure de 2 à 4 pages, et la bédéiste les sépare nettement en donnant à chacun un fond de couleur différente (rouge, jaune, orange, bleu...). Ça a le mérite d’être clair !
C’est pas facile d’être une fille est véritablement un ouvrage « feel good » qui saura faire sourire ses lecteurs. Le livre est disponible en France, on vous le conseille !
AO
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