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MERCANTILISME, NÉPOTISME, MANAGEMENT TOXIQUE, LICENCIEMENT ABUSIF... À un jour de l’évènement, ces mots tournent en boucle et l’organisation du festival est plus que jamais le théâtre de polémiques et de lourdes accusations. Face à cela, une manifestation en ligne a commencé sur Instagram, alors que le maire d’Angoulême Xavier Bonnefont et la présidente de l’Association du Festival (qui accorde la licence de l’événement à 9eArt+) soutiennent contre vents et marées leur champion, dont le contrat doit être reconduit à partir de mai de cette année.
Mais pour l’heure, à l’aube de la 52e édition, le sentiment est que « vingt ans , ça suffit ! ». Une enquête de l’Humanité menée par Lucie Servin et Élisabeth Fleury a notamment mis à jour une affaire de licenciement abusif d’une employée du festival suite à sa plainte pour viol. L’organisation du festival a très fermement contesté ces accusations, selon elle « infondées », dans un communiqué de presse :
“S’agissant enfin des accusations portées par une de nos anciennes collaboratrices, nous les réfutons avec la plus grande fermeté et sommes déterminés à apporter tous les témoignages démontrant qu’à aucun moment l’organisation de l’entreprise n’a failli dans ses obligations vis-à-vis de cette salariée.”
Ce n’est pas la première fois que les termes de management toxique ou encore de mercantilisme apparaissent dans le cadre de l’organisation du FIBD. Le fait que la chaîne de fast food Quick devienne le partenaire officiel de cette nouvelle édition vient conforter encore davantage ces critiques.
Des organismes, éditeurs et auteurs ont eux apporté leur soutien à la victime. Le Syndicat des Éditeurs Alternatifs a ainsi clairement exprimé son positionnement dans un communiqué daté du 27 janvier 2025 :
“Nous enjoignons l’association du Festival à ouvrir les yeux sur la responsabilité de son prestataire, la société 9e Art+ et, en conclusion, à ne pas renouveler le contrat qui les lie.”
Un mouvement de manifestation en ligne a également été lancé, rejoint entre autres par des artistes engagées telles que Lisa Mandel et Florence Cestac qui ont croqué la situation, des éditeurs alternatifs et indépendants comme les éditions Exemplaire, Misma ou encore l’Articho et aussi le mouvement #MeTooBD créé en 2022 qui lutte contre les violences et les harcèlements sexistes dans le milieu de la BD.
Cette fronde contestataire demande notamment la démission de Franck Bondoux et de sa fille Johanna, à la tête de 9e Art+, entreprise à qui l’association du festival délègue l’organisation de son évènement depuis 18 ans.
Quelle que soit l’issue de ce nouvel épisode, il faudra patienter jusqu’en mai 2025 pour savoir si le festival renouvellera son contrat avec 9e Art+ ou non.
À un jour de l’ouverture, il est probable qu’en dépit des appels au calme de Xavier Bonnefont et de Franck Bondoux, cette édition soit particulièrement mouvementée. Les protestations dépasseront-elles le cadre des réseaux sociaux ? On vous racontera puisque nous y sommes. Stay Tuned !
RB
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